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 L'Auvergne Vue par Papou Poustache

Articles avec #eglise

Souvigny dans l'Allier

1 Novembre 2016, 07:27am

Publié par Papou Poustache

Voici le village de Souvigny

Souvigny est un village du centre de la France. Le village est situé dans le département de l'Allier en région Auvergne Rhône Alpes. Le village de Souvigny appartient à l'arrondissement de Moulins et au canton de Souvigny. Le code postal du village de Souvigny est le 03210 et son code Insee est le 03275. Les habitants de Souvigny se nomment les Souvignyssois et les Souvignyssoises.

En fin d’article se trouve la carte de France

Son abbaye

Au milieu du Xe siècle, des moines dépendant directement de l’abbaye de Cluny s’étaient installés aux alentours de l’actuelle église Saint-Pierre.

Auparavant, un ancêtre des Bourbons, Aymard, avait donné Souvigny, l’une de ses possessions, à un prieur de Cluny, Bernon. Un monastère venait d’être créé dans ce village de Bourgogne à la suite également d’une donation.

A la fin du Xe siècle, en 994, un religieux du nom de Mayeul, supérieur de Cluny, s’éteignit à Souvigny où il fut inhumé. Son ami, le roi Hugues Capet, viendra lui rendre hommage. Un tombeau et des miracles attribués à l’abbé, conduisent Souvigny à devenir un lieu de pèlerinage.

Afin de recevoir correctement les pèlerins, on construit ce qui deviendra plus tard le prieuré ; les travaux furent dirigés par Odilon, alors à la tête de l’abbaye de Cluny. À sa mort, ce dernier sera enterré aux côtés du supérieur Mayeul.

Dès lors, Souvigny devient un site religieux important sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, avec la consécration par le cardinal Pierre Damien et la visite du pape Urbain II.

Au cours du XIIe siècle, Souvigny, alors possession du duc de Bourbon, est délaissé au profit de Moulins.

L’évolution de Souvigny se fit autour de l’église prieurale et de sa dépendance à l’abbaye de Cluny.

Souvigny dans l'Allier

Auvergne d'hier et d'aujourd'hui: Place de l'église à Souvigny(Allier)

 

Auvergne

Souvigny (03)

L'évolution de la place durant le dernier siècle.

Cartes de 1910 et photos du mois de mai 2012

 

Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier

03210 Souvigny

 

Auvergne

Bourbonnais

Souvigny (Allier)

Photos du mois de Mai 2012


Voici les photos du village de Souvigny et des alentours.
Pour rappel, et pour situer ces images dans leur contexte, Souvigny est situé dans le département de l' Allier de la région de l' Auvergne et a une surface de 44.35 km ² pour une population de 1 950 habitants. La carte de france du village de Souvigny est présente en bas de page. On peut y voir Souvigny vue du ciel.

 

Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier

Généalogie Auvergne: Album photos de Souvigny (allier)

 

Souvigny

Images du net

 

 

 

 

Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier

Baladons nous dans les rues de Souvigny (Auvergne)

 

Auvergne

Souvigny(03)

Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier

Patrimoine Auvergnat: Ancien chateau à Souvigny(03)

 
 
 
 
 
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Bourbonnais
 
 
 
 
Souvigny dans l'Allier
 
Photos du mois de Mai 2012
 
 
 
La résidence des ducs de Bourbons à Souvigny
Par Dominique LAURENT


Combien d'habitants de Souvigny savent-ils que cette bâtisse, longtemps délabrée, rue du Château, située à une dizaine de mètres de l'église Saint-Marc, est l'ancienne résidence ducale ?
Elle est composée de plusieurs bâtiments. Son architecture n'est pas spectaculaire, mais il subsiste encore de nombreux témoignages de sa splendeur. La cohabitation avec le Prieur et les moines interdisait qu'elle présentât des attributs militaires. Seule, sur la rue du château, une tourelle évoque un poste de garde. Quand il institua sa Chambre des Comptes, en 1374, Louis II avait prévu son implantation à Souvigny ("nous avons une chambre des comptes qui se tiendra continuellement en notre hôtel de Souvigny"). Mais, les moines et leur prieur, dont les droits avaient souvent été bafoués, notamment sous les Archambaud, sourcilleux quant à leurs prérogatives, durent voir d'un mauvais oeil l'installation d'une administration ducale permanente qui aurait pu porter atteinte à leurs privilèges. Sa présence se fit donc discrète : le 6 novembre 1376, un conseil ducal se réunit à Souvigny, le bailli de Bourbonnais tint une audience en mai 1377, non sans avoir dû auparavant obtenir l'approbation du prieur. Rapidement, la Chambre des Comptes s'installa à Moulins.
Anne Dauphine, comtesse de Forez, avait reçu la châtellenie de Souvigny en douaire après son mariage avec Louis II. Elle y demeurait fréquemment. Les comptes de sa "maison", déposés aux archives départementales de la Loire ou dans celles de la société de la Diana, à Montbrison, nous instruisent de ses déplacements, et de la durée des divers séjours qu'elle effectuait dans chacune de ses résidences, séjours qui lui permettaient d'aller à la rencontre de ses sujets et de faire ainsi reconnaître son pouvoir.

Les séjours d'Anne Dauphine à Souvigny

du 1er mai 1382 au 31 juillet 1383, soit 468 jours : 355 jours 70% du temps,
du 6 septembre au 9 décembre 1409, soit 117 jours : 35 jours 21% du temps,
du 1er janvier au 2 février 1417, soit 33 jours : 14 jours 33,3 % du temps.

