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 L'Auvergne Vue par Papou Poustache

Articles avec #auzon

Les Bacs à Auzon

18 Septembre 2017, 05:25am

Publié par Papou Poustache

Dans cet article vous allez découvrir l'histoire des bacs sur l'Allier dans le village d'Auzon ainsi qu'un récit résumé de la catastrophe du 9 décembre.

LES BACS d’AUZON AU XVIIIe siècle

Texte de Raoul Ollier envoyé par Michèle B.

 

Sur le cours moyen de l’Allier, depuis la bordure méridionale de la Limagne de Brioude jusqu’aux limites du département du Puy-de-Dôme, plusieurs ponts sont à la disposition des personnes qui de nos jours, désirent franchir la rivière ; ce sont ceux de Vieille-Brioude, Lamothe, Auzon, Vezezoux et Jumeaux. Il n’en était pas de même autrefois : il n’y avait qu’un pont au sud de Brioude, à la Bajasse ou à Vieille Brioude, la traversée de l’Allier s’étant faite depuis le Moyen-Âge tantôt à l’un tantôt à l’autre de ces endroits (1). Ailleurs, voituriers, voyageurs et riverains devaient emprunter les gués, parfois dangereux et praticables surtout en période de basses eaux, ou utiliser les bacs. La présente note se propose d’apporter quelques informations relatives à ces derniers, dans les dépendances du bourg d’Auzon, au XVIIIe siècle.

Un bac, un « bateau » comme on dit le plus souvent à l’époque, se présente sous une forme rectangulaire assez allongée, avec un fond plat (2). Il est halé à bras d’homme et souvent retenu par une poulie qui glisse le long d’un câble, la « corde », tendu d’une rive à l’autre. Selon le principe de la «rémunération du service rendu » (3), valable également pour les ponts, les propriétaires de bac perçoivent un péage. Ces proprié-taires sont de deux sortes : il peut s’agir de seigneurs ayant « droit de bateau », ou bien de communautés d’habitants possédant un « titre ». Dans un cas comme dans l’autre, ils afferment leurs prérogatives à un « batelier » qui a la responsabilité des passages

Les Bacs à Auzon

Mais l’administration royale exerce un contrôle dans deux domaines :

- celui de la sécurité, qui incombe aux Ingénieurs des Ponts et Chaussées. Ils doivent veiller au bon état du bac et de son équipement,

à l’entretien des voies d’accès, des points d’ancrage, de la «corde », tout comme au remplacement de celle-ci en cas d’usure.

- celui de la gestion financière, qui est exercée par le Conseil d’état et par l’Intendant de la Généralité. Il s’agit d’éviter les pratiques abusives ou arbitraires dans la perception des péages. Ainsi les propriétaires sont-ils parfois tenus de présenter leurs titres s’ils veulent se voir maintenus en possession.

Enquêtes, correspondances et rapports relatifs à ces contrôles constituent une précieuse documentation pour notre sujet.

Un arrêt du Conseil d’Etat du 29 août 1724 (4) ordonne que « … dans quatre mois du jour de la présentation d’icelui, tous les propriétaires des droits de péages, passages, pontonnages, travers et autres qui se perçoivent sur les ponts et chaussées, chemins, rivières navigables et ruisseaux y affluents dans toute l’étendue du royaume, seraient tenus d’envoyer au greffier de la commission des copies collationnées et légalisées des plus prochains Juges des lieux, des Titres et Pancartes en vertu desquels ils perçoivent lesdits droits, de laquelle représentation il leur serait délivré un certificat par ledit greffier, ledit arrêt portant défense aux dits propriétaires après l’expiration du délai accordé pour la représentation de leurs titres, de percevoir lesdits droits de péage et autres, s’ils ne justifient à ladite représentation par le certificat dudit greffier, dont ils seraient tenus d’attacher une copie collationnée au bas des pancartes, desdits péages…». Mais bien des propriétaires négligent de répondre. L’administration revient à la charge par un arrêt du 24 avril 1725 (4), puis une nouvelle fois par un arrêt du 4 mars 1727 (4) ordonnant que « … dans les six mois à compter du jour de la publication dudit arrêt, les propriétaires desdits droits de péages, passages, pontonnages, travers et autres de pareille nature qui se lèvent sur les ponts, chaussées, chemins, rivières navigables et ruisseaux y affluents, dans l’étendue du royaume, qui auraient négligé de représenter leurs titres de propriété ou possession en exécution desdits arrêts, seraient tenus de les représenter devant lesdits sieurs commissaires nommés à cet effet, et faute par eux d’y satisfaire dans ledit délai, lesdits droits demeureraient éteints et supprimés pour toujours, sans que lesdits propriétaires pussent en espérer le rétablissement sous aucun prétexte, soit par la représentation de leurs titres ou autrement ; avec les très expresses inhibitions et défenses auxdits propriétaires de continuer la perception desdits droits, à peine de restitution de ce qui aurait été exigé d’une

amende arbitraire au profit de Sa Majesté, et contre leurs fermiers ou receveurs d’être poursuivis extraordinairement comme concussionnaires ».

