Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
 L'Auvergne Vue par Papou Poustache

Le moulin hanté de Perbet

13 Novembre 2016, 08:27am

Publié par Papou Poustache

Nous sommes en 1902 dans un hameau au lieu dit Perbet dans la vallée de L'Aubépin affluant du Lignon.

Sur le chemin de Laussonne marchent vaillamment trois paysans de retour du marché. C’est alors qu’ils entendent pleurs et hurlements à hauteur du moulin, niché au milieu de nulle part. N’écoutant que leur courage, ils décident de s’y rendre. Les trois hommes vont découvrir en ces lieux une scène de hantise typique .

Lien de provenance d'une bonne partie de l'article.

 

http://www.leprogres.fr/haute-loire/2016/05/22/le-moulin-hante-de-la-vallee-de-l-aubepin

 

 

En fin d'article vous verrez le texte original de l'époque

Les filles du meunier projetées en l’air

par une force invisible

 

Les deux filles du meunier, Marie et Philomène, âgées de 12 et 14 ans, ont les yeux révulsés et sont en proie au phénomène paranormal. Elles sont projetées en l’air sans raison, et traînées sur le sol par une force invisible. Tout autour d’elles, les éléments se déchaînent dans la maison : la vaisselle vole en éclat et se brise pendant que les meubles se renversent. Des couvertures quittent les lits des chambres et vont recouvrir les vaches à l’écurie.

Malgré leurs efforts, les paysans n’arrivent pas à maîtriser les jeunes filles. Un sabot est projeté contre un carreau comme par magie et le brise. Une pierre arrivant de l’extérieur brise l’autre carreau. L’un des paysans qui la touche explique qu’elle était brûlante.


Le moulin attire foule et journalistes

Dans les jours qui ont suivi ces événements, une centaine de personnes se sont rendus à la ferme pour assister aux phénomènes. L’histoire raconte que bon nombre d’entre elles ont finalement dû quitter les lieux, car de nombreux objets de la maison leur tombaient dessus, mus par une force invisible et diabolique. Les curieux recevaient sur la tête des savons, des pierres, des sabots… Ces événements se sont seulement arrêtés lorsque les deux filles, que les gens avaient surnommées « les filles du diable », ont quitté le moulin pour Paris.

L’affaire avait cependant fait grand bruit et défrayé la chronique dans la presse locale et nationale.

Le moulin hanté  de Perbet

Il ne reste aujourd'hui que des ruines de ce moulin toutefois difficile à localiser d'autant que le lit du ruisseau a changé et que les gens des environs ou descendants de cette histoire ne veulent pas aborder le sujet

Le moulin hanté  de Perbet

Voici un document de l’époque publié dans

 

 

 

L ECHO DU MERVEILLEUX

Quelques erreurs de transcriptions peuvent paraître dans le texte

UNE MAISON HANTÉE

Dans les gorges abruptes deTAubépin, affluent de
la Gagne, au fond d'une vallée des plus pittoresques
se trouvé un moulin
dit de Perbet
dont lé tic-tac mo-
notone ne semblait certainement pas désigné pour
attirer les esprits malins et servir de théâtre aux ex-
ploits d'un revenant occulte qui fait actuellement les
frais dé toutes les conversations dans lés veillées de
nos chaumières vèllàves. :

