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Auvergne une région magnifique à explorer.Vous allez voir les villages d'Auvergne au travers du dernier siècle et aujourd'hui.Complètés par vos dons de photos(merci d'avance).De ce fait cela en fait un site unique car beaucoup de photos inédites. Vous aurez également des articles spécifiques fruits de recherche sur les anciennes industries,sources,gare,monde rural,légendes,faits divers anciens,personnalités,notre enfance,les spécialités auvergnates,pour les généalogistes beaucoup de photos d'écoles et les monuments des villages avec les noms ainsi que autres blogs ou sites enfin tout ce qui fait notre belle région . A vous de juger en me laissant un petit com. Petite astuce pour regarder les photos sans défiler dans le blog cliquer sur une photo de l'article puis à l'aide des flèches sur le coté de celle-ci vous pourrez visionner toutes les photos de l'article.

09 Jun

Le retour aux sources de Papou

Publié par Papou Poustache  - Catégories :  #Vacances, #origines, #Sardaigne, #histoire, #tourisme, #Italie

Régulièrement je retourne à mes origines et je vous partage les images de l'ile ou mes parents sont nés et on vécu jusqu'à 30 ans avant d'habiter en Auvergne.

Cette fois je vous fais un peu d'histoire des sites visités

L'ancienne ville de Tharros fut fondée par les Phéniciens vers la fin du 8ème siècle av. J.C. sur la côte occidentale de la Sardaigne, précisément sur le Cap Saint Marc, extrême pointe méridionale de la péninsule du Sinis, à environ 20 km de Oristano. La zone des fouilles s’étend entre deux collines: au nord "Su Muru Mannu" ("le grand mur") et au sud la colline de la tour de San Giovanni, séparées par une fine bande de terre.
Ce furent certainement la morphologie du territoire et la position favorable à déterminer le choix du site d’établissement pour celle qui fut une des plus grandes villes de la Méditerranée ancienne, qui eut une histoire plurimillénaire: le fait d’avoir la mer de deux côtés, à l’est et à l’ouest, permettait aux bateaux de choisir à chaque fois, selon le vent, la rade la plus favorable pour l’abordage. En plus, le Sinis étant une zone d’étangs et de cultures de céréales, l’établissement humain était d’autant plus favorisé.
La fréquentation de la zone commença en époque nuragique, puis après quelques siècles d’abandon on édifia la ville phénicienne. À partir de la deuxième moitié du VIème siècle av. J.C. ce fut le tour des Carthaginois, qui furent ensuite substitués par les Romains. La ville vît le début de sa décadence avec l’arrivée des Vandales, au IIIème siècle, puis ensuite avec l’époque byzantine elle récupéra un peu sa gloire, mais en 1070, lorsqu’on déplaça la capitale du Giudicato d’Arborea de Tharros à Oristano, la ville fut définitivement abandonnée, en devenant carrière de pierres pour la nouvelle capitale.
Les ruines de Tharros témoignent donc une stratification de plusieurs cultures, même si aujourd’hui la ville se revèle plus dans son aspect romain que pour ses témoignages puniques et médiévaux. Mais il ne faut pas oublier que certaines pièces sont difficiles à interpréter, à cause de la coexistence d’éléments remontants à des phases chronologiques différentes.
De la phase nuragique du XV-XIV sec. av. J.C. il nous reste des structures circulaires en basalte, situées sur la colline de Muru Mannu, qui sont tout ce qui reste du village nuragique.
Sur les ruines du village nuragique sera ensuite édifié, en époque phénicienne, le tophet, utilisé à partir du 8ème siècle av. J.C., qui aujourd’hui n’est plus visible. C’était le sanctuaire typique des villes phénico-puniques, utilisé pour déposer les urnes cinéraires des enfants morts en bas âge, consacrés d’abord au dieu Baal et ensuite aussi à la déesse Tanìt. Le tophet fut démantelé par les Romains, qui utilisèrent les stèle (pierres sacrées) pour d’autres constructions.
Les témoignages de la phase carthaginoise sont le temple des semi colonnes doriques ou "temple monumental" appartenant au IV-III sec. av. J.C., les restes de murs d’enceinte en blocs de gré, et la zone habitative, avec maisons et boutiques: le style punique est visible de la construction en grands blocs de pierre travaillés avec petites pierres de remplissage à la place du mortier.
Le "temple des deux colonnes", qui est devenu presque le symbole du site de Tharros, présente à la fois des pièces puniques et romaines, au point de rendre difficile toute interprétation.
L’époque romaine a laissé de nombreux témoignages: des restes de bâtiments, le dallage en gré, les rues en basalte qui portent encore les marques des roues des chars, le "castellum acquae" qui alimentait la fontaine publique, l’amphithéâtre, trois thermes, le forum.
Seul témoignage de l’époque paléochrétienne, quand Tharros devint siège de l’évêque (VI siècle) est le baptistère avec bassin baptismal, deux chapiteaux doriques et un siège en gré.
L’histoire des fouilles des ruines de Tharros est longue et variée: à partir du XIXème siècle on a eu plusieurs interventions, dont nombreuses improvisées et conduites seulement dans le but de chercher des trésors. Ainsi les objets précieux des tombes sont entrés à faire partie de collections privées et publiques, en rejoignant le Bristish Museum à Londres, le Louvre à Paris et de nombreuses autres destinations. Les fouilles officielles ont commencé dans la période de cette sorte de pillage, avec plusieurs interventions effectuées jusqu’aux années ’80.