Ordonnance du Roi

Ordonnance du Roi

Malgré la menace de ces sanctions, on ne note aucune réaction en provenance d’Auzon. Pour en obtenir une il faut une ordonnance du

1er juillet 1731 (5) exigeant une réponse « …concernant le droit de bateau au port d’Auzon sur la rivière d’Allier… ». Le 15 juillet de la même année les habitants d’Auzon confient à leur consul, DUCHIER, le soin de répondre à cette assignation en justifiant « … de la reconnaissance qu’ils ont fait en faveur de Monsieur le Vicomte alors Seigneur dudit Auzon, reçue par CLUZEL notaire royal.. par laquelle reconnaissance il est prouvé que lesdits habitants tiennent dudit Seigneur d’Auzon ledit bateau à la charge de lui en payer tous les ans la somme de quatre livres de cens et de passer et repasser ledit Seigneur et ses domestiques et autres gens de sa maison. Et que pour les droits lesdits habitants n’en perçoivent aucun, le bateau ne servant seulement que pour passer et repasser lesdits habitants pour avoir communication à la ville aux villages qui sont séparés par ladite rivière, sans que le batelier ne puisse prétendre aucun droit et qu’au contraire lesdits habitants pour entretenir ledit bateau sont obligés de fournir plusieurs fruits et dépenses… » (6)

 

Le bac dont il est question se trouve installé non pas à Auzon, situé à quelque distance de l’Allier, mais à CHAPPES. Le mot de « port » ne doit pas faire illusion : il s’agit simplement ici de l’endroit où s’effectue le passage d’une rive à l’autre (2). Un arrêt du Conseil d’Etat du

5 août 1747 vient confirmer la communauté des habitants d’Auzon dans ses droits, fixe un tarif et énonce diverses obligations (4) : … le Roy… a permis et permet aux habitants d’Auzon de continuer à tenir un bac sur la rivière d’Allier, au lieu de CHAPPES, et de percevoir pour le service du passage les droits ci-après, à savoir :

1° par personne à pied, six deniers tournois ;

2° par personne à cheval, un sol ;

3° par cheval et autre bête de somme chargés ou non chargés y compris le conducteur, un sol

4° par chaise ou autres voitures à cheval, 1 sol 6 deniers ;

5° par chaise, litière, carosse, coche, charrette ou chariot à deux chevaux, bœufs ou mulets, deux sols ;

6° par cheval, bœuf ou mulet d’augmentation auxdites voitures, trois deniers. Les personnes qui seront dans lesdites chaise, litière, carrosse, coche, charrette ou chariot, les domestiques, conducteurs et

marchandises seront exempts en payant pour la voiture les droits ci-dessus ;

7° par bœuf ou vache, 3 deniers ;

8° par douzaine de porcs, chèvres, brebis ou moutons, un sol, et du plus ou du moins à proportion ; à condition qu’il ne pourra être exigé aucun droit pour le passage des habitants d’Auzon, des voitures et bestiaux à eux appartenant ; et que la permission de tenir ledit bac, ne pourra être tirée à conséquence par lesdits habitants et communauté d’Auzon, auxquels Sa Majesté fait très expresses inhibitions et défenses à percevoir, même en temps de débordement de la rivière, d’autres et plus grands droits que ceux compris dans le tarif ci-dessus ; à l’effet de quoi

Ils seront tenus de le faire afficher à un poteau qui sera planté sur chacun des abords dudit bac. Enjoint Sa Majesté auxdits habitants et communauté d’Auzon d’entretenir à l’avenir en bon état ledit bac et bateaux nécessaires, avec nombre d’hommes suffisant pour le service du passage, ensemble les chemins, chaussées et abords dudit bac, pour rendre en tous temps ledit passage sûr et commode et de facile accès, et de se conformer au surplus dans la perception dudit droit aux édits, déclarations, arrêts et règlements concernant les droits de bac, le tout à peine contre eux de réunion dudit droit de bac au Domaine, de restitution des sommes qui auraient été indûment exigées, d’une amende arbitraire au profit de Sa Majesté, et contre leurs fermiers ou receveurs d’être poursuivis extraordinairement comme concussionnaires et punis comme tels, suivant la rigueur des ordonnances… »

 

Il est donc bien établi que les habitants d’Auzon bénéficient du privilège de la gratuité du passage ; le tarif mentionné dans l’arrêt est seulement applicable aux étrangers. Par ailleurs, ce texte précise que les habitants tiennent ce droit de bac « … à rente du sieur DE MORAS ». Il n’est donc plus question des Polignac comme précédemment. Il convient de rappeler à ce propos que la terre d’Auzon avait été portée dans la

maison des Polignac par le mariage de Françoise d’Auzon avec Louis-Armand, Vicomte de Polignac, dans la seconde moitié du XVIe siècle. Au XVIIIe, les Polignac vendent la terre d’Auzon à Monsieur DE MORAS, maître des requêtes, d’où la mention à son nom dans l’arrêt de 1747(7)

Les Bacs à Auzon

Mais il existe un autre bac, installé lui à ALBINE, en aval de celui de CHAPPES, et appartenant non plus à la communauté des habitants d’Auzon, mais à Monsieur DE MORAS, en vertu « … d’un aveu et démembrement fourni au Roy le 13 juillet 1670 par Louis-Armand, Vicomte de Polignac, de la terre et Seigneurie d’Auzon, y compris un bateau sur la rivière d’Allier, appelé d’ALBINE… » (4). Un arrêt du Conseil d’Etat, à la même date du 5 août 1747 permet à Monsieur DE MORAS de continuer à tenir ce bac, fixe pue le service du passage les mêmes droits qu’à CHAPPES et impose les mêmes obligations.

