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 L'Auvergne Vue par Papou Poustache

Articles avec #region de brioude

Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette

3 Octobre 2017, 07:44am

Publié par Papou Poustache

Voici une usine qui avait marqué le bassin avant Ducellier mais aussi d'autres villes d'Auvergne(Thiers et Clermont Ferrand)

Photos de Conchon Quinette Ste Florine offerte par Patrick

Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette

Sortie d'usine a Brassac

 

 

 

Sortie d'usine Conchon Quinette à Ste Florine

 

 

Usine Conchon Quinette à Brassac les Mines(63)

 

 

 

Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
 
 
 
  • Conchon Quinette

Une entreprise qui avant Ducellier employait de la main d'oeuvre féminines dans plusieurs villes d'Auvergne dont Ste Florine,Brassac et La Combelle.

Le siège étant à Clermont -Ferrand.

L'article ci dessous a été réalisé grace aux extraits d'articles récupérés sur le net sur lequel vous trouverez les liens pour lire l'intégralité.

Les photos proviennent de collections privés et d'images du net

 

Clermont-Ferrand - Enseignes d'antan : l'épopée des Conchon-Quinette

 

Comment une modeste affaire de confection à domicile est devenue la plus importante usine de vêtements du Centre de la France.

Pierre Gabriel Gonzalez pgg@wanadoo.fr

Tout d'abord, penchons-nous sur les origines généalogiques de cette famille. Nous la situons vers 1650 à Volvic où un dénommé Benoît Conchon, maître voiturier, lègue l'entreprise de messagerie à ses deux fils qui en poursuivent l'exploitation. Pendant les deux siècles suivants, la famille Conchon au sens large compte aussi à Riom des notaires royaux, des médecins, des juges et des avocats. C'est un prénommé Jean, descendant de la branche installée à Volvic, qui franchit le pas au début du XIXe siècle et vient s'installer à Clermont comme maître boulanger au 27 de la rue de l'Écu (avenue des États-Unis, aujourd'hui). Le cadet de ses fils, Jean-Philibert, d'abord apprenti-serrurier rue des Chaussetiers, épouse Eugénie Quinette, originaire de Normandie, dont les parents exploitent un commerce de vêtements et notamment de limousines, sortes de grandes capes protectrices chères à nos bergers. En 1844, nous retrouvons le jeune couple qui s'identifie pour la première fois sous le nom de Conchon-Quinette à la tête d'un commerce de vêtements et de rouennerie (toile de coton tissée à Rouen) qui se situait rue Blatin, à l'emplacement de l'actuelle Caisse d'assurances maladie. A cette époque, les maisons de commerce ne disposaient pas d'ateliers de fabrication. Les commandes étaient exécutées entièrement à la main par des couturières à domicile. D'invention récente, les machines à coudre coûtaient encore une petite fortune et restaient donc hors de portée des budgets modestes.

Pendant la guerre de 1870, les affaires prenaient une tournure nouvelle avec l'ouverture d'un véritable atelier à la suite à une demande importante d'uniformes destinées à équiper les gardes mobiles. Rappelons en quelques mots comment est né ce corps d'armée dans le cadre de la conscription par tirage au sort. Les jeunes gens qui avaient tiré les « bons » numéros étaient incorporés dans l'armée active pour sept ans de service (!). Les autres jeunes gens, bien que reconnus aptes à servir, allaient rejoindre la Garde mobile. Les « Mobiles » ou « Moblots » comme on les appelait parfois, étaient équipés par l'administration civile de chaque préfecture. Pour leurs uniformes, leur ville fournissait le drap et chacun devait passer commande de la coupe chez son tailleur. Ce nouveau marché marqua les débuts de l'expansion de l'entreprise Conchon-Quinette. Nous la retrouverons dimanche prochain avec le personnage haut en couleur que fut Hippolyte Conchon-Quinette.