De quelle époque date cette demeure ? On sait qu'en octobre 1378, le duc de Bourbon l'avait fait agrandir par l'acquisition, auprès d'un bourgeois de Bourges, d'une maison et de ses dépendances "vocatas domos auz Palordes". Par la suite, l'hôtel ducal était le plus souvent désigné comme l’"hôtel aux Palourdes". Nul document ne nous permet de connaître ses dimensions : la résidence fut agrandie par des ajouts réguliers. En 1431, on fit racheter par Jean Fouet la maison saisie sur Hugonin Alery, joignant l’"ostel Monseigneur le duc, appelé des Palordes", séparée de celui-ci par une "ruette entre deux". Simple prête-nom, Fouet s'empressa de la rétrocéder au duc deux mois plus tard. Le plan cadastral de 1831 permet d'imaginer comment se présentait la résidence ducale à la fin du XVe s. : elle était constituée de deux ensembles de bâtiments, centrés autour de deux cours.

L'hôtel ducal se composait d'une haute tour, couverte de tuiles plates, dont deux "milliers" furent fournis en 1412 par Berthomer Gillet, d'Agonges. Sur le toit, le Moulinois Jean Gadon, "enduiseur et couvreur de maisons" avait cette même année "monté et estagé le nye de la Cigoigne, sur la haulte tour de l'ostel Madame la duchesse", Pierre Terry, serrurier de Souvigny, fut, quant à lui, chargé de "fere le roe du nyc de la Cigoigne, fecte et mise de novel sur la haulte tour de l'ostel mad.dame". Les mentions de passage et d'étapes de cigognes n'étaient pas rares en Bourbonnais, au Moyen Age : il existait également une tour de la Cigogne à Moulins, sur l'enceinte de 1461, et un champ de la Cigogne, le long de l'Allier, près du château de Belleperche.
Dans l'enceinte de l'hôtel ducal, une chapelle était dédiée à sainte Catherine, Messire Jean de Chagi, prêtre, en était vicaire au début du XVe s.. On sait qu'elle était éclairée au moyen de "verrines" ou "verrières" dont l'entretien était assuré par Gilbert Gallant, verrier de Monseigneur, venant spécialement de Moulins pour ce faire. Un autre symbole de la noblesse de cette demeure était l'existence d'un colombier. Les comptes nous apprennent que l'on dépensait régulièrement de l'orge et des fèves pour nourrir les "colons du colombier de Madame, étant à Souvigny".

Pour assurer la restauration de toute la maison ducale, la présence d'une cuisine, bâtiment à part du reste de la demeure, était indispensable : la réfection de sa toiture était un souci constant du "maître des dépenses" de la duchesse. On l'assurait régulièrement, par tranches.
La cuisine communiquait avec la cour : elle avait donc un accès direct au puits. Les fumées et les odeurs étaient évacuées vers l'extérieur.
Les comptes des hôtels peuvent donner un aperçu de l'alimentation du château : les dépenses engagées journellement pour le compte de la maison de la duchesse, qui résida à Souvigny du mardi 12 janvier au samedi 30 janvier 1412 (n.s.) sont contenues en un registre. Quelques feuillets sont effacés : néanmoins, on connaît le détail des achats effectués au cours de 14 journées. On mangeait beaucoup de viande, notamment du mouton. Les légumes verts et même les légumineuses semblent avoir été ignorés. Pas de fruits, peu de desserts. Les menus manquaient de" variété : pratiquement, on retrouvait du mouton chaque jour (la chair d'un mouton entier revenait à 8 s., quand le salaire journalier d'un ouvrier s'élevait à 2 s. 6 d.. Il s'agissait donc d'une nourriture bon marché, car il faut considérer que chaque jour l'on nourrissait une trentaine de personnes). On retrouvait quasi quotidiennement de la volaille : poule, cochet ou chapon. On faisait maigre le vendredi : le 15 janvier, on mangea des oeufs et du riz (2 livres). Ce jour-là figurait en compte l'achat de gingembre, cannelle, clous de girofle, safran, amandes et sucre. Il est vraisemblable qu'on ait, à cette occasion, constitué des réserves de ces condiments. Le 22 janvier : 45 oeufs et de l'huile servirent à confectionner de grosses omelettes, tout comme le 29 janvier. Et ce fut tout ce qui fut proposé aux menus. Le vin était "pris en garnison" : on n'en buvait pas tous les jours. Il figure en sortie du stock les 12, 13 et 14 janvier : on en consomma entre 4 et 5 setiers au cours d'une journée (on sait qu'à Souvigny, le setier de vin valait environ 7,5 litres : la consommation s'élevait à environ 30 litres. La maison ducale se composant d'une quarantaine de personnes, cette quantité était raisonnable. Anne Dauphine devait prôner la tempérance, car diverses études nous apprennent que la règle était plutôt aux excès en matière de boisson). Le pain était cuit au château et « mis en garnison », exception faite du jeudi 14 janvier. Ce jour-là, outre les 4 douzaines de pain prises dans les réserves du château, on dût aller en acheter 2 à la « pâtisserie » de Souvigny.
Devant la cuisine, une "galerie" permettait de gagner le "petit Pourtal" du château (ce qui sous-entend qu'il y en avait un grand). À côté de la cuisine, existait un four, que l'on avait également recouvert de tuile plate et creuse. Au rez-de-chaussée était situé un garde-manger, auquel on accédait par une marche en "pierre de taille" et qui complétait ces bâtiments dévolus à l'intendance. À titre de comparaison, on put évoquer le château de Chantelle. Tout comme celui de Souvigny, il se composait de nombreux bâtiments non résidentiels et de bâtiments à usage du « commun », c'est-à-dire les gens qui accompagnaient les ducs et duchesses dans tous leurs déplacements. On y trouvait pareillement la "vieille cuisine", abattue en 1499, ainsi qu'une "maison de mad. dame, où l'on faict son garde-manger ». Dans deux actes, on évoque l'achat de maisons ou "chambres", contiguës à la "grant salle de mad dame où elle fait le manger du commun". En 1502, Anne de Beaujeu acheta deux maisons dans la basse-cour à Jean Senat, notaire du Bourbonnais. Elle en fit abattre une pour bâtir la nouvelle cuisine, et la seconde fut conservée en l'état, car composée d'une "chambre haute, carronnée, bien doublée, et un petit grenier dessus et varrière et fenestrages et au-dessous à un sellier pour tenir quatorze ou quinze tonneaux de vin". Dans la troisième maison "on fait à présent fourrier". Un autre bâtiment utilitaire était, à Souvigny, la "taillanderie", pourvue de tables pour que les taillandiers puissent accomplir leur travail : 13 panneaux de "vairrières" y étaient entreposés lors de l'inventaire de 1471. C'est le seul atelier qui nous soit connu, avec le "galletas" où en 1412, on avait installé les artisans chargés de faire l"'imagerie de Monseigneur et de Madame". Fut-ce au château que Jacques Morel, recruté par le duc pour la sculpture de son tombeau, et astreint à résider à Souvigny pendant ce temps, fut hébergé en 1448 ? Il y avait Chantelle des étables, vraisemblablement présentes à Souvigny, bien qu'on y ait jamais fait allusion. L'une d'elle était une dépendance de l"'enfermerye".