 

Un état des droits de péages et barrages qui se perçoivent dans la Généralité de Riom vers 1730 (8) signale que les nommés JEAN CHAMBON et ANNET ARNAUD sont propriétaires d’un bac sis à ALLEVIER, près d’AZERAT. Toutefois un mémoire sur le même sujet, datant de 1745 (9), mentionne que « … depuis nombre d’années ce bac n’existe plus. On présume que son dépérissement vient de ce que le produit ne suffisait pas à son entretien. En place de ce bac on se sert d’un mauvais futureau sans corde qui sert à faciliter aux habitants de la paroisse la liberté d’aller sur les héritages qu’ils ont de l’autre côté de la rivière. Ce futureau ne rend aucun bénéfice et n’est même d’aucun usage en hiver alors que la rivière est grosse »… Par contre, les bacs de CHAPPES et d’ALBINE sont dits « … en bon état, bien entretenus et fort utiles au public ». Le futureau est un bateau de moindres dimensions, utilisé pour le passage d’un petit nombre de personnes. Il devait, en principe, y en avoir un à chaque port, en plus du bac proprement dit (2).

 

Le 3 mars 1781, un arrêt ordonne de dresser procès-verbal des bacs et de vérifier si le service se fait selon la manière prescrite par les règlements. Le rapport de Monsieur DE BURNAY, Ingénieur des Ponts et Chaussées de Brioude (10) ne mentionne plus que le bac de CHAPPES

« … appartenant aux habitants de la ville d’Auzon… » et à propos duquel il écrit « le bac est en bon état et est fourni de tous les agrès et crocs nécessaires l’exception de la corde qui est mauvaise et hors de

service. On a assuré qu’il y en avait une de faite pour la remplacer. Il n’y a point de pancarte pour les droits. Il faut deux petits chevalets pour soutenir deux planches de trente pieds de longueur destinées au passage des gens à pied sur le bras d’un gros ruisseau qui se jette dans l’Allier. Réparations à faire :

- une corde de 315 pieds de longueur = 189 livres

- un poteau auquel on attachera la pancarte = 24 livres

- deux petits chevalets pour soutenir les planches du passage

ci-dessus = 6 livres…

 

Un autre privilège des habitants d’Auzon est la possibilité d’utiliser le bac de CHAPPES pendant la nuit. Mais ce n’est pas un droit légalement reconnu et il va en résulter un procès avec les Fermiers Généraux qui craignent la contrebande et le faux-saunage. Voici quelques pièces du dossier (11). En février 1752 un procès-verbal et dressé contre le batelier par « … l’employé des Fermes du Roy au poste de Lempdes… » qui l’ont surpris pour la troisième fois en train de faire passer son bateau de nuit. Ils infligent 300 livres d’amende et prononcent la confiscation du bateau. La réaction est immédiate. Le 1er mars 1752 une lettre expose les données du problème : « les habitants de la communauté d’Auzon se plaignent… que l’adjudicataire des fermes générales les poursuit de nouveau au sujet du passage du bateau et ils demandent à Monsieur l’Intendant qu’il veuille bien arrêter ces poursuites jusqu’à ce qu’ils se seront procurés l’argent dont ils ont besoin pour lever une expédition de rendu par la Cour des Aydes le 8 août 1729 et qu’ils prétendent leur être favorable… Dans le cas présent il s’agit de la liberté disputée aux habitants de cette communauté de passer la rivière la nuit. Je sens que cela est fort incommode pour la culture de leurs héritages qui sont au-delà de la rivière d’où ils ne reviennent qu’après le jour fini, ainsi que pour l’administration des secours spirituels qui deviennent souvent nécessaires à des heures tardives aux particuliers qui demeurent sur l’autre rive. Mais il faut que les habitants se consultent à Brioude où réside le juge des Gabelle devant lequel se font les poursuites, … Après qu’ils se seront consultés, il fat qu’ils prennent une délibération pour faire autoriser leur intervention Au surplus, le greffier à la Cour des Aydes m’a dit qu’il en coûterait environ 110 livres pour l’expédition de l’arrêt dont il s’agit. Veuillez, s’il vous plaît, faire part de ce détail aux Consuls d’ Auzon

afin que la communauté prenne le parti le plus juste et le plus conforme à ses intérêts »

Les Bacs à Auzon
Les Bacs à Auzon
Les Bacs à Auzon

Au 19éme siècle

Les bacs ont continué leur navette jusqu'à la construction du premier pont suspendu, mais le 9 Décembre 1826 c’était jour de foire à Auzon et aux alentours de 9 heures du matin le bac de Chappes sombra à cause d’avoir était trop chargé et cet accident a fait périr de 40 à 60 personnes ; note du curé Antoine Glaize  dans les registres paroissiaux conservés au presbytère de Ste Florine chiffre sous estimé par la préfecture qui ne parle que de 20 à 25 personnes (Voir copie du journal des débats).