 

Le retour aux sources de Papou
Le retour aux sources de Papou
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Le retour aux sources de Papou
Le retour aux sources de Papou

 

Niché au creux d'une splendide vallée dont il prend le nom, Modolo est l'un des plus petits villages de la Sardaigne. Dans les campagnes environnantes, particulièrement vertes et fertiles, poussent de magnifiques cerisiers, des oliviers centenaires et des vignes parfumées donnant un aspect extrêmement pittoresque au paysage. L'économie du village se base sur les activités agricoles, et plus particulièrement sur la production de vins appartenant à la zone D.O.C. de la Malvasia de Bosa. Son toponyme vient du latin modus, diminutif de modulus, qui signifie ' petite extension '. La zone de Modolo a été habitée dès l'Antiquité, comme le prouvent les nombreux monuments préhistoriques qui ont été retrouvés alentour, tels que nuraghes et domus de janas. La fondation de Modolo a probablement eu lieu au IIIe s. av. J.-C., suite à la venue des Phéniciens d'abord et des Romains ensuite. L'année 1609, une épidémie de choléra décima le village qui risqua bien de disparaître. Par la suite, sous la domination de la maison de Savoie, un étendard ainsi qu'un sceau furent attribués au village.

 

L'arrivée à Modolo est pleine de charme, en vertu du magnifique paysage de vignes desquelles on tire la précieuse Malvasia. D'ailleurs, le village est un passage obligé sur la Route de la Malvasia de Bosa. Parmi les monuments à voir, outre aux domus de janas situées dans les localités de Silatari et de Coronedu, ainsi que les nuraghes Albaganes et Monte Nieddu, il est intéressant d'observer les ruines d'un couvent où demeuraient probablement des frères dominicains et, dans la vieille ville, l'église de Santa Croce (XVIIe s.) et surtout l'église paroissiale consacré à Sant'Andrea Apostolo. Cette dernière, qui fut édifiée au Moyen-Âge, fut détruite par un incendie en 1828 avant d'être restaurée. Aujourd'hui, elle ne conserve donc que quelques éléments de sa structure originelle. Les habitants de Modolo ont l'habitude de consacrer deux fêtes différentes à leur saint-patron, la première le 11 mai et la seconde le 30 novembre. Mais la plus importante est celle du mois de mai, lors de laquelle se déroule une procession religieuse suivie, dans la soirée, de bals, de spectacles folkloriques, de chansons, de compétitions sportives et de concours de poésies en sarde.