Les pièces communes ou "salles" constituaient l'essentiel de la demeure : on sait qu'existait au début du XVe s. à Souvigny une "grande salle" et une "petite". La grande était prolongée par un préau. On n'avait aucune théorie architecturale, exception faite en matière militaire. Quelques détails permettaient d'agrémenter la demeure : telles ces fenêtres « flamenches » dont il est fait mention en 1414. Les bâtiments à vocation résidentielle étaient constitués d'un assemblage de pièces, réunies entre elles par des galeries bois, signalées également dans les maisons des bourgeois aisés où elles reliaient différents corps de bâtiments, autrefois indépendants, mais réunis grâce à des achats successifs par un bourgeois aisé dans le but de les transformer en un "hôtel particulier". Le « commun » disposait de sanitaires : les "chambres aisées" dans la tour. L'évacuation n'avait sans doute pas été très bien étudiée : on dut, en 1412, y faire un grand "pertuis" ou trou, pour les nettoyer, car "elles estoient toutes comblées et ne pouvoient nettoyer sans rompre le mur". On retrouve aussi à Chantelle, ces bâtiments dévolus au "commun". Le château avait une fonction de réception et d'accueil : une grande cuisine et une grande salle à manger concouraient à permettre le rassemblement des nobles du voisinage, ou du conseil ducal. On recevait régulièrement des invités à la table de la duchesse : Madame de Faugirolles (Feugerolles, sans doute, au sud de Saint-Etienne) les 12, 13, 14 et 15 janvier 1412, Le Breton, capitaine de Souvigny les 15 et 20 janvier, le père d'Anne Dauphine : Béraud Dauphin et 5 de ses écuyers, le 19 janvier, la femme et la fille de Jean Oncle, la femme Chambolle, la Pigon et sa fille le mercredi 20 janvier (on les avait conviés à assister également à la "petite messe"), Jean Oncle, sa femme, sa fille et une autre femme dont le nom est effacé le dimanche 24 janvier (ils assistèrent à la "grandmesse" en compagnie de la duchesse). L'importance des bâtiments "communs" par rapport aux appartements privés s'explique également par la composition de la "maison" du duc ou de la duchesse, qui les suivait dans tous leurs déplacements, de Souvigny à Moulins, de Moulins à Bourbon, de Bourbon à Saint-Germain-Laval, de Saint-Germain à Cleppé, à Chevagnes, la Chaucière (près de Vieure), Murat ou Chantelle, Montbrison...

 
 