Une semaine après le journal de la Haute-Loire publie en autre que les fautes sont dues à la précipitation avec laquelle le batelier en chef ordonna le départ, ne pouvant s’opposer à l’invasion du bateau par de nouveaux passagers qui s’y jetaient malgré tout,  déjà il s’y trouva plus de monde qu’il ne pouvait en transporter.

Le bac au moment des faits avait fait traverser sur l’autre rive plus de 600 personnes et 400 vaches c’est au 13ème passage que le drame se produisit. Ce fut sur la rive gauche que l’accident eu lieu le bac étant complet c’est alors que plusieurs personnes sont rentrées en force, on cite notamment un marchand de vache nommé Mr Jourde, qui entra avec 7 vaches bien grasses malgré les coups de gaffe du batelier pour l’empêcher de rentrer.

Deux vaches  seraient tombées à l’eau et se seraient accrochées à l’avant du bateau et le mouvement de foule dans le but de sauver celles-ci inclina le bateau sur l’avant qui sombra.

 

C’est ce tragique accident qui alerte les maires de la commune et communes avoisinantes sur l’urgence de construire un pont sur l’allier pour rejoindre les 2 rives.

Et c’est en 1845 que le pont suspendu fut mis en service

Mais le bac n’est pas mort car suite aux diverses tragédies que subissent à trois reprises les ponts suspendus on a dû recourir aux bacs pour effectuer les traversées en attendant que les réparations sur les ponts soient effectuées.

Voir lien ci-dessous pour les ponts suspendus

Les Bacs à Auzon
Les Bacs à Auzon

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Auzon comme vous ne l'avez jamais vu

12 Septembre 2017, 17:02pm

Publié par Papou Poustache

Voici une vidéo exceptionnelle du village d’Auzon filmé par un drone et offert par Bernard Olivier à la  la mairie d’Auzon qui le diffuse

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Auzon un village de caractère

12 Septembre 2017, 07:53am

Publié par Papou Poustache

 

 

 

 

Auzon le village médiéval

Village qui se situe en Haute Loire Région Auvergne Rhône Alpes

Auzon est un village de caractère de la Haute-Loire qui est situé à 15 Km au nord de Brioude et à mi chemin entre le Puy en Velay (70 Km) et Clermont- Ferrand (70 Km).

Le vieux bourg est implanté sur un éperon rocheux (altitude 441m) dominant la vallée de l’Auzon et du Gaudarel et non loin de la rivière Allier et est doté d’une grande richesse historique et patrimoniale.

Vous pourrez vous promener dans les rues anciennes certaines pavées d’autres surprenantes vous bénéficierez d’une vue exceptionnelle sur le bas du village avec le ruisseau Auzon.

Le chemin de ronde qui contourne le château et la collégiale dans un espace de verdure vous procurera des points vues remarquables sur le village.

Au point culminant se trouve l’église St Laurent, le château, la Halle, la chapelle Saint-Michel en descendant la rue vous trouverez une porte de la ville Le Brugelet, mais auparavant vous aurez pu visiter son écomusée.

Vous pourrez vous promener dans une nature préservée tout au long des circuits balisés autour de thèmes différents.

L’Allier vous offre un espace de fraîcheur et de calme ou les pêcheurs pourront s’adonner à leur activité.

Ce village de caractère concourt pour le titre de plus beau village de France.

Ci joint un article concernant l'histoire du village et son patrimoine

 

 

Auzon un village de caractère
Auzon un village de caractère
Auzon un village de caractère
Auzon un village de caractère
Auzon un village de caractère

Histoire

 

Malgré la présence d’une inscription gallo-romaine incluse dans le mur de l’église, aucune preuve ne permet d’affirmer l’existence d’un habitat à cette époque sur l’éperon.

Un castrum d’Auzon est mentionné pour la première fois à la fin du 10éme siècle dans une chartre du Cartulaire de Sauxillanges.

 

Une viguerie d’Auzon est mentionnée dans la première moitié du 11éme siècle.

Elle résulte de la construction d’un nouveau château constituant pour les populations un nouveau chef-lieu.

 

Au cours du 11éme siècle, la famille féodale des Bompar, qui semble être le premier seigneur du lieu, partage une co-seigneurie avec les comtes d’Auvergne.

A la suite de l’intervention de Philippe Auguste  en 1211 qui voit la confiscation d’une grande partie des biens du comte d’Auvergne, Auzon passe dans le domaine royal.

Symbole de cette implantation, un château royal est édifié, le château Bourbon.

 

 

Vers 1260, une chartre de franchise est accordée au bourgeois d’Auzon qui peuvent s’administrer eux même.

 

Elle démontre l’importance  et le développement commercial de la ville, illustrés par la halle dont subsiste des vestiges de l’édifice d’origine.

C’est à la fin du 13ème siècle que la seigneurie d’Auzon passe aux mains de la famille Montmorin .

 

Si le 15éme siècle est marqué dans la région par les violences de la guerre, la reprise économique semble rapide car des 1410, un marché et une foire sont accordés à la ville.

 

Auzon un village de caractère

 

 

 

Famille Montmorin

En 1557, François de Montmorin coseigneur du lieu, rachète le château Bourbon et des terres royales.