Cependant il vient dé se passer dans ce modeste mou-
lin, isolé dé toute habitation, certains incidents qui peu-
vent ajuste titré préoccuper ceux qui pensent avec rai-
son que les manifestations de-l'àu-delà sont possibles.
Il:;y a une huitaine données, Joubert Etienne, pro-
priétaire du moulin en question^ perdait sa femme, la
nommée Marie Exbrayat. Gomme le meunier avait
des enfants et qu'il ne pouvait seul gérer; son indus-
triel se remaria- avec Une demoiselle Marie Boyer.
Il semblait que l'union dût : être des moins troublées
et que jamais l'opinion publique n'aurait à se préoc
cuper du ffiénagej quand, il y a un an environ, on
signala l'apparition de revenants au moulin. On pré-
tendait même que Marie Exbrayat était apparue à
Joubert Etienne et à leur fille, âgée de quatorze années.
Ces événements surnaturels ne trouvèrent pas grande
créance. On les aurait : oubliés, si lé jeùdi, 27 no-
vembre, des faits à tout le moins extraordinaires
n'étaient venus jeter l'émoi dans les localités environ-
nantës..Cé jour-là vers.trois heures du sôir,trois cultiva-
teurs : Masson Jean, Sahuè Pierre et Gerentes Claude,
ce dernier conseiller municipal de Saint-Front,;pas-
saient devant le moulin de Perbet en revenant du
marché de Laussonne. Ils furent très surpris d'entendre
des pleurs et:des cris.d'effroi venant de l'intérieur de
la maison. Ils s'arrêtèrent pour mieux écouter. A-ce
moment, Marie Boyer, épouse en secondes; noces de
Joubert, .parut sur le seuil et appela au secours.

Les trois hommes entrèrent, croyant que leur inter-
vention mettrait là paix dans le ménage, un instant en
discussion.il serait difficile de dépeindre la stupéfac-
tion des pauvres gens quand, dans la cuisine, où ils
avaient pénétré, ils virent les meubles renversés et
transportés d'un coin dans un autre de l'appartement,
les ustensiles de cuisine, vaisselle, volant en éclats,
les enfants bousculés et projetés violemment à terre,
tandis qu'à l'étable, contiguë à lâ cuisine, les vaches,
mystérieusement couvertes de draps de lit et de
couvertures, beuglaient et se débattaient...

Masson Jean, moins ébahi que ses compagnons,
interrogea alors la femme Joubert (le mari n'étant pas
là), qui lui raconta que l'auteur de ce tapage, mysté-
rieux ne pouvait être que Marie Exbrayat, la première
épouse de Joubert, et que la veille elle avait manifesté
sa présence par une lettre qui avait été déposée sur
une table et par une apparition dont avait été le té-
moin l'aînée des filles âgée de quatorze ans.

Masson voulut alors se rendre compte de la force
occulte qui bousculait ainsi chaque habitant et chaque
chose. Il essaya de maintenir l'un des enfants dans ses
bras. Il s'aperçut avec effroi qu'elle était tirée violem-
ment, et cela d'une manière telle que l'un des
sabots de la fillette fut enlevé et lancé contre la fenêtre
dont' il brisa un carreau.

Ainsi se passa la soirée du jeudi.

Le vendredi, les mêmes phénomènes se produisi-
rent. Le curé fut appelé mais ses exorcismes n'eurent
aucune espèce d'effet.

Dans la nuit du samedi au dimanche quelques; cou-
rageux citoyens résolurent de coucher au moulin afin
de voir ce qui s'y passait réellement.

Mal leur en prit car, au milieu de la nuit, ils furent
criblés de projectiles et obligés: d'abandonner leur
poste. Des pierres, des sabots et jusqu'à dés morceaux
de savon leur tombèrent sur la tête sans qu'ils vissent
d'où ils venaient et qui les la noait.<

Dimanche^ tout avait cessé.


ULYSSE BOUCHON.

Notre confrère  l’EVéil de la Haute-Loire du 6 décembre
raconte ainsi l'affaire :

Dès phénomènes d'un ordre surnaturel, qu'on a
l'habitude dans ces occasions de mettre sur le .compte
de « l'Esprit frappeur », s'étaient produits à plusieurs
reprises, depuis plus d'une année, dans une maison
appelée Moulin de Perbet, habitée par le nommé
,Joubert Etienne, meunier, et sa famille. Ils auraient
passé à peu près ignorés si, la semaine dernière, pen-
dant trois jours consécutifs, ils ne s'étaient reproduits
et, par leur caractère d'une intensité-exceptionnelle,
n'avaient jeté l'émoi dans les localités environnantes,

Voici quelques-uns. des faits s les plus, saillants dont
ont été témoins les nommés : ilMâsson Jean, Sahuc
Pierre et Gerentes Jean-Claude j ce dernier conseiller
municipal, habitants du lieu de Bournâc, commune
de Saint-Front.