Les appartements privés de Souvigny semblent avoir été réduits, au temps d'Anne Dauphine, à la chambre de Madame la duchesse" et à celle de "Mademoiselle", sa fille, adjacente à la chapelle. Il n'est jamais fait allusion aux appartements du petit "Jean Monseigneur", qui accompagnait pourtant régulièrement sa mère dans ses déplacements puisque sa "norisse" et sa "berceresse" étaient rémunérées en 1382 et en 1383 sur le compte de la duchesse. Dans la chambre de Madame, se trouvait une cheminée, luxe qui paraît avoir été réservé aux appartements seigneuriaux. La chambre de Mademoiselle était complétée d'une chambre basse et un "portal" lui permettait d'accéder à sa "grand chambre de parement". Les garde-robes, contigües aux chambres, contenaient les effets personnels des ducs et des duchesses. Les appartements privés étaient également pourvus de "retraits", carrelés : Jean Celier, maçon, fut rémunéré pour "carrouer les chambres aisées de la chambre basse de mad. dame".
La résidence ducale de Souvigny connut par la suite les faveurs du duc Charles II : elle était entourée de nombreux autres hôtels particuliers qui lui faisaient, littéralement, de l'ombre, comme l’"hôtel, court et jardins de feu Gillet Le Tailleur", mais surtout celui de feue damoiselle Suzanne du Breuil", que son veuf, Jean de Foulet, écuyer, ,avait entrepris de faire rénover. Séparé seulement de la demeure du duc par une "petite ruelle entre deux", il empêchait la lumière d'éclairer cette dernière. Charles envisagea de la faire abattre, mais ne put mener à terme son projet, car il mourut à Moulins des conséquences d'une épidémie, causant un préjudice au propriétaire, qui avait renoncé à entreprendre des travaux. Sa maison était ainsi tombée "du tout en ruyne et cadance" ; il réclama des dommages et intérêts à la duchesse douairière et à son fils. En 1471, l'agencement des pièces paraît avoir peu varié, si ce n'est que le duc occupait alors la chambre "regardant sur la chapelle", autrefois dévolue à la fille d'Anne Dauphine. La duchesse douairière bénéficiait quant à elle d'une "garde-robe neuve" (pièce à usage de garde-robe).
Les comptes de la duchesse Anne Dauphine nous apprennent que les salles communes ou les appartements ducaux étaient éclairés chaque jour grâce à 2 livres de chandelles de « sif ».
Le château de Souvigny fut donc agrandi au milieu du XVe s.. On ignore ce qu'il advint ultérieurement. Connût-il encore la faveur ducale ? À la fin du Moyen Age, la fonction de résidence et d'agrément fut ajoutée et prévalut sur l'utilitaire, dans certaines demeures, notamment à Beaumanoir, à Yzeure, où un parc fut aménagé. On y avait installé un labyrinthe, une volière, une motte dite des "Congnilz" et une fontaine. L'ancienne forteresse de Chantelle, quant à elle, était dotée d'une "vieille tour", ceinte de murailles, pourvue d'une basse-cour dans laquelle les notables avaient au cours des siècles construit leurs demeures. Pour faire une demeure d'agrément. Anne de Beaujeu racheta diverses maisons de la "basse-cour", notamment "la maison, cour et aisement" que Bodard Charbonnier, écuyer, seigneur du Cloz Arnault en la paroisse de Louchy, y possédait et celle "haute et basse" que Pierre Mareschal, seigneur de Fourchault détenait à l'intérieur même de la première enceinte. La maison de feue Margot à la Marc fut « convertie en jardin ». Ces opérations se déroulèrent entre 1500 et 1514.