Lien du texte ci-dessus

Un projet d’aménagement urbain méconnu (Clermont-Ferrand, 1944)

 En 1944, l’esprit est à la reconstruction. Si le bâti de Clermont-Ferrand n’a pas été trop affecté par la guerre (des bombardements ont visé les usines Michelin de Montferrand), la municipalité hérite à cette date de la fortune d’Hippolyte Conchon-Quinette, un de ses riches administrés, à la condition expresse de reconstruire l’hôtel de ville à l’emplacement le plus adéquat.
L’hôtel de ville avait été construit entre 1828 et 1847 sur les plans de Louis-Charles-François Ledru, architecte de la ville. À l’époque le programme de l’édifice était triple : la partie sur la rue était bien dévolue à l’hôtel de ville et à l’arrière se trouvaient le tribunal puis la maison d’arrêt. Le site était celui notamment du château des comtes puis de la Cour des aides (un des lieux où était rendue la justice sous l’Ancien Régime). Concernant l’édifice lui-même, dans un rapport de 1944 émanant de la municipalité et précédant l’acceptation du legs Conchon-Quinette, on peut lire : « nous ne pouvons pas dire que le legs de M. Conchon aille au-devant de nos désirs ». Pourtant en 1925 un projet de surélévation indique déjà un défaut de place, état des lieux confirmé par un projet de l’architecte de la ville de 1933 qui prévoit une reconstruction complète de l’hôtel de ville (fig. 1).
Fig. 1 : Projet de construction d’un hôtel de ville, 17 mai 1933, par Marcel Depailler, architecte de la ville.
Archives municipales de Clermont-Ferrand, 1 M 1-61, 6bis.
Périn, Jean-Michel, 2011 © Région Auvergne - Inventaire général, ADAGP.
Un projet d’aménagement urbain méconnu (Clermont-Ferrand, 1944)
Bénédicte Renaud
b.renaud@cr-auvergne.fr
© Région Auvergne - Inventaire général
Décembre 2011
Lien du texte

 

 

Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette

QUELQUES DOCUMENTS

Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
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Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette
Auvergne: Usines de vètements Conchon Quinette

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Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)

30 Septembre 2017, 16:46pm

Publié par cpauvergne

 

 

Les verreries de Megecoste début 1900(cartes postales anciennes)

    Il y aura  maintenant 82 ans que le dernier four s'est arrêté la production de la verrerie a été transférée a Puy Guillaume certains ouvriers ont suivis les autres rentrèrent a la mine.

L'entreprise dépendait des eaux de Vichy qui en assure la gestion et les principales commandes et employait environ 300 ouvriers..

Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)

 

Création de la Verrerie

La concession de Mégecoste (intitulé exact : concession de La Pénide, Mègecoste et l’Horme) a été créée par ordonnance royale du 13 juin 1827 sur 54 ha au profit de Deniers frères, Senèze frères et Cadoudal, avait été  achetée en 1829 par Goullard (médecin), Michel Casati, Caffarel et Gavinet (tous habitants de Lyon). En 1836, ils créent une verrerie dans le cadre de la société des mines et verrerie de Mégecoste, qui s’avérera un fiasco où Goullard fut condamné pour escroquerie. Mise en adjudication en 1843, la concession est achetée par M. Michel Casati. Elle est reprise ensuite par la Compagnie fermière de Vichy en 1883. Elle est enfin rachetée par les Houillères de la Haute Loire le 30 décembre 1925. 

Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)
Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)
Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)
Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)
Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)
Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)
Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)
Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)
Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)

Complèment d'information fourni par Raymond

Les bouteilles fabriquées à Mégecoste servaient également à la commercialisation des Eaux de Saint Géron et de Clémensat (près d'Azerat). L'ensemble verrerie, mine de charbon, sources d' eau minérale était exploité par Sauveur Casati.

Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)
Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)
Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)
Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)
Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)

Dans les années 40 l'usine a été rachetée par l'entreprise Ducellier pour y faire des équipements automobiles mais aussi de la sous traitance en faisant des collecteurs pour les induits des équipements électrique Moulinex.

