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 L'Auvergne Vue par Papou Poustache

Articles avec #tradition

Auvergne des traditions: La Truffade

19 Juin 2017, 17:52pm

Publié par Papou Poustache

La truffade

C'était le plat unique que l'on faisait dans le temps le jour de la batteuse dans le Cantal car il utilisait tous les ingrédients présents dans la ferme aujourd'hui plat traditionnel auvergnat.

L'origine du mot truffade vient des appellations de la pomme de terre en occitan auvergnat : trufa ou trufla.

La truffade, qu'est-ce que c'est ?

Plat traditionnel auvergnat par excellence, la truffade est le fruit de savoureuse alliance des pommes de terre rissolées , et de la tome fraîche. Moins connue que son cousin l'aligot, qui est un mélange de pomme de terre en purée, de crème et de tomme, la truffade est donc un autre moyen de savourer le fromage qui a fait la réputation du Cantal. C'est aussi, de par sa composition, une alternative à la tartiflette.

 

 

La recette

 

Temps de préparation : 15 minutes Temps de cuisson : 30 minutes

Ingrédients (pour 8 personnes) : - 2,5 kg de pommes de terre ( Belle de Fontenay ou tout autre variété assez ferme) - 1 kg de tomme de cantal (étape intermédiaire entre le caillé et le cantal frais) - 1 belle gousse d'ail épluchée - 75 g de lard double ou 2 cuillères à soupe de graisse de canard (à défaut d'huile neutre type isio4 ) - sel, poivre - matériel : une cocotte en fonte (à défaut une poêle) et une cuillère en bois très solide

Eplucher les pommes de terre et les couper en gros dés d'environ 2 cm. Dans une cocotte en fonte (à défaut à la poêle) faire fondre la matière grasse et y faire revenir les pommes de terre en les retournant souvent pendant environ 20 mn. Saler et poivrer. Pendant ce temps : couper la tomme en fines tranches et l'ail en morceaux. Incorporer l'ail et sans cesser de remuer y introduire le fromage. Dès que la tomme est fondue servir chaud dans la cocotte (la préparation doit pouvoir filer sur plus d'un mètre).

Auvergne des traditions: La Truffade
Auvergne des traditions: La Truffade
Auvergne des traditions: La Truffade
Auvergne des traditions: La Truffade
Auvergne des traditions: La Truffade
Auvergne des traditions: La Truffade
Auvergne des traditions: La Truffade
Auvergne des traditions: La Truffade
Auvergne des traditions: La Truffade

La truffade, avec quoi ?

Traditionnellement, la truffade est servie avec de la saucisse de Salers ou du Jambon sec auvergnat, ce qui en fait un plat complet, et sera idéalement sublimée par un vin rouge (un coteau du Fel ou un Boudes ).
Assez riche, ce plat s'accompagnera d'une salade verte pour un repas équilibré.

Auvergne des traditions: La Truffade
Auvergne des traditions: La Truffade
Auvergne des traditions: La Truffade

Bon appétit

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La saint Médard

8 Juin 2017, 06:04am

Publié par Papou Poustache

Quand il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard. A moins que Barnabé, ne lui coupe l’herbe sous le pied» est un dicton fêté ce Jeudi 8 juin, qui prend son origine en Aquitaine,Auvergne Franche-Comté et Limousin.

La Saint-Barnabé est le 11 juin, soit trois jours plus tard. S'il a plu le 8 juin, vous pouvez donc vous attendre à de la pluie aux alentours du 12 juillet, sauf s'il a fait un temps magnifique le 11 juin...

 

Le temps sera à la moisson,
Comme à Saint-Médard nous l'avons.

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La moisson à la main et le battage au Fléau

7 Juin 2017, 18:51pm

Publié par Papou Poustache

Dans cet article je vais vous parler de la moisson du blé noir entièrement à la main pour avoir vécu la première étape la récolte en montagne du Cézalier.