En 1471, un inventaire du château de Souvigny fut dressé sous la férule de Thierry Fouet, conseiller du duc, de Guillaume Lappelin, secrétaire de Madame la Grant, assistés de maître Geoffroy Miles, lieutenant général de la châtellenie et de Henri Michecte, procureur, à la mort du concierge : Chatard Courtet.
Il semble que le logement du concierge, non décrit à la fin du XIVe-début du XVe s., était indépendant et doté de sa propre cuisine. Plus souvent habité que le reste du bâtiment, il hébergeait une "caige à papegau" (perroquet), un grant "bresseau (berceau) d'enffent" et une "petite mait affere pain ". Le petit mobilier était rare dans la demeure ducale: certes, on laissait "en garnison" quelques pièces comme les deux "grans bassins d'airain des garnissons de mad. dame" que Jean de la Monte, meignan (chaudronnier), demeurant à Souvigny, fut chargé d"'adouber et reppareiller", mais on le faisait rarement. Au château de Montluçon, seul un plat et une saucière d'étain furent trouvées dans une armoire.
On transportait en effet ce dont on avait besoin, de résidence en résidence : le charretier de la garde-robe suivait la duchesse en permanence. S'il y avait quelque vaisselle de valeur, elle n'était pas conservée dans une résidence : le 18 avril 1410, Micho Cordier, secrétaire et trésorier général du duc reçu de celui-ci, pour les vendre à Paris afin de s'acquitter de ses dettes, car "ne trouvons manière plus presle de faire finance" 2 grands pots dorés pesant 25 m 111° et 1 nef dorée pesant 21 m 6°, pour une valeur de 322 l, 19 s. 8 d., 11 grands plats d'argent blanc, 21 petites écuelles, 20 écuelles d'argent blanc, 10 placell(es) de fruiterie, 4 grands pots d'argent, 2 « esguelles » d'argent blanc "en façon de poires", 1 bassin, 1 pot d'aumône et 3 tasses "à sovage" dorées. Le tout était gardé, sous la responsabilité de Charlot Félix, concierge de l'hôtel de Moulins, en la Chambre des Comptes.
On réalisa, de plus, la vente du corps d'une "ymaige de Monseigneur Saint Louis", en or, pour 60 l. t. par marc, celle du "pié ou sovaige" dudit "yrnaige (...) qui estoit d'argent doré et esmaillé des armes de Monseigneur de Berry et de feue Monseigneur de Bourgogne", pour 7 florins par marc et celle d'un "gobelet d'or couvert, qui naguieres a été fait et puis n'a pas plu à Monseigneur la façon" pour 82 l. 5 s. 9 d.. La valeur du temps de travail nécessaire pour réaliser ces pièces, était, comme toujours au Moyen Age, négligeable par rapport à celle de la matière première. Le duc ne considérait pas qu'il possédait une belle collection d'objets d'art, mais qu'il avait des biens d'une valeur de 3396 l. 14 s. 4 d. t : il était donc normal que ces objets se trouvent entreposés non pas dans une de ses résidences, mais dans sa Chambre des Comptes. Peu de meubles, et de peu de valeur : bancs, tables, tréteaux, en chêne ou en sapin, qualifiés très souvent de "méchants", c'est-à-dire usagés. Ainsi à Souvigny, en 1471, restaient au château : 8 grands bancs dont des bancs à dos, 19 petits bancs "simples", 15 tables (c'est-à-dire de simples planches), 34 tréteaux (sur lesquels on posait les "tables"), 6 buffets (dont un à deux "layettes"), 7 dressoirs, 6 coffres, 4 lits (dont 2 grands lits et une couche), 24 châlits, 2 arches sans couvercle, une arche, 2 tablettes, une "aulmoire", 4 "escabelles" (escabeaux) de chêne, 2 chaises pertusées (percées), 2 chaises à dos, 2 tabliers à échiquier, 3 torchères, une étuve. Dans la cuisine furent trouvés 6 bancs de boucherie (ce qui tendrait à. prouver que l'on débitait beaucoup de viande). Les lits, stricto sensu, étaient la garniture des châlits.
L'inventaire du château de Montluçon, établi par Louis Besson, lieutenant de châtelain et Antoine Baneau, son greffier, nous fournit quelques détails supplémentaires. Dans la chambre où couchait la duchesse, il y avait 3 lits "garnis de coecte et coussin", 2 "ciels" (de lit), dont un serge, une "vielle couverture de fleur de lys », 6 pièces de tapisserie et verdure, 4 pièces de tapisserie de chardon.
Le sol était recouvert de trois petits tapis de Turquie et un grand tapis également "de ouvraige de Turquie". On y trouva "un tapis à mettre sur une table, tout neuf, que led, Jacques (le concierge) nous a dict que sond. maistre (Petit Jean le Tapissier) l'avoit fait et le vouloit pourter en sa maison à Molins". "Mais s'il estoit à Madame riens n'en sest !" En outre, il y avait un grand tableau illustré de 1'"imaige Nostre Dame", une pièce de tapisserie sur le thème des "Fagouteurs", 5 pièces d'oranges rouges (?) et 4 petites pièces d'oranges. Au "logis hault" où devaient loger les gens de sa maison, il y avait 15 "lys garnit de cuissins dont il y en a deux petis", 10 pièces "tant lodiers que contrepoinctez", 14 couvertures blanches confectionnées peu de temps auparavant à l'occasion de la venue de la duchesse à Montluçon, et des garnitures de lits : 2 ciels de verdure et un ciel de chardon, 4 pièces de verdure, 3 rideaux verts et rouges, 1 rideau vert, rouge et jaune, 5 pièces de couverture de serge verte, un petit ciel de serge blanche et "violée" avec le "doulxciel" et 3 rideaux, 9 pièces de serge rouge, un ciel et un rideau de serge rouge. De plus, il y avait 2 parements d'autel "à la façon de Turquie" et un tabouret, défoncé sur l'un de ses côtés. On ignore tout du mobilier de la "chambre du châtelain", si ce n'est qu'elle contenait trois vieilles pièces de tapisserie à chardon.
Le nombre de lits recensés semble indiquer que les dames de compagnie couchaient dans la même pièce que la duchesse. Les lits étaient surmontés et entourés de boiseries et de rideaux ("ciel" et "douxciel"). On y accédait souvent par une marche ainsi dans la chambre du duc, à Souvigny, "un grand châlits de cheisne foncé, garny de marches à l'entour", est mentionné en 1471. On créait un espace clos et on évitait ainsi que le froid ne pénètre, en hiver. Il est probable qu'on ait dormi à plusieurs dans un même lit, toujours dans le même but de conservation de la chaleur. Les 15 lits du "logis haut" confirment que les membres de la maison ducale vivaient en dortoir, et "commun". Tentures et draps (linceulx) étaient utilisés jusqu'à la corde : en août 1413, Ysabeau Tramblese, couturière passa 10 journées à "reppareiller plusieurs plo(..)tées de coutés et plusieurs linceulx des garnisons dud. hostel ».
La décoration des demeures seigneuriales paraît être restée très simple jusqu'à l'avènement des Beaujeu. L'écu ou le blason, appelé aussi "armes" apparût au XIIIe s. et identifiait les familles : c'était un motif très utilisé dans les tentures à cause de ses couleurs vives. Il signait la domination du seigneur. A Souvigny, la garde-robe de la duchesse était pourvue de verrières « es armes de Madame » (les maisons bourgeoises étaient quant à elles dotées de fenêtre garnies de parchemin) et celle du duc de "huit paneaulx de voire est armes de Monseigneur et Madame". C'est également dans la garde-robe de la duchesse qu'était entreposée « une chaise à dos painte aux armes de Madame la duchesse de drap bleu". Les couleurs étaient peu variées. Il s'agissait la plupart du temps de couleurs primaires : les couvertures et rideaux étaient verts, rouges, plus rarement jaunes. Le violet était rare. Associé au blanc, il teintait à Montluçon un "petit ciel" de serge. Les meubles étaient peints : ainsi "une grande cheize peinte de rouge en la chambre où se fait la garde-robe de Madame la Grant" à Souvigny, en 1471. Au début du XVIe s., en revanche, on semble avoir consenti quelques efforts en matière de décoration, ce qui correspond à une évolution des mentalités. Le confort devenait un élément de vie important. Les motifs décoratifs outre les armes ducales, étaient plus variées : le chardon ou les "fleurs de lictz" (lys). Tapis turcs et verdures flamandes étaient également la mode. Le motif de l'homme sauvage ornementait les pieds de vase. Un seul thème champêtre, celui des « Fagotteurs ». Parmi les objets de la chapelle, statuettes, reliquaires... servaient aux actes de dévotions. Il est vraisemblable que la décoration du château de Souvigny ait pareillement évolué. On n'a pas connaissance de l'existence d'une bibliothèque à Souvigny, mais on sait qu'il y en existait une au château de Moulins, puisque son inventaire nous est parvenu.
Contrairement à ce que nous décrit E. Sirot-Chalmin pour le château d'Annecy, à la fin du XIVe s., il semble que les châteaux des ducs de Bourbonnais soient longtemps restés de conception assez simple : peu de chambres, mais des "appartements" où cohabitaient la duchesse et sa maison le duc et ses chevaliers, la duchesse douairière et ses femmes de chambre. Ce n'est guère qu'à la fin du XVe s., que sous l'influence des Beaujeu, on vit apparaître des "maisons de plaisance" ducales. Les forteresses, dont les éléments militaires avaient été réparés à la demande du duc Louis II à la fin du XIVe s., furent aménagés plus confortablement pour la résidence, dans la mesure du possible. La rusticité du "château" de Souvigny fut sans doute la cause de son abandon. Il avait néanmoins été occupé de façon intensive pendant deux siècles au moins. II parait avoir connu peu de remaniements. Dans une des cours, on peut voir un bâtiment à pans de bois, bien rénové par son propriétaire. La partie du bâtiment qui menaçait de s'effondrer dans la rue du château a été rénové par son propriétaire vers 1990. II serait très intéressant de pouvoir procéder à des fouilles, dans les deux cours : il est très vraisemblable qu'y est enfoui du mobilier qui compléterait notre information sur la vie quotidienne au Moyen Age.