Après avoir servi de stockage pendant des années de 1966 à 1980 celle ci a accueille la rénovation puis lors du démentèlement par Valéo il y a eu l'atelier de découpe  avant que la SNOP reprenne cette activité à Brioude .

Aujourd'hui les locaux accueillent diverses entreprises.

 

 

Textes qui ont servis à l'élaboration de l'article

Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)
Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)
Les verreries de Mégecoste(Haute-Loire)

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Les Bacs à Auzon

18 Septembre 2017, 05:25am

Publié par Papou Poustache

Dans cet article vous allez découvrir l'histoire des bacs sur l'Allier dans le village d'Auzon ainsi qu'un récit résumé de la catastrophe du 9 décembre.

LES BACS d’AUZON AU XVIIIe siècle

Texte de Raoul Ollier envoyé par Michèle B.

 

Sur le cours moyen de l’Allier, depuis la bordure méridionale de la Limagne de Brioude jusqu’aux limites du département du Puy-de-Dôme, plusieurs ponts sont à la disposition des personnes qui de nos jours, désirent franchir la rivière ; ce sont ceux de Vieille-Brioude, Lamothe, Auzon, Vezezoux et Jumeaux. Il n’en était pas de même autrefois : il n’y avait qu’un pont au sud de Brioude, à la Bajasse ou à Vieille Brioude, la traversée de l’Allier s’étant faite depuis le Moyen-Âge tantôt à l’un tantôt à l’autre de ces endroits (1). Ailleurs, voituriers, voyageurs et riverains devaient emprunter les gués, parfois dangereux et praticables surtout en période de basses eaux, ou utiliser les bacs. La présente note se propose d’apporter quelques informations relatives à ces derniers, dans les dépendances du bourg d’Auzon, au XVIIIe siècle.

Un bac, un « bateau » comme on dit le plus souvent à l’époque, se présente sous une forme rectangulaire assez allongée, avec un fond plat (2). Il est halé à bras d’homme et souvent retenu par une poulie qui glisse le long d’un câble, la « corde », tendu d’une rive à l’autre. Selon le principe de la «rémunération du service rendu » (3), valable également pour les ponts, les propriétaires de bac perçoivent un péage. Ces proprié-taires sont de deux sortes : il peut s’agir de seigneurs ayant « droit de bateau », ou bien de communautés d’habitants possédant un « titre ». Dans un cas comme dans l’autre, ils afferment leurs prérogatives à un « batelier » qui a la responsabilité des passages

Les Bacs à Auzon

Mais l’administration royale exerce un contrôle dans deux domaines :

- celui de la sécurité, qui incombe aux Ingénieurs des Ponts et Chaussées. Ils doivent veiller au bon état du bac et de son équipement,

à l’entretien des voies d’accès, des points d’ancrage, de la «corde », tout comme au remplacement de celle-ci en cas d’usure.

- celui de la gestion financière, qui est exercée par le Conseil d’état et par l’Intendant de la Généralité. Il s’agit d’éviter les pratiques abusives ou arbitraires dans la perception des péages. Ainsi les propriétaires sont-ils parfois tenus de présenter leurs titres s’ils veulent se voir maintenus en possession.

Enquêtes, correspondances et rapports relatifs à ces contrôles constituent une précieuse documentation pour notre sujet.

