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 L'Auvergne Vue par Papou Poustache

Le transport aérien entre Charbonnier et Brassac

19 Novembre 2014, 05:10am

Publié par Papou Poustache

Le transport aérien entre Charbonnier et Brassac

Il était une fois la Mine

Certains d'entre vous se souviennent de ces bennes qui passaient au dessus du marais à Charbonnier quand à moi j'ai un vague souvenir des poteaux et câble mais je ne sais pas si les bennes fonctionnaient.

 

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Le transport  aérien à Charbonnier les mines

 

 

Une ligne aérienne reliait Charbonnier à Brassac-les-mines jusqu'à la fin de la guerre.

Sur cette ligne étaient transportées des bennes de charbons du puits St Alexandre aux installations de Brassac-les-mines.

Cette ligne passait  au dessus de l’Allagnon, du marais et du Béal  vers l’Arristot et  elle remontait sur Armois en finissant dans   Brassac-les-mines.(entre Ets Eyraud( qui était la scierie Gibelin avant qu’elle brûle) et le pont de la voie de chemin de fer derrière le cimetière) pour arriver a cet endroit elle passait vers la nouvelle gendarmerie et a droite du Lycée.(Ni l’un ni l’autre existait à cette époque).

Il y avait une installation avec  un aiguillage et plusieurs voies et l’on pouvait charger les wagons de chemin de fer.

 

Au dire des anciens il arrivait souvent que le crochet  qui maintenait les bennes  en position se décrochait (volontairement ou non) et celles-ci se déversaient dans les vignes faisant le bonheur de quelques villageois qui récupéraient le charbon ainsi déversé.

Le transport aérien entre Charbonnier et Brassac
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Le transport aérien entre Charbonnier et Brassac
Le transport aérien entre Charbonnier et Brassac

 

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photo

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Comme en témoignent  ces images d'aujourd'hui sur l'emplacement de la ligne et jusqu'a son arrivée à brassac il ne subsiste plus de vestiges.

Comme en témoignent ces images d'aujourd'hui sur l'emplacement de la ligne et jusqu'a son arrivée à brassac il ne subsiste plus de vestiges.

Le transport aérien entre Charbonnier et Brassac
Le transport aérien entre Charbonnier et Brassac

 

Histoire

 

 

 

 

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Un peu d’histoire

Lien du texte

http://lesgravesbayard.pagesperso-orange.fr/Histoire.htm#Histoire

 

 

Depuis le XVe, nous possédons des documents attestant de l’exploitation minière. En 1489, lors d’une enquête effectuée à l’occasion d’un conflit entre deux propriétaires, un témoin de 90 ans affirme avoir vu la bouche charbonnière de La Roche-Brezens, près d’Auzat-sur-Allier, toujours en exploitation.

 

Le canal de Briare et les tarifs douaniers établis par Colbert[1][2] permirent le premier essor du Bassin, en dehors d’une clientèle purement locale.

 

Jusqu’au XVIIIe, les techniques d’exploitation sont rudimentaires.

 

« L'exploitation se trouve, en définitive, toujours confiée à un groupe d'ouvriers charbonniers qui, pauvres, dépourvus de capitaux, sont incapables de porter dans l'entreprise autre chose que la force de leurs bras.

Ils attaquent la veine par sa tête (d'où mélange au charbon d'éléments terreux) et arrachent sans règle comme sans prudence tout le charbon qu'ils peuvent atteindre. Si le gisement est important, le charbon de bonne qualité et les circonstances favorables, l'affaire est rémunératrice. Mais l'exploitation s'arrête devant la moindre difficulté et une « acense »[2][3] de charbonnière arrivant à expiration est une très rare exception. Tantôt c'est l'eau qui sourd trop abondamment pour être épuisée avec les moyens dont on dispose (le baril[3][4] actionné par un treuil à main). D'autres fois, c'est la veine qui s'éloigne et nécessiterait pour être atteinte des travaux trop considérables en même temps que le portage du charbon jusqu'au puits, lequel se fait à dos d'homme, deviendrait plus coûteux en exigeant un plus grand nombre d'heures de travail. Enfin, c'est le charbon qui s'enflamme ou un éboulement qui survient avec d'autant plus de facilité que l'étaiement est toujours sommaire, souvent défectueux, et que les piliers de charbon laissés pour soutenir la mine ne sont ni assez nombreux ni assez puissants. Le contrat est alors résilié de droit, la mine abandonnée et l'exploitation reprise sur un autre point.

Les procédés employés sont bien rudimentaires. On creuse sur la tête de la veine deux puits accouplés de 15 à 20 toises de profondeur, de 3 à 4 pieds de large[4][5], assez grossièrement étayés avec, des rondins généralement en pin, quelquefois en chêne. Pour tirer le charbon ou l'eau, un treuil à main, muni d'un câble en chanvre et manœuvré par deux hommes, est placé sur la bouche du puits. Au-dessus s'élève un méchant abri en bois couvert de branchage ou de paille. Le charbon est transporté à dos d'homme, dans des sacs de toile, depuis le tay[5][6] où l'on pioche jusqu’au cul du puits. Là, les sacs attachés par un nœud coulant à l'extrémité du câble sont remontés à la surface et vidés sur les divers tas correspondant à chaque partie prenante. Pour descendre à son travail ou en remonter, le charbonnier passe le câble autour de la cuisse ou du pied au moyen d'un nœud coulant et, se soutenant d'une main à la corde, se sert de l'autre pour se garantir des heurts contre les parois. Très souvent, les ouvriers, pieds nus, grimpent ou descendent le long du puits, l'irrégularité des bois employés à l'étayage et leur faible diamètre donnant prise partout.

