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Auvergne une région magnifique à explorer.Vous allez voir les villages d'Auvergne au travers du dernier siècle et aujourd'hui.Complètés par vos dons de photos(merci d'avance).De ce fait cela en fait un site unique car beaucoup de photos inédites. Vous aurez également des articles spécifiques fruits de recherche sur les anciennes industries,sources,gare,monde rural,légendes,faits divers anciens,personnalités,notre enfance,les spécialités auvergnates,pour les généalogistes beaucoup de photos d'écoles et les monuments des villages avec les noms ainsi que autres blogs ou sites enfin tout ce qui fait notre belle région . A vous de juger en me laissant un petit com. Petite astuce pour regarder les photos sans défiler dans le blog cliquer sur une photo de l'article puis à l'aide des flèches sur le coté de celle-ci vous pourrez visionner toutes les photos de l'article.

23 May

Le Tueur de bergers

Publié par Papou Poustache  - Catégories :  #Histoire d'Auvergne, #tragédie

 

Voici une tragédie horrible qui se déroule fin du 19ème siècle en France  de Vacher l'éventreur.

 

Cet article est plus consacré aux faits qu'il y a eu en Auvergne en 1896 dans les villages de Varenne Saint Honnorat en Haute Loire et  de Busset dans l'Allier.

Avertissement Pour Les âmes sensibles ce document présente une explication détaillée des horreurs des crimes.

Le Tueur de bergers

AFFAIRE DE BUSSET (Allier). 10 septembre 1896

La victime est la nommée Marie Moussier, récemment mariée au sieur Laurut, Agée de dix-neuf ans, bergère.

Le cadavre fut trouvé dans les broussailles, étendu sur le dos, au bas d'une haie vive servant de clôture au pré. Les vêtements étaient déchirés, la chemise coupée jusqu'au-dessus du nombril, le corset décrocheté laissant la poitrine complètement à découvert.

Voici les aveux de Vacher « A la fin de juillet, je quitte Précy (Seineet-Oise) avec la résolution de me rendre dans le midi pour y passer l'hiver. Vers septembre ou octobre je traverse successivement l'Allier où je tue une jeune femme paraissant avoir vingt ans. C'était non loin de Vichy, comme je vous l'ai déjà dit; j'avais pris la bague de ma victime que j'ai jetée ensuite je ne sais où. »

Le rapport médico-légal relève les blessures suivantes

Sur le coté gauche du cou, il y a une blessure de cinq à six centimètres de long, à bords nets, à direction transversale; elle occupe la moitié antérieure du côté gauche du cou et s'avance jusqu'à la ligne médiane. Les tissus superficiels, le muscle sterne- clérico mastoïdien, le bord inférieur du lobe gauche du corps thyroïde, la carotide et les trois quarts antérieurs de la trachée avaient été sectionnés d'un seul coup, en raison de la direction unique et rectiligne des bords de la blessure. A quelques mètres de la victime, il existait sur le sol une large tache de sang. A proximité du cadavre, on a ramassé un fragment de chair, de forme triangulaire, que l'examen histologique a démontré être un morceau du corps thyroïde. Ce fragment nous semble indiquer que la coupe de cet organe, et, par conséquent, la plaie d'égorgement résulte de l'action d'un instrument très aiguisé, tel qu'un rasoir;

 Le nez présentait les caractères d'une morsure;

Du côté des organes génitaux, l'expert ne trouve 'pas trace de viol mais il suppose une tentative en raison de l'état des vêtements. Il n'y a pas eu d'examen de l'anus.

En résumé, à la fin de la journée la femme Laurut, qui gardait son bétail dans un pré, est assaillie par Vacher qui la tue de la même manière que ses autres victimes, c'est-à-dire qu'elle est égorgée et étranglée. La disposition des vêtements déchirés nous paraît indiquer qu'il s'apprêtait à pratiquer l'éventration et qu'il en a été empêché par une circonstance fortuite. Y a-t-il eu coït anal? Nous ne pouvons que poser la question.

Mais il est à remarquer que c'est la seule victime à laquelle Vacher ait fait une morsure. Nous avons dit à propos de l'affaire de Bénonces qu'il avait avancé avoir arraché les parties génitales de Portaliér avec les dents. On sait qu'il n'en est rien; les affirmations de M. le D'' Ravet, la description des caractères de la blessure montrent d'une façon indiscutable que les parties sexuelles de la victime ont été enlevées avec un instrument tranchant.