Un arrêt du Conseil d’Etat du 29 août 1724 (4) ordonne que « … dans quatre mois du jour de la présentation d’icelui, tous les propriétaires des droits de péages, passages, pontonnages, travers et autres qui se perçoivent sur les ponts et chaussées, chemins, rivières navigables et ruisseaux y affluents dans toute l’étendue du royaume, seraient tenus d’envoyer au greffier de la commission des copies collationnées et légalisées des plus prochains Juges des lieux, des Titres et Pancartes en vertu desquels ils perçoivent lesdits droits, de laquelle représentation il leur serait délivré un certificat par ledit greffier, ledit arrêt portant défense aux dits propriétaires après l’expiration du délai accordé pour la représentation de leurs titres, de percevoir lesdits droits de péage et autres, s’ils ne justifient à ladite représentation par le certificat dudit greffier, dont ils seraient tenus d’attacher une copie collationnée au bas des pancartes, desdits péages…». Mais bien des propriétaires négligent de répondre. L’administration revient à la charge par un arrêt du 24 avril 1725 (4), puis une nouvelle fois par un arrêt du 4 mars 1727 (4) ordonnant que « … dans les six mois à compter du jour de la publication dudit arrêt, les propriétaires desdits droits de péages, passages, pontonnages, travers et autres de pareille nature qui se lèvent sur les ponts, chaussées, chemins, rivières navigables et ruisseaux y affluents, dans l’étendue du royaume, qui auraient négligé de représenter leurs titres de propriété ou possession en exécution desdits arrêts, seraient tenus de les représenter devant lesdits sieurs commissaires nommés à cet effet, et faute par eux d’y satisfaire dans ledit délai, lesdits droits demeureraient éteints et supprimés pour toujours, sans que lesdits propriétaires pussent en espérer le rétablissement sous aucun prétexte, soit par la représentation de leurs titres ou autrement ; avec les très expresses inhibitions et défenses auxdits propriétaires de continuer la perception desdits droits, à peine de restitution de ce qui aurait été exigé d’une

amende arbitraire au profit de Sa Majesté, et contre leurs fermiers ou receveurs d’être poursuivis extraordinairement comme concussionnaires ».

Ordonnance du Roi

Ordonnance du Roi

Malgré la menace de ces sanctions, on ne note aucune réaction en provenance d’Auzon. Pour en obtenir une il faut une ordonnance du

1er juillet 1731 (5) exigeant une réponse « …concernant le droit de bateau au port d’Auzon sur la rivière d’Allier… ». Le 15 juillet de la même année les habitants d’Auzon confient à leur consul, DUCHIER, le soin de répondre à cette assignation en justifiant « … de la reconnaissance qu’ils ont fait en faveur de Monsieur le Vicomte alors Seigneur dudit Auzon, reçue par CLUZEL notaire royal.. par laquelle reconnaissance il est prouvé que lesdits habitants tiennent dudit Seigneur d’Auzon ledit bateau à la charge de lui en payer tous les ans la somme de quatre livres de cens et de passer et repasser ledit Seigneur et ses domestiques et autres gens de sa maison. Et que pour les droits lesdits habitants n’en perçoivent aucun, le bateau ne servant seulement que pour passer et repasser lesdits habitants pour avoir communication à la ville aux villages qui sont séparés par ladite rivière, sans que le batelier ne puisse prétendre aucun droit et qu’au contraire lesdits habitants pour entretenir ledit bateau sont obligés de fournir plusieurs fruits et dépenses… » (6)

 

Le bac dont il est question se trouve installé non pas à Auzon, situé à quelque distance de l’Allier, mais à CHAPPES. Le mot de « port » ne doit pas faire illusion : il s’agit simplement ici de l’endroit où s’effectue le passage d’une rive à l’autre (2). Un arrêt du Conseil d’Etat du

5 août 1747 vient confirmer la communauté des habitants d’Auzon dans ses droits, fixe un tarif et énonce diverses obligations (4) : … le Roy… a permis et permet aux habitants d’Auzon de continuer à tenir un bac sur la rivière d’Allier, au lieu de CHAPPES, et de percevoir pour le service du passage les droits ci-après, à savoir :

1° par personne à pied, six deniers tournois ;

2° par personne à cheval, un sol ;

3° par cheval et autre bête de somme chargés ou non chargés y compris le conducteur, un sol