Le nombre d'ouvriers employés dans une charbonnière est de 6 à 9 ainsi répartis : 2 à la veine pour y arracher le charbon au pic, 2 ou 3 pour remplir les sacs, les transporter et les attacher au câble, 2 pour manœuvrer le treuil et, enfin, le commis du propriétaire chargé de veiller à l'exacte répartition du charbon tiré tout en participant aux travaux de la mine. »[6][7]

 

À partir du XVIIIe, l’exploitation devient plus rationnelle. Des compagnies véritablement capitalistes commencent à travailler : les petits nobles laissent la place aux capitaines d’industrie.

 

Les puits s’approfondissent. Le transport par bateaux se développe, mais les techniques d’exploitation sous-terre progressent peu.

 

Il faut attendre la Révolution Française, et l’intervention de M. Lamothe, premier préfet de la Haute-Loire pour voir apparaître une réelle rationalisation.

Propriétaire des mines de La Taupe et Vergongheon (près de Sainte-Florine), il organise l’évacuation des eaux -l’exhaure-, gros problème des exploitants.

En effet, la mine agit comme un drain à grande échelle. Les concessions étant de petite taille, la tentation est grande, quand un puit fonctionne bien, d’en creuser un autre juste à côté, pour profiter du filon découvert.

Les veines de charbon communiquant d’un puits à l’autre, les eaux passent de l’un à l’autre : un exploitant peut avoir sa mine envahie par les eaux de celle d’à côté, ce qui provoque de nombreux conflits devant les tribunaux.

 

La région reçoit d’ailleurs la visite d’un représentant en mission de la Convention, Monnet : en période de guerre, alors que Brassac est le premier fournisseur des ateliers militaires de la région parisienne, la régularité des expéditions d’charbon prend une importance stratégique considérable.

Malgré ses efforts, Monnet n’arrivera pas à régler tous les problèmes. Le Bassin connaît alors une fièvre d’exploitation tout azimut. On creuse partout. Le Bassin comptera sur l’ensemble de son histoire 400 puits, qu’ils soit destinés à l’exploitation, à l’aération des galeries ou à l’exhaure.

 

C’est le baron[7][8] Sadourny, en 1809, qui fera entrer le Bassin dans l’ère industrielle : il installe la première machine à vapeur du Bassin au Puits de la Vieille Machine de La Combelle, creusé à 200 m.

Il installera également, le premier, un chemin de fer à l’intérieur d’une mine.

 

Des machines à vapeur remplacent peu à peu les antiques manèges actionnés par des chevaux. La carte géologique de la région se dessine grâce aux efforts des ingénieurs des mines qui dressent des plans de plus en plus précis. Les voies ferrées apparaissent dans les galeries, autorisant le transport des charbons sur de plus grandes distances, et autorisant ainsi l’exploitation de gisements éloignés du puits.

 

Mais l’étape décisive, c’est bien sûr l’apparition du chemin de fer à Brassac en 1852. Jusque là, malgré tous les efforts d’aménagement du cours de l’Allier –on envisagera un instant le percement d’un canal maritime de Nevers à Brassac- et l’obstination des compagnies de navigation, les naufrages et les aléas de la météo, sans parler des étiages[8][9] irréguliers, rendent incertains l’expédition des produits.

La Compagnie du Grand Central, impulsée par le futur Duc de Morny, règle définitivement le problème.

 

À partir de là, les grandes compagnies minières et sidérurgiques s’intéressent au Bassin. La Société des Houillères de la Haute-Loire est crée avec des capitaux parisiens, par exemple ceux du banquier Lafitte. De 1850 à 1885 les mines de la Combelle sont exploitées par la Société Schneider –le futur Creusot-Loire-, qui y trouve le charbon qui lui manquait pour certaines fabrications.

Le Bassin connaît même plusieurs fièvres spéculatives, où certains puits s’achètent jusqu’à 10 fois leur valeur.

Le grand industriel belge John Cockerill rachète La Taupe en 1840, ce qui lui permet de placer plusieurs de ses machines à vapeur.

 

En 1890, Commentry-Fourchambault –futur Commentry-Fourchambault-Decazeville- rachète à Schneider les mines de La Combelle et les garde jusqu’à la nationalisation de 1946.

Parallèlement, les petites mines prospèrent. La mine de Charbonnier, pourtant excentrée, et obligée de construire un transporteur aérien –des berlines transportées par câble- pour amener son charbon à la gare de Brassac, passe des mains de la famille Denier, de Brioude, à celles d’une compagnie métallurgique nantaise.

Des gisements plus petits suscitent des convoitises : le duc de Polignac crée une société pour exploiter le filon de Lamothe, une autre apparaît pour celui de Fontannes, mais ces deux tentatives (près de Brioude en Haute-Loire) échoueront.

Par contre, à Langeac, ultime prolongement du filon de Brassac, des petites exploitations subsistent. Celle de Marsanges tiendra jusqu’en 1929 et permettra la création d’un petit chemin de fer, qui évacuera aussi les produits des mines d’antimoine du secteur.

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bondurri 04/06/2015 06:17

beau documentaire belles phots nous avons le petit wagonnet en 1976 qui était au dessus de l'étang dévois centrale !!amitié bises a vous 2 !!!!