La ville perd alors sont titre de ville royale.

A la fin du 16ème siècle, la seigneurie d’Auzon revient par mariage à la famille de Polignac .C’est un des membres de cette famille qui fonde en 1639 un monastère de bénédictines à l’emplacement du château Bourbon qui disparaît comme carrière de pierres.

Auzon un village de caractère
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Auzon un village de caractère
Auzon un village de caractère
Auzon un village de caractère

L'essor du village

 

A partir du 18ème siècle, on peut suivre l’essor de la ville en s’appuyant sur l’augmentation constante de la population.

Malgré les soubresauts dus aux épidémies, la commune atteint un point culminant à 1600 habitants en 1896.

Cet essor est lié à ma proximité du bassin minier et industriel.

Une briqueterie tuilerie est en fonctionnement à Chappes.

Auzon un village de caractère

Début de l'ère industrielle

Au début du 20éme siècle s’installe dans la plaine l’usine métallurgique mispickel unité de traitement de l’arsenic contenu dans ce minerai, ce qui ne sera pas sans poser des problèmes de pollution.

Auzon un village de caractère

Une économie en plein essor

A cette usine s’ajoutent les mines et verreries qui assurent une certaine prospérité au bourg.

Auzon un village de caractère
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Le déclin du village

Le déclin s’amorce avec les pertes humaines de la première guerre mondiale et la crise industrielle qui touche le bassin minier.

Aujourd’hui, ce bourg est préservé et s’investit dans le tourisme en alliant nature et patrimoine.

Auzon un village de caractère

Du bac au pont

 

Situé sur la rive droite de l’allier la traversée de l’allier a toujours posé problème pour les habitants du bourg souhaitant se rendre  dans les villages de la rive opposée.

Assuré dès le moyen age par deux bacs, le passage n’est jamais sans danger.

En 1826, le jour de la foire le bac de Chappes chargé d’une cinquantaine de passagers coule au milieu de la rivière, entrainant la noyade d’une quinzaine de personnes.

Aussi est il décidé de faire un pont.

Auzon un village de caractère

Les différents ponts

 

Le premier pont suspendu est construit en 1845, un second en 1847 après la crue de 1846, un troisième en 1855 après que le tablier du pont eu été arraché par un ouragan, un quatrième en 1869 et enfin le pont actuel en béton armé datant de 1934.

Auzon un village de caractère
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Auzon un village de caractère
Auzon un village de caractère
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Une industrie ancienne

 

Derrière ce paysage verdoyant  il est difficile d’imaginer un pays minier.

Pourtant l’existence d’un dépôt houiller communément appeler bassin houiller de Brassac, permet dès la fin du 15ème siècle l’exploitation du charbon.

 Mais il faut attendre l’arrivée du chemin de fer en 1855 pour voir la multiplication des mines et industries annexes.

Apparaît alors la figure typique de l’ouvrier paysan qui domine à Auzon.

Après avoir accompli son travail à la mine, il rentre chez lui pour s’occuper de son petit domaine familiale.

Auzon un village de caractère

Le village agricole

Il faut imaginer les coteaux autour d’Auzon entièrement déboisés avec dans les coteaux exposés au Sud et sud Ouest des vignes et sur les autres des jardins et vergers ainsi que des prairies.

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La collègiale

Église Saint-Laurent est une collégiale bénédictine d’architecture romane construite à l’apogée de l’art roman auvergnat.

Elle possède un porche sud que l’on appelle ganivelle.

Elle a été classée monument historique en 1906.

Auzon un village de caractère
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Auzon un village de caractère
Auzon un village de caractère
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La porte du Brugelet

 

A la fin du 13e siècle, l'ancien castrum avait cédé la place à une ville. Au 15e siècle, à cause des risques d'attaques des routiers, reconstruction d'un mur d'enceinte. Si la ville était bien gardée au nord par le château et le mur d'enceinte, elle était vulnérable côté plaine. Un mur sud fut élevé et défendu par quelques tours et percé d'une porte. La porte fortifiée prit le nom du quartier, le Brugelet.

Inscrite au patrimoine en 1997.

Auzon un village de caractère

La halle

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Les ponts à Auzon

7 Septembre 2017, 16:30pm

Publié par Papou Poustache

 

Dans cet article vous allez découvrir les différents ponts qui ont été construits pour traverser l’Allier à Auzon le pont en béton armé ne fera pas l’objet de cet article.

Les photos ne concernent que le dernier pont suspendu.Et les photos des bacs et barques proviennent du port de Brassaget.

Les ponts à Auzon

A l’origine

 

Pendant plus de deux cents ans un bac reliait Chappes à Lugeac /Lubières sans le moindre incident mais le 9 Décembre 1826 une embarcation sombra entraînant dans la mort 15 passagers sur les 32  qu’elle transportait.

Cet accident aurait dû alerter les autorités mais il a fallu attendre une douzaine d’années pour qu’une décision soit prise pour construire un pont.

Les ponts à Auzon

Le premier pont suspendu

 

C’est en 1839 que l’ingénieur Reytier présente un projet de pont suspendu.Le tablier aura une portée de 80 mètres et une hauteur de 6.4 mètres.