4° par chaise ou autres voitures à cheval, 1 sol 6 deniers ;

5° par chaise, litière, carosse, coche, charrette ou chariot à deux chevaux, bœufs ou mulets, deux sols ;

6° par cheval, bœuf ou mulet d’augmentation auxdites voitures, trois deniers. Les personnes qui seront dans lesdites chaise, litière, carrosse, coche, charrette ou chariot, les domestiques, conducteurs et

marchandises seront exempts en payant pour la voiture les droits ci-dessus ;

7° par bœuf ou vache, 3 deniers ;

8° par douzaine de porcs, chèvres, brebis ou moutons, un sol, et du plus ou du moins à proportion ; à condition qu’il ne pourra être exigé aucun droit pour le passage des habitants d’Auzon, des voitures et bestiaux à eux appartenant ; et que la permission de tenir ledit bac, ne pourra être tirée à conséquence par lesdits habitants et communauté d’Auzon, auxquels Sa Majesté fait très expresses inhibitions et défenses à percevoir, même en temps de débordement de la rivière, d’autres et plus grands droits que ceux compris dans le tarif ci-dessus ; à l’effet de quoi

Ils seront tenus de le faire afficher à un poteau qui sera planté sur chacun des abords dudit bac. Enjoint Sa Majesté auxdits habitants et communauté d’Auzon d’entretenir à l’avenir en bon état ledit bac et bateaux nécessaires, avec nombre d’hommes suffisant pour le service du passage, ensemble les chemins, chaussées et abords dudit bac, pour rendre en tous temps ledit passage sûr et commode et de facile accès, et de se conformer au surplus dans la perception dudit droit aux édits, déclarations, arrêts et règlements concernant les droits de bac, le tout à peine contre eux de réunion dudit droit de bac au Domaine, de restitution des sommes qui auraient été indûment exigées, d’une amende arbitraire au profit de Sa Majesté, et contre leurs fermiers ou receveurs d’être poursuivis extraordinairement comme concussionnaires et punis comme tels, suivant la rigueur des ordonnances… »

 

Il est donc bien établi que les habitants d’Auzon bénéficient du privilège de la gratuité du passage ; le tarif mentionné dans l’arrêt est seulement applicable aux étrangers. Par ailleurs, ce texte précise que les habitants tiennent ce droit de bac « … à rente du sieur DE MORAS ». Il n’est donc plus question des Polignac comme précédemment. Il convient de rappeler à ce propos que la terre d’Auzon avait été portée dans la

maison des Polignac par le mariage de Françoise d’Auzon avec Louis-Armand, Vicomte de Polignac, dans la seconde moitié du XVIe siècle. Au XVIIIe, les Polignac vendent la terre d’Auzon à Monsieur DE MORAS, maître des requêtes, d’où la mention à son nom dans l’arrêt de 1747(7)

Les Bacs à Auzon

Mais il existe un autre bac, installé lui à ALBINE, en aval de celui de CHAPPES, et appartenant non plus à la communauté des habitants d’Auzon, mais à Monsieur DE MORAS, en vertu « … d’un aveu et démembrement fourni au Roy le 13 juillet 1670 par Louis-Armand, Vicomte de Polignac, de la terre et Seigneurie d’Auzon, y compris un bateau sur la rivière d’Allier, appelé d’ALBINE… » (4). Un arrêt du Conseil d’Etat, à la même date du 5 août 1747 permet à Monsieur DE MORAS de continuer à tenir ce bac, fixe pue le service du passage les mêmes droits qu’à CHAPPES et impose les mêmes obligations.