 

Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier
Souvigny dans l'Allier

Auvergne en cartes postales anciennes : Souvigny (Allier)

 

 

Auvergne

Cpa

 

Souvigny (03)

 

Patrimoine Auvergnat: Eglise prieuriale de Souvigny(03)

 
 
 

 

Allier(03)

Souvigny

Photos du mois de Mai 2012

Au cœur des prairies enchanteresses du bocage Bourbonnais, dans le village de Souvigny, se dresse la plus belle église de la région. Classée "Grand Site National" grâce à son patrimoine exceptionnel, l’église prieurale de Saint-Pierre à la façade majestueuse fut l’une des cinq abbayes, filles de Cluny.

L’histoire de cet édifice se confond avec celle de la famille de Bourbon. Tout commence ver 920 lorsque Aymard, ancêtre de la famille des Bourbon fait don de l’abbaye à la paroisse de Souvigny. Une donation confirmée en 954 par un Archambault.

Immense et magnifique, l’église actuelle est le résultat de plusieurs aménagements au cours des siècles. Long de 87 mètres l’abbatiale découvre une nef grandiose décorée par une multitude de chapiteaux très variés. La chapelle Neuve abrite les tombeaux du duc de Bourbon Charles 1er et de sa femme Agnès de Bourgogne, Anne de Beaujeu, de Jean II…

L’église possède un orgue de renommée internationale qui fait encore l’orgueil du village.

Chaque été, à la fin du mois de juillet, une grande fête médiévale replonge la cité de Souvigny dans la liesse de l’époque des troubadours, des chevaliers et des bâtisseurs…

 

 

 

Souvigny dans l'Allier
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Auvergne d'autrefois: Enseigne à Souvigny (03)

 

Bourbonnais

Allier

Souvigny

 

Souvigny dans l'Allier
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Notre Dame du Port

7 Mai 2016, 05:06am

Publié par Papou Poustache

Notre Dame du Port
Notre-Dame du Port à Clermont-Ferrand est en grande partie dissimulée par les maisons du quartier qui l'entoure. Elle a été construite au 12è siècle, sans qu'une date plus précise puisse être avancée. Un seul document d'époque permet de dater la fin des travaux autour de 1185.

 Notre-Dame du Port est une des cinq églises "majeures"(1) d'Auvergne. Une première église, construite au VIe siècle, est très endommagée par les invasions normandes. Elle est restaurée au IXe siècle avant la construction de l'église actuelle. Il ne semble pas évident de connaître les dates de celles-ci. Certains auteurs, en s'appuyant sur deux textes relatant des quêtes au XI et XIIe siècle, évoquent une construction longue en plusieurs étapes. Cependant, l'unité de l'édifice semble contredire cette hypothèse. Il est également difficile de penser, au vu de l'architecture de l'église, qu'elle daterait tout entière de la fin du XIIe siècle (le second texte évoque l'année 1185).

 

 

 

1)Majeures (églises majeures d'Auvergne) : les églises majeures d'Auvergne sont au nombre de cinq : Notre-Dame du Port, à Clermont Ferrand, Saint Nectaire, Saint Saturnin, Orcival et Issoire. Il s'agit de cinq belles églises romanes du XIIe siècle qui, malgré leurs personnalités propres (taille, variations), présentent de nombreuses similitudes. L'élévation de la nef est à deux niveaux, arcades et tribunes, sans fenêtre. Les collatéraux sont surmontés par des tribunes voûtées en demi-berceaux qui soutiennent le berceau central, solution originale au problème du voûtement. A l'extérieur, il n'y donc pas d'étagement vaisseau central-collatéraux. Les arcades des tribunes (et les grandes arcades) sont en revanche reproduites à l'extérieur, ce qui permet d'animer le mur plat. La coupole de la croisée, sur arc-diaphragmes ajourés, est contrebutée par des demi-berceaux, surélevés par rapport au transept, ce qui crée à l'extérieur un massif barlong caractéristique, dominé par un clocher polygonal. Le chevet, doté d'un déambulatoire à chapelles rayonnantes (sauf à Saint Saturnin), dominé par le massfi du transept et le clocher, est modèle d'équilibre. Le décor, composé de billettes, modillons à copeaux, de pierres polychromes, est soigné. A l'intérieur, on note que les chapiteaux historiés se concentrent dans le choeur. Le mur de fond des transepts est orné par un triplet (2 arcades aveugles séparées par un arc en mitre). Plusieurs thèmes spécifiquement auvergnats (singes cordés, supplice de l'usurier, porte-moutons) sont développés dans les chapiteaux de la nef ou du déambulatoire.

