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25 Feb

La République s'écrase

Publié par Papou Poustache  - Catégories :  #histoire, #région de Moulins, #Catastrophe, #Faits Divers

 Le 25 septembre 1909, à l’occasion des grandes manœuvres militaires d’automne, le dirigeable « La République » s’écrasait non loin de Moulins.

Après avoir donné, au cours des manœuvres du Bourbonnais, l'éclatante démonstration des services qu'il pouvait rendre en temps de guerre, le dirigeable militaire "La République" était parti de Lapalisse le 25 septembre pour regagner par voie aérienne son port d'attache de Chalais-Meudon. Au cours de ce voyage de retour, conclusion du premier essai d'application directe des aéronats à l'art, militaire que l'on ait tente jusqu'à présent, une horrible catastrophe a détruit le grand croiseur aérien, anéanti son vaillant équipage et plonge la nation dans le deuil.

 

 

 

A la fin des manœuvres du Bourbonnais, République" avait regagné son hangar provisoire de Rosières, près Lapalisse, avec son équipage composé du capitaine du génie Marchal, commandant de bord, de son second, le lieutenant du génie Chauré et des adjudants-mécaniciens Vincenot et Réau qui constituaient une des deux équipes du ballon, l'autre étant commandée par le capitaine du génie Bois. Les autorités militaires avaient laissé au capitaine Marchal la faculté de ramener son ballon par chemin de fer, mais confiant dans les qualités de son engin et désireux de donner à la belle campagne d'expériences militaires une conclusion pleinement probante, le vaillant officier tenait à rentrer par voie aérienne. Tout au plus, prévoyait-il, en cas de difficultés trop grandes, une escale en cours de roule.

 

 

Pendant quelques jours, les conditions météorologiques demeurèrent nettement mauvaises. Le 25 septembre, elles semblèrent plus favorables. Après un essai du moteur qui marchait à merveille, et quelques explorations atmosphériques au moyen de ballons-pilotes, République partait à 6 h. 45, monté par le capitaine Marchal, le lieutenant Chauré, les adjudants Réau et Vincenot, et se dirigeait vers Moulins en se guidant sur la route nationale.
Trois automobiles suivaient ; l'une montée par le lieutenant aérostier Tixier et deux sous-officiers du génie ; l'autre encombrée de cordages et de cordes qui eussent pu être utilisés en cas de besoin ; la troisième emportait les envoyés spéciaux du Matin.
A 35 ou 36 kilomètres à l'heure, le République file vers Moulins, épousant le coude que forme la route vers Varennes-sur-Allier.
Après Varennes, léger brouillard à l'horizon. Le capitaine Marchal se tenait toujours sur la gauche de la route, évitant le plus possible de passer au-dessus de petits bois. Les paysans sortent de leurs maisons, acclamant le beau dirigeable.

 

Un peu avant le village de Saint-Loup, Le République franchit la route, puis tout à coup le mouvement de rotation des hélices s'atténue ; un jet d'eau sort en éventail de la nacelle. Les hélices cessent de tourner. On croit à une panne ; mais c'est une fausse alerte. Les deux propulseurs reprennent leur marche et La République repart vers Moulins. Après Saint-Loup, des nuées l'assaillent ; de temps en temps, une partie de l'enveloppe disparaît dans la brume légère.
Le voyage se poursuit dès lors sans incident jusqu'à Moulins où la population avertie acclame l'équipage qui salue de la main et du képi.
Moulins était passé à huit heures trente. Le dirigeable, que faisait légèrement dériver un vent faible du nord, prit la droite de la route de Nevers.

 

Il décolle de Lapalisse le 25 septembre 1909 à 7 h 20, passe au-dessus de Moulins et s'écrase vers 8 h 30 à Trévol, près de l'entrée du château d'Avrilly, une pale de l'hélice s'étant brisée et ayant déchiré l'enveloppe , alors qu'il devait prendre part au premier salon de l’Aéronautique en survolant le Grand Palais de Paris où se tenait la manifestation inaugurée ce même jour.