Là bas la région n’étant pas propice à la culture il n’y avait ni faucheuse ni batteuse alors même en 1965 c'était à la main que l'on faisait les moissons et j'y étais.

La moisson à la main et le battage au Fléau
La moisson à la main et le battage au Fléau
La moisson à la main et le battage au Fléau

 

Nous sommes en 1965 aux environs d’Anzat dans le village de Saroil le Père et le grand père Fauche le blé avec une faux spéciale qui garde le blé en fagot, la mère et la grand-mère suivent derrière prenant les fagots ainsi fait d’une main prélevant une dizaine de brin qui serviront de lien ainsi la gerbe est faite quand à moi je les ramassait pour les empiler le grain vers l’intérieur en tournant  jusqu’à ce que j’obtienne un pignon

La moisson à la main et le battage au Fléau

Lorsque les céréales engrangées sont sèches, on les bat au fléau pour en briser la coquille, puis on les vanne pour en séparer le grain, qui est ensuite mené chez le meunier, moulu et transformé en farine.

La céréale à battre est étendue sur l'aire sur une épaisseur de quelques centimètres Les trois ou quatre batteurs sont alignés et frappent alternativement le blé en un rythme parfaitement cadencé. Après chaque frappe, ils laissent tourner le manche dans leur main pour que, au coup suivant, le battant ne touche pas le manche et tombe parfaitement à plat. Chaque batteur opère sur une largeur d'environ un mètre. Il la parcourt en six ou huit coups de fléau. Après quoi, il avance d'un petit pas. Quand les batteurs sont arrivés au bout de l'aire, la paille est secouée à la fourche pour laisser tomber le grain qui sera ensuite vanné avec le Vannoir ou plutot Tarare.

La moisson à la main et le battage au Fléau
La moisson à la main et le battage au Fléau
La moisson à la main et le battage au Fléau
La moisson à la main et le battage au Fléau

Après la récolte, le grain doit être nettoyé. La séparation des grains et des impuretés s'appelle le vannage. A l'aide d'une pelle on projette le grain en l'air et dans le vent. Les poussières s'envolent, le grain plus lourd retombe au sol. Le vannage effectué, une sélection est réalisée grâce à divers cribles suivant la forme, les dimensions et le volume des grains.

Avec le tarare les deux opérations sont effectuées en même temps : les grains sont secoués sur des grilles superposées, décalées les unes par rapport aux autres et traversées par le courant d'air d'un ventilateur à main qui entraîne les impuretés les plus légères.

Animées d'un mouvement trépidant qui rappelle le mouvement imprimé au tamis, les grilles assurent le tri des grains selon leur grosseur et leur poids. Ces tâches étaient accomplies à la ferme.

La moisson à la main et le battage au Fléau

Le Fléau

 

Le fléau est un instrument agricole utilisé pour le battage des céréales.

Un fléau se compose d'un manche mince et bien droit, d'environ 1,70 m de long ; à son extrémité est fixée une boucle de cuir. Le battant est en bois dur, chêne ou châtaignier, il mesure une cinquantaine de centimètres et a une section rectangulaire d'à peu près 5cm sur 3,5 cm ; les arêtes sont abattues pour ne pas briser la paille. À une extrémité du battant sont fixées deux lanières de cuir ; l'une des deux passe dans la boucle du manche et est reliée à l'autre par un nœud plat. La liaison manche- battant est très libre pour permettre le jeu aisé du battant.

La moisson à la main et le battage au Fléau

Le Tarare vulgairement appelé Vannoir

 

 

 

Le tarare, vanneuse ou traquinet est une machine utilisée lors du vannage. Il permet de remplacer le vannage manuel qui se faisait par jour de grand vent avec un van en jetant en l'air les grains pour les séparer des impuretés (balle).

Apparu au début du 12 e siècle aux Pays-Bas, il est constitué d'un ventilateur et de grilles, le tout étant actionné par une manivelle, ou parfois un moteur.

Avec les progrès de la mécanisation, le tarare fut intégré dans la batteuse.