Mais c’est le 17 Décembre 1842 que le projet est soumis pour adjudication pour faciliter cet acte une subvention de 20000 francs est accordée.

Après avoir réfuté deux adjudicataires c’est l’entrepreneur Escarraguel de Bordeaux qui enleva le projet le 14 Février 1844.

Les travaux qui durent presque un an et c’est le 1er Mars 1845  que l’ouvrage est réceptionné.

Moins de deux ans après la mise en service du pont celui-ci est emporté par la crue de la nuit du 17 au 18 Octobre 1846 son tablier disparaît totalement sous les flots.

La verrerie Notre dame du port qui venait d’ouvrir ses portes a été entièrement ruinée et plus de 100 personnes se sont trouvées prisonnières ils échappèrent à la mort grâce au dévouement des mariniers de Brassac.

Les ponts à Auzon

Le deuxième pont suspendu

 

Le cahier des charges stipulait que le concessionnaire avait l’obligation de reconstruire le pont a ses frais « dans les mêmes normes ».

Celui-ci reconstruit l’édifice et le 28 Décembre 1847 le pont est à nouveau ouvert à la circulation.

Mais le 20 avril 1854 un ouragan d’une force exceptionnelle frappe Auzon et alentours soulevant les toits emportant les cheminées et déracinant les arbres.

C’est alors que se produit un accident sans précédent le tablier est emporté par la tornade.

Les ponts à Auzon

Pour rétablir la traversée le préfet met gratuitement à la disposition du grand public une barque.

Les ponts à Auzon

Le troisième pont suspendu

L’épreuve est dure pour le concessionnaire qui n’avait comme revenu que les modestes péages pour construire un autre pont mais ayant accepté les risques il fallut assumer.

 

 

Le préfet remet en demeure le concessionnaire du pont de reconstruire celui-ci mais Escarraguel demande des délais et entre temps la crue du 18 Novembre emporte le bac ainsi que tout le matériel.

 

Le passage a été rétabli dans l’été 1855 mais tout n’est pas sécurisé les abords n’ont pas été aménagés la crue du 30 mai 1856 fragilise l’édifice .Après plusieurs mises en demeure du préfet, sans réponse, le conseil d’état ordonne à Mr Escarraguel  de réparer immédiatement à ses frais.

 

Le troisième pont vécut 10 ans et 2 mois.

Les ponts à Auzon

Le quatrième  pont suspendu

 

La concession d’Escarraguel expire le 24 août 1866 et le 24 Septembre 1866 une crue emporte le troisième pont et inonde à nouveau la verrerie de ste Florine en entraînant plusieurs maisons.

 

En attendant que les études avec des normes plus sûres soient faites on établit un bac provisoire qui sera adjugé pour 3000 Francs.

Les ponts à Auzon

 

L’estimation du nouvel ouvrage dépasse les 100 000 Francs.

L’ouverture du pont sera portée de 80m à 110m.

L’adjudication est donnée le 23Janvier 1869 à Mr Veysseyre Jean Ainé.de Brioude moyennant une subvention de 29 000 Francs du département et une concession de droits de péage pour 30 ans.

Les épreuves et la mise en service ont lieu le 4 août 1870.

 

Source du texte : Ponts de la Haute Loire de Jean Chevalier et de Pierre Cubizolles Auzon

Les ponts à Auzon
Les ponts à Auzon

Le 5ème pont fera l’objet d’un article complet  j’attends des photos inédites.

Revenons sur les catastrophes

Les ponts à Auzon
Les ponts à Auzon
Les ponts à Auzon

Pour mieux vous rendre compte voici quelques cartes

Carte du 18ème siècle

Les ponts à Auzon

Carte du 19ème siècle

Les ponts à Auzon

Carte début du 20 éme siècle

Les ponts à Auzon

Carte fin du 20ème siècle

Les ponts à Auzon

Ils en parlaient

Documents pour étayer le texte

1924/05.

 

 

Extrait 1 :  dépar- général tementale. général V Vétérinaire départemental -- Frais de bureau et d'imprimés - 176 88 Vicinal (Service) : (Emploi de la taxe sur les voitures automobiles) 81 18 (Chemin de grande communication n° 5. —Pont suspendu de Chappe à Auzon(...)21 (Chemin de grande communication n° 28) 177 17 (Chemin de grande communication n° 44) .80 98 (Élargissement du pont de Goudet(...)

Extrait 2 :  COMMUNE D'AUZON. — Chemin de grande communication n° 5: — Pont suspendu de Chappe. — M. Fayolle donne lecture du rapport suivant

Extrait 3 :  86 SÉANCE DU 27 MAI, 1924 « MESSIEURS, « Votre: troisième Commission, considérant que l'éclairage du « Pont suspendu d'Auzon, s'impose par suite de sa situation dans « la région minière, région où la circulation de nuit est très « intense, et par suite de la situation de ce pont, reconnaît que « l'éclairage de ce Pont s'impose et en prend l'installation et « l'entretien à sa chargé, soit 3

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Les grandes crues de l'Allier

16 Août 2017, 19:28pm

Publié par Papou Poustache

Crues de l'Allier dates importantes.