Le retour aux sources de Papou
Le retour aux sources de Papou
Le retour aux sources de Papou
Le retour aux sources de Papou
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Su Casizulu

Après une longue attente du moment idéal pour la filature de la pâte, les opérateurs réalisent avec grande adresse les formes de ce fromage.Celles-ci sont d’abord séchées sur du linge et ensuite disposées à cheval sur des poutres en bois pour l’affinage. Ce type de fromages existe en Sardaigne depuis le XIIIème siècle.Obtenus à partir du lait de vache, ou plus rarement du lait de brebis, ces fromages à pâte filée peuvent avoir de différentes formes, taille et caractéristiques. Ce fromage à pâte filée en forme de poire, dont le poids varie de600 à 800 grammes, a une tête façonnée en chapeau de prêtre ou en rosette, et il est le plus communément répandu dans l’île. On l’appelle, suivant les endroits,casizolu, tittighedda, fighedda, sa buledda, sa zucchitta. Leur affinage est relativement bref. Ces fromages présentent une croûte fine et lisse de couleur jaune paille ; la pâte est molle, compacte, élastique,soluble et dégage un parfum agréable de beurre et de lait, alors que le goût est délicat, lactique ou légèrement acidulé.

Le retour aux sources de Papou

 

Situé dans le territoire du Barigadu, sur la rive gauche de la vallée du Tirso, le village de Fordongianus doit son nom à l'ancienne Forum Traiani, la plus importante ville romaine de l'intérieur de l'île. L'agglomération, fondée à la fin de l'époque républicaine, fut transformée par Trajan en un centre de commerce pour les communautés de l'intérieur et les populations romanisées de l'arrière-pays du golfe d'Oristano. Les maisons du centre, faites de pierre rose et grise, évoquent la richesse des carrières de trachyte de la région. L'une des maisons les mieux conservées est la maison Madeddu, une ancienne maison aragonaise du début du XVIIe siècle, avec des portes et fenêtres de style catalan.

 

Près de la Casa Aragonese se trouve l'église paroissiale de trachyte rose San Pietro Apostolo, du XVIe siècle, dont l'aspect actuel est en grande partie dû à des réfections d'époque moderne. Sur les rives du fleuve, on peut visiter, après une longue restauration, les Terme (thermes) romains, qui remontent au 1er siècle. Organisées sur plusieurs niveaux, les antiques Aquae Ypsitanae se composent de deux bâtiments, dont l'un conserve encore une piscine rectangulaire où l'eau, qui provient de sources thermales, atteint une température d'environ 54&deg. C. Les ruines des thermes antiques enveloppées dans la vapeur sont un spectacle inoubliable. A quelques kilomètres du village se trouve la chapelle de campagne San Lussorio, construite par les moines de Saint Victor de Marseille vers 1100 sur une crypte paléochrétienne.

 

Le charme de l'église romane de San Lussorio se retrouve dans les cumbessias ou muristenes non loin de l'église. Ce sont des maisons destinées à accueillir les pèlerins, dont le plan rappelle les enceintes sacrées de la culture nuragique. Pendant la fête dédiée au patron du village, San Lussorio, entre le 20 et le 30 août, les cumbessias s'animent de fidèles. En août encore, une exposition consacrée aux produits de l'artisanat local se déroule à la Casa Aragonese.

Le retour aux sources de Papou
Le retour aux sources de Papou
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Le retour aux sources de Papou
Le retour aux sources de Papou
Le retour aux sources de Papou