 

Un état des droits de péages et barrages qui se perçoivent dans la Généralité de Riom vers 1730 (8) signale que les nommés JEAN CHAMBON et ANNET ARNAUD sont propriétaires d’un bac sis à ALLEVIER, près d’AZERAT. Toutefois un mémoire sur le même sujet, datant de 1745 (9), mentionne que « … depuis nombre d’années ce bac n’existe plus. On présume que son dépérissement vient de ce que le produit ne suffisait pas à son entretien. En place de ce bac on se sert d’un mauvais futureau sans corde qui sert à faciliter aux habitants de la paroisse la liberté d’aller sur les héritages qu’ils ont de l’autre côté de la rivière. Ce futureau ne rend aucun bénéfice et n’est même d’aucun usage en hiver alors que la rivière est grosse »… Par contre, les bacs de CHAPPES et d’ALBINE sont dits « … en bon état, bien entretenus et fort utiles au public ». Le futureau est un bateau de moindres dimensions, utilisé pour le passage d’un petit nombre de personnes. Il devait, en principe, y en avoir un à chaque port, en plus du bac proprement dit (2).

 

Le 3 mars 1781, un arrêt ordonne de dresser procès-verbal des bacs et de vérifier si le service se fait selon la manière prescrite par les règlements. Le rapport de Monsieur DE BURNAY, Ingénieur des Ponts et Chaussées de Brioude (10) ne mentionne plus que le bac de CHAPPES

« … appartenant aux habitants de la ville d’Auzon… » et à propos duquel il écrit « le bac est en bon état et est fourni de tous les agrès et crocs nécessaires l’exception de la corde qui est mauvaise et hors de

service. On a assuré qu’il y en avait une de faite pour la remplacer. Il n’y a point de pancarte pour les droits. Il faut deux petits chevalets pour soutenir deux planches de trente pieds de longueur destinées au passage des gens à pied sur le bras d’un gros ruisseau qui se jette dans l’Allier. Réparations à faire :

- une corde de 315 pieds de longueur = 189 livres

- un poteau auquel on attachera la pancarte = 24 livres

- deux petits chevalets pour soutenir les planches du passage

ci-dessus = 6 livres…

 

Un autre privilège des habitants d’Auzon est la possibilité d’utiliser le bac de CHAPPES pendant la nuit. Mais ce n’est pas un droit légalement reconnu et il va en résulter un procès avec les Fermiers Généraux qui craignent la contrebande et le faux-saunage. Voici quelques pièces du dossier (11). En février 1752 un procès-verbal et dressé contre le batelier par « … l’employé des Fermes du Roy au poste de Lempdes… » qui l’ont surpris pour la troisième fois en train de faire passer son bateau de nuit. Ils infligent 300 livres d’amende et prononcent la confiscation du bateau. La réaction est immédiate. Le 1er mars 1752 une lettre expose les données du problème : « les habitants de la communauté d’Auzon se plaignent… que l’adjudicataire des fermes générales les poursuit de nouveau au sujet du passage du bateau et ils demandent à Monsieur l’Intendant qu’il veuille bien arrêter ces poursuites jusqu’à ce qu’ils se seront procurés l’argent dont ils ont besoin pour lever une expédition de rendu par la Cour des Aydes le 8 août 1729 et qu’ils prétendent leur être favorable… Dans le cas présent il s’agit de la liberté disputée aux habitants de cette communauté de passer la rivière la nuit. Je sens que cela est fort incommode pour la culture de leurs héritages qui sont au-delà de la rivière d’où ils ne reviennent qu’après le jour fini, ainsi que pour l’administration des secours spirituels qui deviennent souvent nécessaires à des heures tardives aux particuliers qui demeurent sur l’autre rive. Mais il faut que les habitants se consultent à Brioude où réside le juge des Gabelle devant lequel se font les poursuites, … Après qu’ils se seront consultés, il fat qu’ils prennent une délibération pour faire autoriser leur intervention Au surplus, le greffier à la Cour des Aydes m’a dit qu’il en coûterait environ 110 livres pour l’expédition de l’arrêt dont il s’agit. Veuillez, s’il vous plaît, faire part de ce détail aux Consuls d’ Auzon

afin que la communauté prenne le parti le plus juste et le plus conforme à ses intérêts »