On s'attardera plus sur le 19ème siècle pour mesurer l'incidence dramatique et économique qu'avaient ces crues de l'allier car à cette époque celle-ci était utilisée pour faire le transport de marchandises.

Pour le bassin minier ce fut la crue de 1856 la plus désastreuse.

Cet article est inspiré de la revue de la Fédération de la région Auvergne pour la nature et l'environnement,de recherche dans les archives ,de documents d'époques qui seront en fin d'article

Novembre 1790

Dans les premiers jours de novembre 1790, presque toute la France connaît des précipitations assez soutenues. Elles s’accompagnent sur le bassin de la Loire supérieure d’une augmentation des températures qui entraîne la fonte de la neige très abondante dans les monts de l’Auvergne.

Il en résulte des crues importantes sur la Loire tous les cours d'eau tributaires de la Loire, dans sa partie supérieure, grossirent d'une manière extraordinaire

. La Loire atteint 6,24 mètres à Roanne et

6,3 mètres à Decize et Nevers. L’Allier connaît une de ses plus fortes crues, soutenue par ses affluents dont la Dore. Le niveau de l’Allier atteint 5,85 mètres à Pont du Château, 4,86 mètres à Vichy (18 pieds) et 6,22 mètres à Moulins dans la nuit du 11 au 12 novembre. Sur la Dore, on relève 4,68mètres à Ponts de Dore. En aval du bec d’Allier les crues simultanées de la Loire et de l’Allier se propagent.

On relève 6,52mètres à Gien, 6,00mètres à Orléans, 6,65mètres à Tours. Puis la crue s’amortit à l’aval où elle n’atteint pas de hauteurs significatives.

Les dégâts sont conséquents. À Nevers, la Loire a dépassé la levée de Sermoise inondant les quartiers bas, cinq arches du pont sont emportées. Sur l’Allier la ville de Moulins est particulièrement touchée, la crue arrivée subitement dans la nuit du 11 au 12 inonde toute la basse ville avec jusqu’à trois mètres d’eau (11 à 12 pieds) suite notamment à la rupture de la levée des Garceaux en rive droite. Au total, 654 maisons sont touchées. Vichy connaît également quelques inondations, l’eau reste 16 jours.

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Crues du 17 au 19 Octobre 1846

Cette crue fut une des plus catastrophiques du 19ème siècle .

Des pluies continuelles se sont abattues sur les Cévennes depuis le 10 Octobre et entre le 15 au soir et le 18 au matin on assiste à un fort épisode cévenol.

Plusieurs rivières débordent sur le haut du bassin..

La majorité des dégâts enregistrés sont entre Langeac et Coudes.

Dont voici l'inventaire de l'époque

Les pertes en denrées et marchandises ont été d'autant plus fortes que le débordement est survenu juste au moment où, dans tous les ports de la rivière, les bateaux chargés de fruits, de vins, de charbons attendaient la crue périodique d'octobre pour descendre. Aussi n'est-il encore possible que de les apprécier d'une manière approximative, parce que beaucoup de dommages essuyés par des particuliers restent ignorés et ne seront relevés que plus tard. Provisoirement, voici les sinistres constatés le 18 octobre et parvenus à notre connaissance en ce moment : Le pont d'Auzon enlevé ; les casernes, les magasins, l'étendage, la moitié d'un four des verrières de la limite de la Haute-Loire emportés. Au port de la Tope et du Feu, 1,500 à 2,000 voies de charbon, et au port de Bouzor 800,000 hectolitres de coke entraînés; au même port, douze bateaux chargés perdus, et huit vidanges perdues ou échouées sur les graviers. Dans les ateliers de Vezezous et de Jumeaux il ne reste plus ni bateaux ni bois. A Brassaget, l'inondation a causé des malheurs plus grands encore, parce qu'il y en a d'irréparables ; deux hommes ont été écrasés par l'éboulement d'une maison, et dans le même village onze constructions, en aval et en amont du GrosMenil, ont été renversées par les eaux. Le mur de clôture du pont a été enlevé sur 40 mètres de longueur; 150 à 200 voies de charbon ont été perdues.

Texte pris dans:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5657130g/f25.texte.r=crue%20allier%20%20octobre%201846%20auzon.langFR

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La crue du 30 Mai au 1er Juin 1856

1856 est une année pluvieuse et l'Allier connait des crues répétées .Les pluies sont continuelles depuis Avril.

En effet ce 30 mai 1856 d'importante pluies dues à un épisode cévenol sont tombées.

En Haute-Loire Langeac ,La voute Chilhac et la plaine de Brioude -Auzon subissent des dégâts importants:Maisons emportées,récoltes perdues,terrains ravinés.

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La crue du 24 au 26 septembre 1866

Celle ci-fut la plus désastreuse car ce sont entre Prades et Vichy une centaine de maisons détruites,plus de 200 inondées,9 ponts détruits,la voie ferrée au Saut du Loup coupée.

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La crue du 16 au 18 Octobre 1907

Précédée par 2 autre crue fin septembre et début octobre ,la crue occasionne des dégâts aux terres agricoles et au voies de communications mais pas de dommage immobiliers.

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La crue du 25 au 27 Octobre 1943

Du fait de fortes précipitations dans les Cévennes en 48heure il est tombé 340mm .

C'est une crue rapide .