Jeudi dernier, 27 novembre, vers les trois heures
du soir, ces trois hommes revenaient dû marché de
Laussonne, lorsque arrivés devant la maison de
joubert qui se trouvait sur leur chemin, ils furent
très surpris d'entendre des: pleurs et des cris d'effroi
venant de l'intérieUr de la maison^ Ils ne s'étaient pas
arrêtés que Marie Boyer, épousè en, secondes noces
de Joubert Etienne, paraissait sur le seuil de sa porte
et les appelait à son secours.

Il serait difficile de dépeindre leur stupéfaction
lorsque, entrés dans la cuisine, 8u milieu d'un Vacarme
infernal, ils virent les meubles renversés et transpor-
tés d'un lieu à un autre de l'appartement ; les usten-
siles dé cuisine, vaisselle, volant en éclats, brisés par
des pierres lancées par une main invisible ; les enfants
eux-mêmes, bousculés et projetés vivement- à terre,
tandis qu'à l'écurie, contiguë à la cuisiné, les vaches,
couvertes mystérieusement dé draps délit et de cou-
vertures, beuglaient et se débattaient;, et tout ce
vacarme se produisant sans aucun mal pour personne.

L'un des trois nouveaux venus, Masson Jean, par
venant un moment à surmonter l'épouvante qui
l'étreignait, interrogea la femme Joubert (car le mari,
pour comble de malheur, se trouvait ce jour-là absent)
de ce qu'elle pensait de tout ce bouleversement. Celle-
ci, comme on le comprend, d'une voix entrecoupée,
lui répond que Fauteur de tous ces bruits était la
nommée Marie Exbrayat, la première femme de son
mari, décédée il y a environ huit ans, laquelle avait
manifesté sa présence par une lettre qu'elle avait
déposée sur là table la veille et dont n'avait pas tenu
compté celui-ci, et qu'ensuite elle s'était montrée per-
sonnellement à l'une de ses filles, âgée de quatorze

 

ans, se plaignant de la mauvaise exécution de ses der-
nières volontés.

Pendant ces quelques paroles, les enfants conti-
nuaient à se rouler sur le sol, poussés, disaient-ils,
par une main invisible.

Ledit Masson Jean,. intrigué de ce fait, prend la
plus grande à bras le corps pour essayer de la main-
tenir et s'aperçoit avec effroi qu'elle est tirée forte-
ment par une force invisible, et cela de telle manière
que l'un des sabots de la fillette est enlevé et Violem-
ment lancé contre la fenêtre: dont il brise un carreau,
et, au même instant, une pierre venant du dehors et
brisant un autre carreau, vient rouler à ses pieds. On
juge du redoublement de sa frayeur quand, prenant à
la main cette pierre, il constate qu'elle est brûlante.

Ainsi se passa la soirée du jeudi ; et, la nuit venue,
les trois témoins de ces scènes étranges se retiraient
dans un état d'esprit qu'il n'est pas difficile de conce-
voir. Le mari de retour fut obligé de déserter la
maison pour la nuit.

Le lendemain, vendredi, le bruit dé toutes ces
choses s'étant répandu rapidement, les habitants des
environs venaient voir ces phénomènes bizarres, et
ceux qui pénétraient dans la maison étaient accueillis
par des coups de pierres ou autres projectiles lancés
mystérieusement.

Ce n'est que lé samedi dans la matinée que ces
bruits ont cessé. On affirme et il reste acquis que la
défunte Marie Exbrayat aurait apparu à Joubert
Etienne et à sa fille âgée dé quatorze ans, auxquels
elle aurait communiqué ses intentions.
: M. le curé de Laussonne, qu'on s'était cru obligé
d'appeler, s'était rendu dans cette maison pendant
cette journée du samedi.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55506049/f8.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55506049

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55506049
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55506049/f8.item

Commenter cet article