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25 Jul

Faits divers à Vieille-Brioude

Publié par Papou Poustache  - Catégories :  #région de Brioude

Veïa-Bride Auvergne tragique:

Fait divers a Vieille Brioude en 1907

Extrait de La Montagne pour lire la suite suivez ce lien la montagne.

 

 

Extrait de La Montagne

 

 

Sa mauvaise réputation en faisait le coupable idéal. Mais il a toujours nié. Condamné à mort, puis envoyé en Guyane, Jean Courneyre meurt deux ans après, des rigueurs du bagne. Jean Courneyre n'a jamais avoué.

Était-il coupable ? Beaucoup en ont eu la conviction. La certitude, c'est une autre affaire. Car si les présomptions étaient abondantes, les preuves formelles ont toujours manqué. N'importe. Le 14 décembre 1908, Jean Courneyre est condamné à la peine de mort. Il doit être exécuté sur une place publique du Puy-en-Velay. Il ne le sera jamais. Partisan de l'abolition de la peine de mort, le Président de la République Armand Fallières (1906-1913), gracie systématiquement tous les condamnés à mort. Jean Courneyre échappe donc à l'échafaud. Mais pas à la mort. Transféré au bagne de Cayenne, il est affecté à la coupe de bois. Les gardiens ont dû estimer que c'était bien le moins, pour un homme condamné pour avoir tué trois personnes à coups de hache.

 

Extrait du petit journal en 1907 TRIPLE MEURTRE

Une Famille assassinée • dans la Haute=Loire

Un Instituteur, sa femme et sa petite-fille, sont tués, à coups de hache, pendant la nuit. On tient l'assassin. fDe notre correspondant particulier) Brioude, 6 novembre. Un triple assassinat vient de répandre la consternation dans la commune de Vieille- Brioude. M. Bruhat, instituteur, sa femme et sa pe- tite-fille, Mlle Beysseyre, âgée de sept ans, ont été trouvés assassinés.

Le village est en émoi

Dès qu'ils furent  au courant de cette horrible tragédie, les magistrats de Brioude se rendirent sur les lieux et commencèrent leur enquête. D'après les premiers témoignages recueillis voici ce que nous avons pu savoir sur ce drame qui est encore enveloppé de mystère. Horrible tragédie Af. Bruhat avait passé la soirée d'hier avec son adjoint et l'institutrice de l'endroit, et après avoir accompagné cette dernière à son domicile, il était rentré chez lui vers dix heures et s'était couché. Quelques instants plus tard, un inconnu frappait à la porte de l'instituteur et l'appelait. La nuit était profonde. M. Bruliat ne reconnut point  le visiteur nocturne, néanmoins il se leva et alla ouvrir la porte. A reine se trouvait-il sur le seuil, que l'inconnu le frappait avec un terrible coup de hache sur la tête. La victime s'affaissait, mais le meurtrier la frappait encore avec une sauvagerie inouïe, jusqu'à ce que le crâne fût réduit en bouillie. Ce premier meurtre accompli, l'assassin, pénétrant dans la maison et allant droit à la chambre de l'instituteur, tuait Mme Bruhat, puis sa petite-fille, âgée de neuf ans . Il fouillait ensuite les armoires et les placards et prenait la fuite.

 

  Brioude en 1907 Article vue par la presse Parisienne. Le petit Parisien du 8 novembre 1907

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k562688n/f1.image.r=arvant

Détails de l'affaire

 

LE TRIPLE ASSASSINAT DE VIEILLE-BRIOUDE

 

Le texte ci dessus est brut de traduction du journal le petit parisien

Devant notre envoyé, devant les magistrats
le coupable présumé nie froidement
Dans le train qui ramène Cornaire de Montargis à Brioude, un de
nos collaborateurs réussit à l'interviewer. -Il assiste àl'émouvante
scène de la confrontation avec les victimes et procède à une
enquête sur les circonstances du crime.

(DE NOTRE EN VOTÉ SPÉCIAL)

 


Brioude, 7 novembre.

Je ne m'attendais pas, en prenant, hier soir, à la gare de Lyon, le train de huit heures et demie, qui devait me conduire à
Brioude, à passer la nuit côte à côte avec
l'auteur présumé du terrible assassinat de
Vieille-Brioude. C'est cependant ce qui est
arrivé et ce chapitre pourrait s'intituler
« De l'avantage qui existe à fumer des ciga-
res dans un wagon-couloir au lieu de dormir. »

Nous arrivions à Montargis lorsque, sur
le d'embarquement de la gare, je vis
deux gendarmes conduisant, menottes aux
mains, un individu d'une tenue générale as-
sez recherchée. L'idée me vint aussitôt à l'es-
prit que ce pouvait être l'auteur du crime de
Vieille-Brioude. La rapide enquête à laquelle
je me livrai confirma pleinement mes soup-
çons. Le train repartant aussitôt, il ne me
restait plus qu'à attendre l'occasion propice
pour  voir de plus près le criminel

A Arvant, un changement de train me
permit de réaliser mes espérances. C'est
ainsi que je pris place dans le wagon 12040
où les gendarmes avaient enfermé leur pri-
sonnier, avec une rapidité surprenante, afin
de le soustraire à la fureur de la foule, déjà
amassée sur le quai de cette gare, laquelle,
prévenue de l'arrestation, voulait lyncher
l'homme accusé d'avoir accompli les horribles exploits que l'on connaît.