Patrimoine Auvergnat en cartes postales anciennes: Notre dame du Port à Clermont-Ferrand

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Patrimoine Auvergnat

Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)

Notre dame du port

Lien du texte ci-dessous

http://www.auvergne-centrefrance.com/decouvertes/patrimoi/roman/dame.htm

 

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Située en plein cœur de Clermont-Ferrand, Notre-Dame du Port doit son nom au quartier où elle a été édifiée. Pour s’y rendre, on est invité à prendre les rues étroites et pleines de charme du centre ancien, sans jamais se douter de ce que l’on va bientôt découvrir... Un monument de toute beauté, puissant et troublant à la fois. Inévitablement appelé à pousser la grande porte d’entée, le visiteur connaîtra bientôt d’autres surprises...

Le voici immergé tout à coup dans un univers de spiritualité et de méditation, indifférent aux vicissitudes citadines pourtant si proches ! L’église originelle fut fondée au VIème siècle par Saint-Avit, évêque de Clermont. Détruite, elle renaquit de ses cendres au XIIème siècle. On acheva la façade occidentale à l’instigation d’un autre évêque de Clermont, Ponce de Polignac, qui fit appel en 1185 à la générosité du clergé et des fidèles, promettant des indulgences et les prières des chanoines à qui se montrerait généreux.

 

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La richesse de la sculpture est visible particulièrement dans les nombreux chapiteaux historiés.
Ils semblent montrer les séquences d’un film dont on aurait seulement retenu les images essentielles: le combat des vices (avarice) et des vertus (largesse et charité), et les scènes importantes de la Bible.
Les " épisodes " aisés à comprendre, si l’on s’offre le temps de les observer, proposent parfois des versions inédites.

C’est le cas de l’un des chapiteaux les plus remarquables qui représente Adam et Ève chassés du Paradis terrestre. L’ange prend Adam par la barbe, mais celui-ci estimant ne pas avoir été le seul coupable, tire les cheveux de sa compagne. Le décor du portail sud est à lui seul une véritable bande dessinée.
Malgré les mutilations, on reconnaît parfaitement sur le linteau à gauche, l’adoration des Mages, puis la présentation au Temple et à droite le baptême du Christ. Sur le tympan, le Christ en majesté, le tétra morphe représentant les quatre évangélistes et deux séraphins (anges) dotés de plusieurs paires d’ailes avec lesquelles ils se cachent.

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L’explication sur la disparition du clocher de la collégiale d’Auzon

1 Avril 2016, 16:57pm

Publié par Papou Poustache

L’explication sur la disparition du clocher de la collégiale d’Auzon
Pour ceux qui croyaient que c’était un poisson d’avril et pour tous les autres voici l’explication.

Concernant l'article de ce matin ci joint.

http://www.cpauvergne.com/2016/04/auzon-le-clocher-de-la-collegiale-emporte-par-une-tourmillade.html

Il semblerait que ce ne soit qu’un Tornyclone (voir définition en fin d’article) qui a frappé la collégiale d'Auzon.

Définition Papoupédia

 

Tornyclone

 

Phénomène qui se passe une fois par an le 1er Avril qui change de nom en fonction des évènements et qui a pour but de vous soustraire à l’actualité barbante et vous permet de passer un bon moment.

 

 

 

Ps : Mille excuses aux journalistes que j’ai fait déplacer pour rire et aux autres qui y ont cru

 

Rassurez vous notre collégiale a toujours son toit .

Les travaux de restauration ont débuté pour le moment c'est la pause des échafaudages qui devrait durer jusqu'au 15 Avril.

Vous pourrez suivre l'évolution des travaux et connaitre son histoire dans 

Cliquer sur le lien

https://www.facebook.com/auzoncollegiale/

 

Vous saurez tout sur la collégiale en cliquant sur les liens ci-dessous

 

Collégiale version anglaise  Collegiale Saint-Laurent d’Auzon Restoration

 

La collégiale d'Auzon:.http://www.cpauvergne.com/2014/10/la-collegiale-d-auzon-comme-si-vous-y-etiez.html

L’explication sur la disparition du clocher de la collégiale d’Auzon
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L’explication sur la disparition du clocher de la collégiale d’Auzon
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Eglise romane de st Dier d'Auvergne et l'ancien prieuré

31 Janvier 2016, 08:11am

Publié par Papou Poustache

Eglise romane de st Dier d'Auvergne et l'ancien prieuré

L'église remonte au XIe siècle mais l'architecture de la façade et du chevet sont clairement du XIIe siècle. L'église a été mise en état de défense en 1377.

Elle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 16 septembre 1908

Eglise romane de st Dier d'Auvergne et l'ancien prieuré

Dans les Monts du Livradois, à une trentaine de kilomètres à l’Est de Clermont-Ferrand, à une douzaine de Thiers au Nord et une trentaine d’Ambert au Sud, un prieuré a été fondé par les moines de la Chaise-Dieu vers 1050.

L’Eglise jouxte les bâtiments de ce prieuré en partie conservés, mais très modifiés. L’édifice séduit par la qualité de son architecture et par l’originalité de son plan : trois nefs précédant un large chevet unique sur lequel s’ouvrent directement trois chapelles rayonnantes. La façade, fortifiée par la suite, est plus élaborée que de coutume en Auvergne avec une grande porte à trois rangs de voussures.. Dans l’église il reste un fragment de peinture murale.

Saint Dier d’Auvergne fait partie de la paroisse St Martin des Marches du Livradois comprenant 17 communes dont la population se situe aux environ de 10 000 habitants.

 

 

 

Saint-Dier d'Auvergne

Église romane du XIIème, fortifiée au XIVème.

