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 L'Auvergne Vue par Papou Poustache

Machine à fabriquer la dentelle

4 Avril 2017, 18:51pm

Publié par Papou Poustache

Voici une courte vidéo de la machineà fuseaux mécaniques  à faire la dentelle de 1920 qui est vers la cathédrale au Puy en Velay.

La machine fonctionne grace à un programme transcrit sur une carte perforée.

(voir principe en fin d'article)

 

Machine à fabriquer la dentelle

DENTELLE AUX FUSEAUX MECANIQUES

Le métier à dentelles à fuseaux mécaniques tire son origine du métier à tresses mis au point en 1748 par l’anglais Thomas Wadford. Fonctionnant à l’aide de fuseaux sur lesquels le fil est enroulé et qui sont disposés autour d’une couronne circulaire, sa technique consiste à tresser un réseau de fils en tube autour d’une âme qui peut être en différents matériaux, textiles ou non. Ce sont les frères Malhère qui construisent et font breveter en 1894 un métier circulaire capable d’imiter les dessins de la dentelle aux fuseaux.

Dès 1902, l’implantation des métiers à fuseaux mécaniques se répand dans la région du Puy-en-Velay, réputée pour sa grande tradition de dentelle à la main. Le succès de cette industrie naissante est phénoménal, malgré des débuts difficiles en raison de la concurrence allemande.
Dès le premier quart du XXème siècle, des constructeurs français se mettent à fabriquer des métiers.
Aujourd’hui, le parc français comprend un millier de métiers, tous situés en Haute-Loire. La majorité d’entre eux date des années 20-30. Un quart du parc est constitué de métiers allemands perfectionnés dans les années 70, améliorant ainsi le rendement de 20 à 30 % grâce à l’augmentation de la cadence de battements.

Trois grandes étapes sont nécessaires à la fabrication de la dentelle aux fuseaux mécaniques :
Dès la création du motif imaginé sur papier libre, l’esquisseur connaît déjà le canevas de sa fabrication : nombre de fuseaux, taille du collecteur et du mandrin, choix des matières, points utilisés… La mise en carte permet ensuite de retranscrire le dessin sur papier millimétré à l’aide de points et de croix codifiant le passage des fils et leurs croisements, mais les professionnels n’ont que rarement besoin d’y recourir. Vient ensuite l’étape de perçage des cartons, qui s’effectue manuellement sur la piqueuse à jacquard. Chaque ligne correspond à un carton. Les cartons sont ensuite reliés entre eux par une corde à surlier et forment le jacquard qui pilotera le métier. Une moyenne de 20 à 200 cartons est nécessaire selon la complexité du motif, ce nombre pouvant s’élever jusqu’à 500 dans le cas de motifs très complexes.

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Angeline 04/04/2017 20:28

j'aime me promener ici. un bel univers. venez visiter mon blog. merci