L'arrestation de Cornaire

Voici tout d'abord comment fut opérée
l'arrestation

Cornaire, on le sait, fut dès les premiers
instants, accusé par la rumeur publique
d'être l'auteur du triple assassinat de Vieille-
Brioude.

Comme précisément, après l'assassinat,
cet homme avait quitté précipitamment le
pays, son signalement fut télégraphié aux
diverses gendarmeries du réseau P.-L.-M.
Ce sont les braves gendarmes de Montar-
gis qui s'emparèrent de Cornaire et qui de-
mandèrent aussitôt des instructions au par-
quet de Brioude. Le procureur de la Répu-
blique donna l'ordre d'amener le prisonnier
et c'est ainsi que je fis sa rencontre dans
le train.

Cornaire est un grand garçon brun, élan-
cé, assez élégant d'aspect. Le prisonnier, qui
a environ vingt-cinq ans, est vêtu de noir,
chaussé de neuf. Sa tenue est soignée, mais
sa cravate, d'un goût douteux, fait ressor-
tir la fausse élégance de ce beau garçon,
dont le type est assez celui d'un souteneur
huppé.

J échange quelques mots avec cet hom-
me qui proteste de son innocence, bien que
de graves présomptions pèsent sur lui.
Cest de ce même système de défense qu'il
usera encore devant les magistrats qui vont
l'interroger tout à l'heure.

La foule crie A mort!

Mais le train vient d'entrer en gare de
Brioude. Le commissaire spécial d' Arvant,
M. Redon, qui se trouve dans le wagon où
a pris place Cornaire et son escorte de gen-
darmes donne à celle-ci l'ordre de descendre
à contre-voie, car la population a envahi les
quais et les abords de la gare et profère des
cris de mort.

Fort heureusement, le parquet a pris des
précautions M. Cougnet, procureur de la
République, et M Farrel, juge d'instruction,
ont fait avancer une voiture, qui est gardée
par huit gendarmes à cheval, commandés
par un capitaine, et le prisonnier peut ainsi
passer sans encombre du cabinet du chef
de gare dans le break, qui va le conduire
à Vieille-Brioude, où va avoir Tien la con-
frontation,

Les Brivadois amassés devant les portes
crient: « A mort! réclament la guillotine
pour le coupable. Mais déjà, au grand galop
de ses chevaux, et entourée par la gendar-
merie montée, la voiture est partie dans la
direction de Vieille-Brioude. vers laquelle je
m'achemine aussi, à la suite du meurtrier.
Ce cortège soulevé rémotion sur son pas-
sage et quand nous arrivons à Vieilie-
Brioude, toute la population est sur pied,
bien que les premières lueurs du jour com-
mencent à peine à paraître.

 


Cornaire est enfermé sous bonne garde à
la mairie et j'en profite pour aller voir les
victimes.

Dans la demeure des victimes

Pauvres gens Dans une humble chambre
comme en possèdent la plupart de nos ins-
tituteurs villageois trois lits sont placés l'un
touchant l'autre. Dans le plus petit, les
mains jointes et comme dormant, est éten-
due la malheureuse petite Marguerite Bes-
saire. âgée de neuf ans, et qui ne trouva pas
grâce devant l'assassin son visage, nacré
par la mort, n'est pas défiguré. mais l'im-
pression qu'on ressent est inoubliable à la
vue de cette petite morte vêtue de ses beaux
habits de fête, d'une robe rose, de bas et de
souliers marrons.

Une petite bague d'argent orne son annu-
laire droit on la dirait prête à aller jouer
avec ses compagnes, mais le sourire a dis-
paru de ce mignon visage que la mort la
plus horrible a frappé.

A gauche de Marguerite ait dans un lin-
ceul sa grand'mère. Mme Brihat, horrible-
ment défigurée par quatre coups de hache
ou de forte serpe qui lui ont défoncé le crâne.
Plus loin, voici M. Brihat, le trop confiant
instituteur qui répondit à l'appel de l'assas-
sin, dans la nuit. La tête est en bouillie on
a relevé onze coups sur la botte crânienne.
Ce spectacle est affreux, et l'on comprend
les gémissements ininterrompus et les san-
glots que font entendre les parents et les
amis qui veillent ces trois cadavres.
La confrontation

Le procureur de la République envoie
chercher Cornaire, qui toujours protégé

,,contre la fureur populaire, arrive, paie et
trémblant, Jans la cotir de la maison dp
crirne.