En 1052, le roi confie au prieuré de la Chaise Dieu la possession de l'église de Saint Dier. D'origine romane, l'édifice, comme le prieuré attenant au sud, sera fortifié à la fin du XIV ème siècle.

Celle-ci s'ouvre par un portail décoré alternant arkose rouge et granit gris. Dans la nef, face à l'entrée, on remarquera un chapiteau rare représentant la Cène ou la Multiplication des pains.

Les chapiteaux de l'abside présentent des termes courants en Auvergne, notamment des altants portant cuirasses et d'autres dont les jambes se terminent en cep de vigne.

Eglise romane de st Dier d'Auvergne et l'ancien prieuré
Eglise romane de st Dier d'Auvergne et l'ancien prieuré
Eglise romane de st Dier d'Auvergne et l'ancien prieuré
Eglise romane de st Dier d'Auvergne et l'ancien prieuré
Eglise romane de st Dier d'Auvergne et l'ancien prieuré
Eglise romane de st Dier d'Auvergne et l'ancien prieuré
Eglise romane de st Dier d'Auvergne et l'ancien prieuré
Eglise romane de st Dier d'Auvergne et l'ancien prieuré
Eglise romane de st Dier d'Auvergne et l'ancien prieuré
Eglise romane de st Dier d'Auvergne et l'ancien prieuré

      1. Donation d'une basse-cour sise près de l'église de St-Dier, faite par Guillaume de St-Dier en faveur du prieur de St-Dier (août 1250).

(2 images)

2. Don par Hugues de Rochemaurel, damoiseau, à l'abbaye de La Chaise-Dieu et à l'église de Saint-Dier de Boissonnelle, de toute sa part sur l'hérédité de ses père et mère (3 avril 1253 ; « die jovis post octabas Annunciationis »).

(2 images)

3. Don par Pierre Mayels et Marguerite, sa femme, au prieur de St-Dier, de toutes les dîmes perçues par eux dans la paroisse d'Auzelles (déc. 1279).

(2 images)

6. Autorisation donnée par l'official de Clermont aux habitants de St-Dier de fortifier leur église pour se mettre à l'abri « des guerres présentes », sous condition d'ensevelir en terre sainte les ossements qu'ils pourraient mettre à jour en faisant des travaux de défense dans le cimetière (23 juill. 1379).

a voir également

 

http://jalladeauj.fr/dome/12/12.html

 

Saint-Dier-d'Auvergne : un site et des vestiges attachants.
Dans les Monts du Livradois un prieuré a été fondé par les moines de l'abbaye de la Chaise-Dieu vers 1050 ; d'intéressants restes subsistent méritant d'être davantage connus.
 

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Abbaye de La Chaise Dieu

23 Décembre 2015, 19:55pm

Publié par Papou Poustache

Abbaye de La Chaise Dieu

L'abbaye de La Chaise Dieu

Fondée au XIe siècle, l’abbaye de La Chaise-Dieu est fermée à la Révolution en 1790.

L’église abbatiale devient ensuite l’église paroissiale.

Le texte ci-dessous ainsi que celui consacré à l'histoire de l'abbatiale font partie d'un ouvrage de Patrick Rossi

Vous pourrez le lire en intégralité dans

http://www.herodote.net/L_abbatiale_et_sa_Danse_macabre-article-228.php

Vous pourrez également visiter l'Abbaye dans

http://www.abbaye-chaise-dieu.com/

Abbaye de La Chaise Dieu
Abbaye de La Chaise Dieu

Le pape Clément VI ordonne la reconstruction de l'abbaye en 1343, trois siècles après sa fondation, selon les canons de l'art gothique.

 

Il la choisit comme lieu de sa dernière demeure et y fait aménager son tombeau, avec un gisant de marbre blanc entouré de cinquante cinq personnages représentant sa famille et l'archevêque d'Arles. Pierre Boye sculpte le gisant et le décor du tombeau, assisté par Jean Sanholis et Jean David. L'oeuvre est monumentale. Son exécution a demandé pas moins de cinq années de 1346 à 1351.

L'ensemble, placé dans le choeur des moines subit d'importantes dégradations au cours des guerres de religions de 1562. Quelques fragments sont conservés au musée Crozatier au Puy-en-Velay.

Abbaye de La Chaise Dieu
Abbaye de La Chaise Dieu
Abbaye de La Chaise Dieu
Abbaye de La Chaise Dieu

Après le décès de Clément VI le 6 décembre 1352 à Avignon, sa dépouille, selon ses voeux, est déposé le 8 avril 1353 au centre du choeur des moines.

Abbaye de La Chaise Dieu
Abbaye de La Chaise Dieu
La Danse macabre

La célèbre Danse macabre de La Chaise-Dieu est un véritable sermon, une leçon d'égalité devant la mort. Un défilé de couples composés d'un mort nu, parfois drapé d'un linceul et d'un vivant représentant l'ordre hiérarchique de la société médiévale. Nul n'y échappe, les richesses, les honneurs et la gloire ne sont rien au moment du trépas et cette égalité devant la mort rassure. C'est la promesse d'une vie nouvelle et éternelle.

Elle expose aussi bien le Pape, le plus haut dignitaire à l'époque médiévale, que le médecin, l'astrologue, le moine, le prêtre, la bergère, le laboureur ou l'enfant. Comme pour le jour du Jugement Dernier, ce sont les plus grands qui ouvrent la marche. N'auraient-ils pas plus à se faire pardonner ?

Abbaye de La Chaise Dieu
Abbaye de La Chaise Dieu
Abbaye de La Chaise Dieu
Abbaye de La Chaise Dieu
Abbaye de La Chaise Dieu
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