Les Bacs à Auzon
Les Bacs à Auzon
Les Bacs à Auzon

Au 19éme siècle

Les bacs ont continué leur navette jusqu'à la construction du premier pont suspendu, mais le 9 Décembre 1826 c’était jour de foire à Auzon et aux alentours de 9 heures du matin le bac de Chappes sombra à cause d’avoir était trop chargé et cet accident a fait périr de 40 à 60 personnes ; note du curé Antoine Glaize  dans les registres paroissiaux conservés au presbytère de Ste Florine chiffre sous estimé par la préfecture qui ne parle que de 20 à 25 personnes (Voir copie du journal des débats).

Une semaine après le journal de la Haute-Loire publie en autre que les fautes sont dues à la précipitation avec laquelle le batelier en chef ordonna le départ, ne pouvant s’opposer à l’invasion du bateau par de nouveaux passagers qui s’y jetaient malgré tout,  déjà il s’y trouva plus de monde qu’il ne pouvait en transporter.

Le bac au moment des faits avait fait traverser sur l’autre rive plus de 600 personnes et 400 vaches c’est au 13ème passage que le drame se produisit. Ce fut sur la rive gauche que l’accident eu lieu le bac étant complet c’est alors que plusieurs personnes sont rentrées en force, on cite notamment un marchand de vache nommé Mr Jourde, qui entra avec 7 vaches bien grasses malgré les coups de gaffe du batelier pour l’empêcher de rentrer.

Deux vaches  seraient tombées à l’eau et se seraient accrochées à l’avant du bateau et le mouvement de foule dans le but de sauver celles-ci inclina le bateau sur l’avant qui sombra.

 

C’est ce tragique accident qui alerte les maires de la commune et communes avoisinantes sur l’urgence de construire un pont sur l’allier pour rejoindre les 2 rives.

Et c’est en 1845 que le pont suspendu fut mis en service

Mais le bac n’est pas mort car suite aux diverses tragédies que subissent à trois reprises les ponts suspendus on a dû recourir aux bacs pour effectuer les traversées en attendant que les réparations sur les ponts soient effectuées.

Voir lien ci-dessous pour les ponts suspendus

Les Bacs à Auzon
Les Bacs à Auzon

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Auzon comme vous ne l'avez jamais vu

12 Septembre 2017, 17:02pm

Publié par Papou Poustache

Voici une vidéo exceptionnelle du village d’Auzon filmé par un drone et offert par Bernard Olivier à la  la mairie d’Auzon qui le diffuse

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Mine de la Rodde

30 Août 2017, 10:20am

Publié par Papou Poustache

Visite de la Mine de La Rodde non loin du village d’Ally.

Qui eut cru que dans cette vallée perdue les gallo-romains iraient exploiter cette mine et pourtant ils y sont allés des vestiges datés au carbone 14* l’attestent cette mine fonctionnait en l’an 50 avant Jésus christ.

Une visite très instructive nous plonge tout d’abord 2000 ans en arrière puis au début du siècle dernier avec une exploitation plus moderne qui toutefois employait femmes et enfants.

De cette mine il ne reste que les bâtiments de la laverie et quelques galeries .

 

* La datation par le carbone 14, dite également datation par le radiocarbone ou datation par comptage du carbone 14 résiduel, est une méthode de datation radiométrique fondée sur la mesure de l'activité radiologique du carbone 14 (14C) contenu dans de la matière organique dont on souhaite connaître l'âge absolu, à savoir le temps écoulé depuis sa mort.

Le domaine d'utilisation de cette méthode correspond à des âges absolus de quelques centaines d'années jusqu'à, et au plus, 50 000 ans. L'application de cette méthode à des événements anciens, tout particulièrement lorsque leur âge dépasse 6 000 ans (préhistoriques), a permis de les dater beaucoup plus précisément qu'auparavant. Elle a ainsi apporté un progrès significatif en archéologie et en paléoanthropologie.