Le voici en présence des morts, ses vic-
times, sans doute. On enlève le: draps qui
recouvrent ces funèbres dépouilles, mais
Cornaire les regarde d un œil dur, avec in-
différence. Devant M. Brihat, il se con-
tente de dire Je ne le reconnais pas 1
Mis en présence de Mme Brihat, il déclare
-le ne suis pas sûr que ce soit elle il.
Quand on lui montre la petite Marguerite»
il s^écrie n Celle-là, je la reconnais

Marguerite Bessaire

petlte-fflle de l'instituteur Brihat, assaSainée. en
même tomps que lui et sa femme

 


Quant à des aveux, il n'en faut pas at-
tendre pour l'instant. Corn aire répète « Je
n'y suis pour rien; je n'ai jamais fait de
mal à personne; je persiste absolument
dans ce que j'ai dit; quand les gendarmes
m'ont arrêté, j'ai tout de suite dit qui j'é-
tais. »

On n'en peut rien tirer de plus.

Très tranquillement, maintenant qu'il est
à l'abri de la colère de la foule, Cornaire
demande qu'on lui donne un avocat et il
choisit M*-Ve»lry, du barreau de Brioudr.
Celui-ci étant absent, le juge d'instruction
ne poursuit pas son interrogatoire et se bor-
ne à identiiier le prévenu.

Le père de Cornaire, brave vigneron de
Vieille-Brioude, arrive à cet instant ce
pauvre homme, qui n'a que cinquante ans.
mais en parait soixante tant il a été éprouvé
en ces dernières heures par les soupçons qui
pèsent sur son fils, refuse de voir celui qu'il
appelle un misérable, et c'est en sanglotant
qu'il se réfugie dans une pièce du rez-de-
chaussée, afin de ne pas revoir l'accusé.
Les rapports du ilis et du père étaient
d'ailleurs assez tendas; le père répète que
son enfant l'avait menacé plusieurs fois de
le mettre à mort s'il ne lui donnait pas d'ar-
gent et le 15 juillet dernier, ayant été blessé
par ce fils dénaturé à la suite d'une nouvelle
discussion, le père le mit à la porte de chez
lui.

Aussi, quand on lui annonça, hier, que son
fils était le coupable présumé, et qu'il était
désigné par tout le village comme ayant pu
seul accomplir le triple crime, le malheureux
s'écria « Le fainéant en est bien capable u
Le passé du criminel

L'inculpé a, d'ailleurs, un passé peu re-
commandable bien qu'il se dise vigneron,
on ne le voyait jamais travailler, et depuis
plusieurs mois qu'il habitait Paris, il ne fit
que de rares iipparifion-s il Yieille-Brioude.
D'ailleurs, sa réputation y était fort com-
promise il avait promis d'épouser une jcu-
no lille du pays, il la rendit enceinte et
quand l'heure de l'accouchement fut pro-
che, Coruaire s'enfuit avec la jeune sœur,
âgée de dix-sept ans, de celle à qui il avait
promis le mariage et fit sa Inaltresse de
cette enfant.

Très joueur, Cornaire lit des dettes au ré-
giment, et emprunta il ses camarades il
devait dix-huit cents Traucs à divers amis
lorsqu'il quitia le corps, si bien qu'ayant
vendu une vigne ces temps derniers, il ne
toucha rien du produit de cette opération,
qui alla il ses créanciers.

On ne lui connaissait pas de moyens
avouables d'existence au moment de son
arrestation, il était porteur d'une somme de
36 francs et d'un revolver chargée de six
coups.

Le vol fut certainement le mobile du cri-
me, mais les économies du malheureux ins-
tituteur assassine étaient si bien cachées
que l'assassin n'eut pas le temps de les dé-
couvrir.

Le crime avait eu lieu dans la nuit du
mardi au mercredi or, mercredi, au pre-
mier train qui va de Brioude a Paris, on vit
Cornaire se précipiter à la gare vers sept
heures et demie du matin et demander un
billet pour Arvant. La préposée lui fit re-
marquer que l'express qui allait passer ne
prenait pas de voyageurs de troisième clas-
se pour cett destination.

Il dit alors Donnez-moi un billet pour
n'importe où »

Mais pour où, répliqua la buraliste ?
Où vous voudrez, répondit Cornane.
La préposée lui donna alors un b;ltet
pour Cannât, et Cornaire prit le train it
était mis en état d'arrestation quelques heu-
res plus lard, ainsi que je vous 'l'ai dit.
Je suis retourné, dans l'après-midi,

Faits divers à Vieille-Brioude
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