 

 

Cet accident entraîne la mort de l'équipage de l'appareil : le capitaine Marchal, le lieutenant Chauré et les adjudants Vincenot et Albert Réau (1879-1909). Ce dernier était originaire de Naintré. Des funérailles nationales sont célébrées le 28 septembre 1909 en la cathédrale Saint-Louis de Versailles. Un monument réalisé par Henri Bouchard commémore l'événement à Trévol.

 

La République qui vient de disparaître dans une catastrophe qui coûta la vie au Capitaine Marchal, au lieutenant Chauré et aux adjudants Vincenot et Réau, était du type des dirigeables militaires construits par MM. Lebaudy dans leurs ateliers de Moisson.
Frère jumeau de la Patrie qui naguère fût, aux environs de Verdun, emportée par un coup de vent, la République était en service depuis le 14 juillet dernier. On se rappelle combien, à la revue de Longchamp, furent admirées ce jour-là l’aisance et la majesté de ses évolutions.

 

Le 4 août, le dirigeable, dans une superbe sortie, accomplissait un circuit de 200 kilomètres et gagnait le prix Deutsch. Dans le courant du même mois, il faisait sept autres sorties sans le moindre accident. Et le ministère de la Guerre décidait qu’il prendrait part aux grandes manœuvres.
Parti de Chalais le 4 septembre, le ballon dut être dégonflé en cours de route par suite d’une panne, mais complètement réparée par les aérostiers de Chalais-Meudon, il reprenait sa route neuf jours plus tard, et, pendant toutes les manœuvres, mis successivement à la disposition des deux corps d’armée, il remplissait admirablement son rôle d’éclaireur.

C’est au retour, et comme le dirigeable avait déjà accompli le voyage de Lapalisse à Moulins, que tout à coup une palette de l’hélice, s’étant brisée, creva l’enveloppe et causa l’épouvantable accident.
On vit le ballon tanguer de gauche à droite, et tomber soudain avec une vitesse vertigineuse au bord de la route de Paris à Antibes, sur le territoire de la commune de Trévol.
Les deux officiers et les deux sous-officiers qui le montaient furent tués sur le coup.
On sait avec quelle émotion profonde fut accueillie la nouvelle de la catastrophe. Devant les restes des quatre soldats, le pays tout entier s’inclina dans une même pensée de tristesse et d’admiration pour leur tragique héroïsme.
Et c’est ce sentiment, unanimement éprouvé par tous les Français, que nous avons voulu symboliser dans notre gravure représentant la figure allégorique de la France rendant hommage aux héros mots pour la science et pour la patrie.

La République s'écrase
La République s'écrase
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La République s'écrase
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La République s'écrase

Au sujet des dirigeables

Les premiers dirigeables

Dès 1783, année des premiers vols humains en ballon et en montgolfière, le physicien Jean-Baptiste Marie Meusnier de La Place imagina un dirigeable avec ses formes actuelles : un ballon allongé, muni d'un gouvernail, mais son idée ne fut pas réalisée.

L'ingénieur français Henri Giffard construisit en 1852 un dirigeable long de 44 m, pourvu d'une petite machine à vapeur de 3 ch et d'une hélice. Il parcourut une distance de 27 km entre Paris et Trappes, le 24 septembre 1852. L'aérostier put modifier la direction de son vol, sans chercher toutefois, vu le manque de puissance de la machine, à s'opposer à la force du vent.

Une autre réalisation marquante fut celle des capitaines Charles Renard et Arthur Krebs, à Chalais-Meudon, en 1884. Leur dirigeable électrique La France réussit à parcourir un circuit de 7 km, emportant un moteur électrique de 8 ch et toutes les batteries nécessaires.

À Paris, dans les années 1900-1910, les pionniers Alberto Santos-Dumont et Adolphe Clément-Bayard s'illustrent par leurs vols au-dessus de la ville.

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