Sur le haut-plateau basaltique de Abbasanta, au milieu d’une forêt de chênes-liège et oliviers, se trouve la zone archéologique de Santa Cristina, une aire d’environ un hectare, qui comprend un des plus beaux puits sacrés de la Sardaigne du point de vue architectural, des restes d’anciennes cabanes en pierre, un nuraghe, une église chrétienne et des "cumbessìas", logements pour les pèlerins.
L’aire est composée par deux zones, nord-est et sud-ouest, séparées par l’église de Santa Cristina avec ses "cumbessìas". Dans la partie nord-est se trouve le puits sacré nuragique, ou temple à puits, très bien conservé, construit en pierres de basalte pendant la période du Bronze final, entre le XIIème et le XIème siècle av .J.C. pour célébrer le culte de l’eau. Il est constitué par un vestibule, un escalier et un hypogée. Aujourd’hui du vestibule il ne reste malheureusement qu’un alignement de pierres qui dessinent la forme d’une serrure, entourées par un autre contour de pierres, le themenos, en forme d’ellipse.
La chambre-d’escalier, avec plan trapézoïdal, est composée par 25 marches parfaitement équarries qui se rétrécissent progressivement (de 3,47 m de la première à 1,40 de la dernière). L’escalier est couvert par un plafond qui reproduit une sorte d’escalier à l’envers. La chambre à laquelle on arrive, de 2,50 mètres de diamètre et presque 7 m de hauteur, est construite en pierres équarries qui forment des parois qui convergent vers le sommet. Sur le sol de l’hypogée il y a la source d’eau, qui est toujours active, tandis que sur le plafond on a un trou circulaire duquel entre la lumière.
En dehors du thémenos on a des alignements de pierres qui formaient une cabane circulaire d’environ 10 m de diamètre, avec un banc tout le long des parois, c’est cette particularité qui lui a valu le nom de "Cabane des réunions": la structure était probablement utilisée pour les assemblées de la communauté nuragique. À côté de cette cabane on en a une autre plus petite, et tout autour on a des restes de cabanes circulaires, rectangulaires et carrées, qui auraient été des logements des pratiquants le culte et des boutiques.
La partie sud-ouest, à environ 200 mètres, comprend un nuraghe à une tour et des restes d’habitations. Le nuraghe serait antécédent au puits, car il est construit avec des pierres très peu travaillées. Les structures autour, circulaires et rectangulaires, appartiennent à des époques différentes, par exemple certaines sont d’époque romaine, comme on a pu déduire grâce aux restes qui ont été retrouvés ici.
Entre les deux secteurs se trouve l’aire moderne, formée par la petite église champêtre édifiée par les moines Camaldolais autour du XIIIème siècle, et une trentaine de petites maisons, les "cumbessìas" ou "muristenes", utilisées par les pèlerins pendant les neuf jours de prière autour de la fête de la Sainte Christine, célébrée le deuxième dimanche de Mai. L’église est à une seule nef et elle se présente aujourd’hui dans l’aspect qui lui a été donné par les différentes restaurations faites pendant les siècles.

Le retour aux sources de Papou
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Bosa est un charmant petit bourg où histoire et modernité ne font qu’un et se présentent aux yeux des visiteurs avec curiosité et fascination.
Cet ancien bourg, également appelé Sa Costa, s’étend autour du château Serravalle, construit par les Malaspina entre le douzième et treizième siècle. Facile d’accès, y compris à pied, vous serez récompensés par une vue panoramique sur le charme de la bourgade, une image gravée à jamais dans votre mémoire.
Bosa Marina appartient quant à elle aux stations balnéaires les plus appréciées des touristes, selon la publication intitulée Guida Blu 2015, qui l’a insérée parmi les localités possédant la plus belle mer, en lui décernant la plus haute distinction, c’est-à-dire 5 voiles. Le poétique Lungotemo avec le Ponte Vecchio et les plages de S'Abba Druche, Portu Managu, Turas et Cumpoltitu, en font l’un des endroits les plus réputés pour ses joyaux naturels.
Bosa est également le lieu de la grande tradition oenogastronomique et artisanale qui vous accueille avec le vin Malvasia, très renommé. Parmi les excellences de ce bourg, les bijoux de corail, pêchés dans sa mer, les paniers d’asphodèle, les tissus et le filet, nés du savoir ancestral des femmes.
Le bourg possède de nombreuses églises et monuments. L’église de l’Immaculée Conception qui fait également office cathédrale mérite de s'y attarder pour admirer ses magnifiques fresques. À l’intérieur des murailles du château de Serravalle, s’élève l’église de Nostra Signora de Sos Regnos Altos, enrichie d’une collection de fresques qui remonteraient approximativement à l’année 1370. Non loin du centre, dans le lieu-dit de campagne de Calmedia, on découvre l’église romane de San Pietro Extramuros. N’oubliez pas de vous promener dans le quartier médiéval de Sa Costa et de photographier Sa funtana manna, un monument du dix-huitième siècle en trachyte rouge.

Les amateurs de trekking ou d’ observation d’oiseaux apprécieront la richesse du Parc biomarin de Capo Marrargiu et de la Réserve naturelle de Badde Aggiosu, Marrargiu et Monte Mannu.

Bosa est également réputée pour son Carnaval, appelé Karrasegare. Lors de cette procession (le « S'Attitidu »), un groupe de personnes portant des masques noirs expriment des plaintes sur un ton théâtral et tiennent dans leur bras une poupée qui symbolise la fête qui vient d’être née.

Le retour aux sources de Papou
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