Or, Vacher, dans son système, tient à montrer que ses victimes ont été tuées dans des accès de rage et il veut faire jouer un; grand rôle aux morsures. Ainsi, il dit dans différents interrogatoires:

 J'ai mordu plusieurs de mes victimes;  Je me précipitais sur ma victime; si je n'avais pas eu de couteau, je les aurais eu tuées en les mordant; cela me soulageait tellement de mordre, qu'en ce qui concerne plusieurs des personnes que j'ai tuées, je leur ai fait des morsures, même après les avoir tuées avec un couteau. Je m'étonne qu'on ne m'ait pas parlé plutôt de ces morsures, attendu qu'on a dû en remarquer sur plusieurs de mes victimes. Il est fâcheux pour le système des « accès de rage "que nous n'ayons, dans tous les rapports des médecins légistes, relevé qu'une seule morsure


Le Tueur de bergers
Le Tueur de bergers

AFFAIRE DE SAINT-HONORAT (Haute-Loire). 1" octobre 1896 La victime est la jeune Rosine Rodier, une bergère de quatorze ans. Le cadavre fut trouvé dans une fourre composée de pins, de genêts et de bouleaux. Dans le pré voisin, on remarque d'abord, avec un seul des sabots de la victime, une petite mare de sang, puis une traînée de sang de cet endroit au fourré où était le corps couché sur le dos. Les vêtements du bas étaient relevés au-dessus des genoux.

Vacher raconte ce crime de la façon suivante Après le crime de Busset, je passe dans la Haute-Loire, où je donne la mort, non loin du Puy, à une jeune fille d'une quinzaine d'années en lui coupant la gorge et en la mutilant à l'aide d'un couteau. »

Voici les constatations faites par le médecin-expert:

 Au cou, une plaie dirigée de gauche à droite et de bas en haut, d'une longueur de huit centimètres tous les gros vaisseaux ont été ouverts.

 Le ventre est ouvert à droite de haut en bas par cette incision étendue de l'ombilic la plaie de la vulve,il y a sortie des intestins. Cette blessure est consécutive à la plaie du cou qui a entraîné la mort.

  Les parties génitales externes sont enlevées par une incision qui a détaché ces organes et entamé les cuisses. Cette plaie a huit centimètres en hauteur et dix en largeur. Elle a été faite après la mort. Ces plaies peuvent avoir été faites avec un rasoir.

 La question de tentative de viol, dit l'expert, peut être résolue en la déduisant de l'ensemble des faits, malgré la mutilation des parties génitales externes; elle paraît subsidiaire par l'effet même de cette mutilation. L'examen de l'anus n'a pas été fait.

En résumé, un matin, Vacher se précipite sur cette jeune bergère de quatorze ans.l'étrangle, l'égorgé, procède à une éventration et des mutilations. Il n'est pas possible de dire s'il a violé sa victime ou pratiqué le coït anal. Toutefois, nous relevons dans l'exécution de ce crime tous les éléments qui se sont trouvés sur ses victimes masculines: égorgement, éventration, mutilation des parties sexuelles. Or, tout ce carnage est l'accompagnement de la lubricité de cet homme.

Un détail complémentaire montre bien que pendant ou après le crime Vacher observe ce qui se passe. Sa mémoire fidèle retrace plus tard une circonstance oubliée des autres personnes. Ainsi on confronte l'inculpé avec un témoin et Vacher rappelle à celui-ci, qui l'avait oublié, que le jour du crime il régnait un brouillard intense. Vacher ajoute « Je ne savais où aller après le crime. J'étais perdu dans le brouillard et ce jour-là, il faut  bien croire que Dieu m'a sauvé puisque, tout a coup, je me suis retrouvé sur la route où je me suis reconnu; puis, j'ai pris un chemin qui passe dans la voie ferrée et que j'avais suivi avant le crime. »

Le Tueur de bergers

L'EXÉCUTION DE VACHER

L'éxecution a eu lieu à Bourg le 3 décembre. Nous en empruntons les détails très exacts au .Proces .

 Le réveil du condamné. A six heures trente-cinq, MM. Ducher, procureur de la République; Verdalle, juge suppléant; Berriat, juge d'instruction; Dupré, médecin de la prison; Devos, capitaine de gendarmerie; l'abbé Roman, remplaçant M. Sambet, aumônier de la prison, retenu par la maladie; Morellet, greffier en chef, et Girat, commis-greffier, pénètrent dans la prison.