Mine de la Rodde

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Mines de la Rodde:Une mine de plomb argentifère

Le puits principal s'ouvrait au fond d'une petite vallée à 850 m d'altitude. Les mineurs ont exploité les parties les plus épaisses du filon et/ou les parties les plus riches en sulfures. Des problèmes d'eau ont empêché d'exploiter trop profondément.

Il est maintenant très difficile de trouver à Ally, comme dans les autres mines de la région de Massiac, de beaux échantillons de stibine et autres minerais d'antimoine. Les beaux cristaux se trouvaient dans les parties épaisses et riches des filons, parties qui ont été exploitées. La plupart des galeries sont maintenant inondées ou éboulées. Mais les anciennes collections locales permettent de voir de très beaux échantillons datant de l'époque de l'exploitation

Les minerais d'antimoine sont connus depuis l'Antiquité. Trois origines sont proposées pour l'étymologie du nom antimoine. Selon la première hypothèse, ce nom viendrait des mots grecs anti et monos qui signifie jamais et seul , car l'antimoine et très souvent associé à d'autres métaux. La deuxième origine proposée viendrait de l'arabe al-uthmud , qui veut dire brillant , par référence à l'aspect brillant de la stibine. Enfin, on propose que ce nom viendrait d'un empoisonnement collectif de moines au Moyen-Âge, moines auxquels l'alchimiste Basil Valentin administrait de l'antimoine comme médicament. La stibine, minerai d'antimoine le plus fréquent, était appelé stibium par les romains, nom à l'origine du symbole Sb de cet élément.

Dans l'Antiquité et au Moyen-Âge, l'antimoine était utilisé pour des vertus médicinales (c'est un vomitif) et cosmétique (les premiers mascaras étaient à base de plomb et/ou d'antimoine). Les principaux usages actuels sont (1) les alliages plomb-antimoine et étain-antimoine qui servent pour les accumulateurs et les soudures, (2) des composés antifrictions, (3) des retardateurs de flammes à base d'oxydes d'antimoine et (4) l'industrie des semi-conducteurs.

Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde

Photos de Patrick et Lysiane

Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde
Mine de la Rodde

 

 

 

 

Contexte régional

L'exploitation minière : une activité naguère florissante (D'après Jean-Jacques Périchaud)

" Il est difficile d'imaginer que cette paisible et verdoyante région fut naguère le siège d'une activité minière intense, à l'origine d'un développement économique non négligeable, dont il ne reste plus que des vestiges épars, envahis par les ronces. L'exploitation minière régionale remonte à l'époque gallo-romaine. D'autres mines datent du Moyen-Age. Cependant, la grande aventure économique de la mine devait se développer au début du siècle dernier, s'épanouir au début du XXe siècle et perdurer jusqu'à ces dernières années à travers 3 types de minerais, répartis dans 3 secteurs géographiques différents du Haut-Allier, et durant 3 époques successives."

1ère époque : L'ANTIMOINE (début XIXe/1929)

2ème époque : LA FLUORINE (1927/1975)

3ème époque : L'URANIUM (1960/1990)

Et aujourd'hui, plus rien?

Pas tout à fait : 250 mètres de galeries gallo-romaines et fin XIXe sont à parcourir, accompagné par un géologue, à Ally :

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Ils en parlaient

 

L'ECHO DES MINES ET DE LA METALLURGIE Au bas de chaque montant est disposé un levier qui permet d'arrêter, de mettre en marche ou de retourner les arbresDemande en concession de mines. — Par une pétition en date du 24 mai 1890, M. Jean-Baptiste-Théodore Lassalle, propriétaire demeurant à Montluçon (Allier), rue de Clerinont, sollicite une concession de mines d'antimoine' et autres minerais connexes sur le territoire des communes de Mercosur et d'Ally, arrondissement de Brioude (Haute-Loire), et

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