Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
 L'Auvergne Vue par Papou Poustache

La moisson à la main et le battage au Fléau

7 Juin 2017, 18:51pm

Publié par Papou Poustache

Dans cet article je vais vous parler de la moisson du blé noir entièrement à la main pour avoir vécu la première étape la récolte en montagne du Cézalier.

Là bas la région n’étant pas propice à la culture il n’y avait ni faucheuse ni batteuse alors même en 1965 c'était à la main que l'on faisait les moissons et j'y étais.

La moisson à la main et le battage au Fléau
La moisson à la main et le battage au Fléau
La moisson à la main et le battage au Fléau

 

Nous sommes en 1965 aux environs d’Anzat dans le village de Saroil le Père et le grand père Fauche le blé avec une faux spéciale qui garde le blé en fagot, la mère et la grand-mère suivent derrière prenant les fagots ainsi fait d’une main prélevant une dizaine de brin qui serviront de lien ainsi la gerbe est faite quand à moi je les ramassait pour les empiler le grain vers l’intérieur en tournant  jusqu’à ce que j’obtienne un pignon

La moisson à la main et le battage au Fléau

Lorsque les céréales engrangées sont sèches, on les bat au fléau pour en briser la coquille, puis on les vanne pour en séparer le grain, qui est ensuite mené chez le meunier, moulu et transformé en farine.

La céréale à battre est étendue sur l'aire sur une épaisseur de quelques centimètres Les trois ou quatre batteurs sont alignés et frappent alternativement le blé en un rythme parfaitement cadencé. Après chaque frappe, ils laissent tourner le manche dans leur main pour que, au coup suivant, le battant ne touche pas le manche et tombe parfaitement à plat. Chaque batteur opère sur une largeur d'environ un mètre. Il la parcourt en six ou huit coups de fléau. Après quoi, il avance d'un petit pas. Quand les batteurs sont arrivés au bout de l'aire, la paille est secouée à la fourche pour laisser tomber le grain qui sera ensuite vanné avec le Vannoir ou plutot Tarare.

La moisson à la main et le battage au Fléau
La moisson à la main et le battage au Fléau
La moisson à la main et le battage au Fléau
La moisson à la main et le battage au Fléau

Après la récolte, le grain doit être nettoyé. La séparation des grains et des impuretés s'appelle le vannage. A l'aide d'une pelle on projette le grain en l'air et dans le vent. Les poussières s'envolent, le grain plus lourd retombe au sol. Le vannage effectué, une sélection est réalisée grâce à divers cribles suivant la forme, les dimensions et le volume des grains.

Avec le tarare les deux opérations sont effectuées en même temps : les grains sont secoués sur des grilles superposées, décalées les unes par rapport aux autres et traversées par le courant d'air d'un ventilateur à main qui entraîne les impuretés les plus légères.

Animées d'un mouvement trépidant qui rappelle le mouvement imprimé au tamis, les grilles assurent le tri des grains selon leur grosseur et leur poids. Ces tâches étaient accomplies à la ferme.

La moisson à la main et le battage au Fléau

Le Fléau

 

Le fléau est un instrument agricole utilisé pour le battage des céréales.

Un fléau se compose d'un manche mince et bien droit, d'environ 1,70 m de long ; à son extrémité est fixée une boucle de cuir. Le battant est en bois dur, chêne ou châtaignier, il mesure une cinquantaine de centimètres et a une section rectangulaire d'à peu près 5cm sur 3,5 cm ; les arêtes sont abattues pour ne pas briser la paille. À une extrémité du battant sont fixées deux lanières de cuir ; l'une des deux passe dans la boucle du manche et est reliée à l'autre par un nœud plat. La liaison manche- battant est très libre pour permettre le jeu aisé du battant.

La moisson à la main et le battage au Fléau

Le Tarare vulgairement appelé Vannoir

 

 

 

Le tarare, vanneuse ou traquinet est une machine utilisée lors du vannage. Il permet de remplacer le vannage manuel qui se faisait par jour de grand vent avec un van en jetant en l'air les grains pour les séparer des impuretés (balle).

Apparu au début du 12 e siècle aux Pays-Bas, il est constitué d'un ventilateur et de grilles, le tout étant actionné par une manivelle, ou parfois un moteur.

Avec les progrès de la mécanisation, le tarare fut intégré dans la batteuse.

La séparation du grain des multiples indésirables (poussières, mauvaises graines, balle…) était une première étape. Pour l'utilisation en semences de ces graines, il fallait les trier avec des grilles vibrantes et des alvéoles rotatives. Le calibrage des graines de céréale par le trieur fut, pour le monde agricole, une étape du progrès dans les rendements.

La moisson à la main et le battage au Fléau

Commenter cet article

brett 18/08/2017 18:44

Bonjour, très chouette reportage! Vous rappelez-vous sur quelle surface/superficie était cultivé le blé noir? j'aimerais remettre au goût du jour certaines pratiques anciennes et effectuer moisson et battage manuellement! ;-) merci

manou 08/06/2017 08:12

Merci pour ce beau reportage. C'est magnifique de revoir ces gestes ancestraux qui bientôt seront oubliés.

PANNIER KARINE 31/03/2017 03:54

Merci pour ce processus de récolte très complet et très clairement détaillé. Il m'a beaucoup aider.

dumas 25/12/2016 18:49

c est sansationel que dire de plus merci mr ...

Tullio Mauro - Vicenza(Italia) 26/01/2015 11:04

Interessantissimo ; è stata la nostra storia che ha poi portato all'attuale progresso.