Les dégats sont importants sur le basin de Vichy.

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La crue de 1973

J'ai été marqué par cette crue et bizarrement elle n'est pas répertoriée dans les anales.

Pourtant je me souvient des grosses précipitations tombées ce 24 Décembre 1973 sur un épais manteau neigeux provoquant le débordement de l'Allier.

J'étais parti réveillonner au Vernet La Varenne et le matin à 2 heures il n'y avait aucun pont accessible pour rejoindre Brassac nous avons traversé à Coudes.

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La crue de 1980

Si elle ne fut pas meurtrière comme dans la Loire elle occasionne des dégâts importants.

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Les dernières crues les plus récentes sont 2003 et 2008.

Simple piqure de rappel pour nous dire que le risque existe et qu'à n'importe quel moment les éléments peuvent se déchainer

Les grandes crues de l'Allier
Les grandes crues de l'Allier
Les grandes crues de l'Allier
Les grandes crues de l'Allier

Ils en  parlaient

 

Histoire des eaux minérales de Vichy. Tome 2, Fascicule 3 / par Antonin Mallat et le Dr J. Cornillon,... -G. Steinheil (Masson) (Paris)-1906 Informations détaillées Afficher le texte brut
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  • Auteur :Cornillon, Jean (1846-1936)
    Sujet:Eaux minérales -- France -- Vichy (Allier) -- Histoire
  • Extrait 1 :

Lors de la grande crue de 1846, le dimanche 18 octobre à trois heures du soir, un bateau de charbon, entraîné par l'eau en furie, vint buter contre ce pont de pilotis et en brisa complètement la bonne moitié, toute la partie, rive droite, qui aboutissait à VichyLa crue du 31 mai 1856, qui entraîna cinq arches du viaduc de Saint-Germain-des-Fossés et le pont Boutiron, ne fit aucun mal au pont de Vichy

 

Histoire de l'inondation de 1846, de ses causes et de ses ravages. Traits de courage, de dévouement et d'héroïsme auxquels elle a donné lieu. Souscriptions, ordonnance du roi... Avec une notice historique sur les inondations en général -Maistrasse et Wiart (Paris)-1846 Informations détaillées Afficher le texte brut
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  • Date d'édition:1846
  • Extrait 1 :

La plus haute crue des eaux de la Loire dont on garde le souvenir date de 1789 , mais celle du 17 au 19 octobre 1846 aura eu le funeste avantage de la dépasser de 1 mètre 50 centimètres

Extrait 2 :

COSNE, 22 octobre. — Dès dimanche, la Loire grossissait à vue d'oeilon disait que cette crue était causée par l'Allier seulement, mais on avait à redouter celle du fleuve luimême

Extrait 3 :

21 — Les pertes en denrées et marchandises ont été d'autant plus fortes que le débordement est survenu juste au moment où, dans tous les ports de la rivière, les bateaux chargés de fruits, de vins, de charbons attendaient la crue périodique d'octobre pour descendreProvisoirement, voici les sinistres constatés le 18 octobre et parvenus à notre connaissance en ce moment : Le pont d'Auzon enlevé

Plus récent

Crue de la Loire du 21 septembre 1980, effondrement du pont de Coubon sur la Loire, à l'amont de Brives Charensac, (auteur

: Roland Galien)

Sur la Loire, le bilan humain est dramatique avec huit morts et une trentaine de blessés. Sur l’Allier, 200 maisons sont inondées dans la commune de Brassac. Tant sur la Loire que sur l’Allier, il y a des dégâts matériels conséquents, avec de nombreuses entreprises au chômage technique et des dégâts agricoles. Au total, ils sont estimés à 356 millions de francs (MF), avec le détail suivant (valeur 1980).

Crédit photo:auteur: Roland Galien

A lire aussi

 

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rga_0035-1121_1923_num_11_2_5511?_Prescripts_Search_tabs1=standard&

Voici des extraits

LES CRUES DE L'ALLIER

Par H. ONDE.

INTRODUCTION Description du bassin de l'Allier.

L'Oligocène vit s'esquisser le bassin de l'Allier, La délimitation du synclinallémanéen, de bassins annexes -sur. l'emplacement des vallées de Г Ala gnon et de la Dore, et de la dépression Miouse-Sioule, est contemporaine- d'une première série de mouvements alpins К La dénivellation entre les voûtes anticli- nales^et synclinales s'accentua au Miocène; puis, au Pliocène et au début des temps quaternaires, des mouvements de nature épeirogénique plutôt qu'orogénique marquèrent un rajeunissement de la région s. Cependant, au cours de phases répétées d'activité volcanique, les voussoirs surélevés se hérissaient d'appareils éruptifs. L'évolution normale se trouvant ainsi fréquemment interrompue, le bassin de l'Allier s'est trouvé caractérisé par une régularisation peu avancée des profils en long et en travers des talwegs.

1 Glangeaud, Sur la continuité des phénomènes orogéniques dans une partie du Massif Central et leurs relations avec les phénomènes volcaniques et hydro- logiques {Bull. Soc. Géol. de France, 4? série, VIII, 1908, p. 273), Cf. également 12. Les numéros en chiffres gras représentent les appels de la bibliographie, donnée à la fin de l'article.'

 

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