Ces deux derniers accompagnent M. Verdalle a l'effet de consigner, s'il y a lieu, conformément a la loi, les révélations que l'assassin pourrait avoir à faire .

Quand le gardien chef ouvre la porte de la cellule, Vacher dort profondément et M. Ducher est obligé de lui toucher l'épaule pour le réveiller.

Votre pourvoi en cassation et votre recours, en grâce ont été rejetés, lui dit-il. Levez-vous et soyez énergique.

Avec un grand sang-froid Vacher répond

– C'est bon. Faites de moi ce que vous voudrez. Je marche droit devant moi.

Vacher se lève aussitôt et s'habille tranquillement, avec l'aide d'un gardien.

L'abbé Roman s'approche de lui et lui demande s'il veut se confesser.

Vacher répond

Ce n'est pas la peine; j'entendrai la messe devant Dieu. Comme l'abbé l'exhorte au repentir et lui présente un crucifix, Vacher proteste de son innocence il ajoute

-– J'embrasserai Jésus-Christ tout à l'heure. Vous croyez, ajoute-t-il), expier les fautes de la France en me faisant mourir; cela ne suivra pas; vous commettrez un crime de plus; je suis la grande victime fin de siècle.


A six heures cinquante la porte de la prison s'ouvre et Vacher apparaît, porté par les aides du bourreau qui le descende en bas du perron.

Pendant qu'on le descend, Vacher jette un regard sur un petit groupe de personnes qui stationnent au bas du perron et il s'écrie Ah! la voilà, la victime des fautes des asiles 1

Il est livide, mais parait toujours très maître de lui; sa voix un peu chantante nous paraît aussi ferme qu'au cours du procès. Vacher est hisse dans le fourgon, l'abbé Roman et Deibler prennent place à côté de lui et le cortège de gendarmes à cheval se dirige vers le Champ de Mars en passant par les rues du Palais, Bourgmayer et des Casernes.

Il est grand jour quand le cortège débouche surie Champ de Mars. Le voila crient les personnes placées aux premiers rangs de la foule qui se presse derrière le cordon de troupes.

Le fourgon s'arrête a deux pas de la guillotine,

On demande Vacher s'il veut boire un verre de rhum il répond qu'il n'a besoin de rien.

. Le patient est ensuite mené au greffe de la prison où a lien la toilette du condamné.

Pendant qu'on procède à cette opération, Vacher cause avec le. plus grand sang-froid, il est très pâle, mais sa voix est toujours ferme et énergique! « Ce n'est pas la peine de tant me ligotter, dit-il, je ne m'échapperais pas)), puis il plaisante (( Je suis bien content de m'être fait couper les cheveux hier a, dit-il. Un moment après il s'écrie:' j~ C'est curieux tout de même! Voila Mazoyer qui a tout avoué, qui a eu une attitude d'imbécile et on le gracie. Et moi qui ai plaide mon innocence, on me tue. Mais j'ai la conscience tranquille, et je souhaite que ceux qui m'entendent l'aient aussi tranquille que moi. ~– La toilette est terminée. DeiMer invite Vacher à se lever, mais celui-ci refuse de marcher. Portez-moi si vous voulez, dit-il je ne veux pas marcher, je veux me faire traîner.

Un immense murmure. Des cris retentissent

A mort! A mort Vacher! A mort l'assassin Le lâche il ne sait pas mourir proprement.

Trois secondes après, justice était faite. Il est exactement 7 h. 3 m. On'' entendant le bruit sourd du couperet, la foule applaudit bruyamment.

Les restes du supplicié sont jetés dans un cercueil déposé à côté de la machine et qui remplace le traditionnel panier de son. Le cercueil est placé sur le corbillard des pompes funèbres et transporté directement à l'hôpital, sans passer par le cimetière, x La tenue de Vacher aux assises n'avait inspiré aucun sentiment de pitié. Sa mort ne provoque même pas de la commisération. Cet homme qui s'était complu dans le spectacle de l'agonie de ses victimes a eu peur à ses derniers moments. !1 n'est pas mort comme un fou, avec la superbe d'un mystique ou la dignité d'un individu qui se croit un martyr. Il est resté un révolté, puis la terreur l'ayant envahi, il est mort lâchement, donnant ainsi une dernière preuve que le glaive de la loi n'avait pas frappé un aliéné.

Le Tueur de bergers

Histoire prise dans le document ci joint

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