La séparation du grain des multiples indésirables (poussières, mauvaises graines, balle…) était une première étape. Pour l'utilisation en semences de ces graines, il fallait les trier avec des grilles vibrantes et des alvéoles rotatives. Le calibrage des graines de céréale par le trieur fut, pour le monde agricole, une étape du progrès dans les rendements.

La moisson à la main et le battage au Fléau

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La fête des mères

28 Mai 2017, 04:25am

Publié par Papou Poustache

 

Dimanche prochain le 28 Mai nous célébrerons cette fête

 

Chaque année, nous fêtons les mamans.

Nous les remercions de l'attention, de la protection et de l'amour qu'elles nous donnent. Cette tradition n'est pas vieille comme le monde mais perdure depuis un certain nombre de siècles.

La fête des mères

La fête des mères au temps des Gaulois

La fête des mères remonte au temps d'Astérix, c'est une tradition très ancienne ! Les premiers à avoir instauré une journée consacrée aux mamans sont les Grecs et les Romains, qui organisaient chaque année au printemps une cérémonie en l'honneur de Rhéa et Cybèle, les divinités mères des Dieux.

La fête des mères

La fête des mères que l'on connaît

La version moderne de la fête des mères nous vient directement des États-Unis. Le second dimanche du mois de mai 1907, au moment du décès de sa maman, une américaine a demandé aux autorités d'instaurer une journée en l'honneur de toutes les mamans du monde le deuxième dimanche de mai. Vœu exaucé ! Les petits américains honorent leur maman le deuxième dimanche de mai depuis plus de 100 ans.

La fête des mères

La fête des mamans françaises

Mais en France célébrer les mamans et plus généralement la famille, est une idée de Napoléon. C'est le premier qui a évoqué l'idée d'une fête des mères officielle au printemps en 1806. Au départ, le but était d'honorer les mères de familles nombreuses.

La fête des mères

Il faut cependant attendre le 20 avril 1926, pour que la première "journée des mères" nationale ait lieu. Il s'agissait alors d'honorer les mères de familles nombreuses, avec remise de "Médailles de la Famille française". Elle n'a jamais eu grand succès jusqu'en 1941, moment, où le Maréchal Pétain institue la fête des mères pour repeupler la France qui souffre de la seconde guerre mondiale.

La fête des mères

Pour Pétain, la famille est une valeur essentielle pour la France. Il a souhaité officialiser cette fête pour attirer l'attention sur le rôle de la femme au foyer. Son discours est réputé pour la polémique qu'il a entraînée. Certains lui ont reproché sa vision de "femme-objet". La grande "invention" de Vichy, ce fut d'honorer toutes les mères, d'en faire une fête familiale et d'en laisser la prise en charge aux enfants eux-mêmes, tout en faisant encadrer ces activités par les maîtres d'école. Bref, le collier de nouilles, c'est depuis Pétain !

La fête des mères

En 1950, cette fête très populaire est officiellement fixée au 4ème dimanche de mai. Si ce dernier est le dimanche de Pentecôte, la fête des mères est reportée au premier dimanche de juin.

La fête des mères

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Les Saints de Glace

11 Mai 2017, 05:30am

Publié par Papou Poustache

En Auvergne comme dans une grande partie de la France St Mamert,St Pancrace et st Servais sont redoutés par les jardiniers .

On les fêtes le 11-12-13 Mai et souvent à cette période il y a le risque de gelées .

C'est pourquoi beaucoup d'entre eux attendent la fin de cette période pour planter tomates,courgettes,melons,aubergines .

Les origines des Saints de Glace

 
 

Issus d’une vieille croyance populaire européenne du deuxième millénaire, les Saints de glace sont fêtés chaque année les 11, 12 et 13 mai. Les régions les plus septentrionales (notamment l'Alsace, où les gelées sont généralement plus tardives) ont ajouté également les 19, 20 et 25 mai. Les agriculteurs des régions du Nord de la Méditerranée imploraient Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais de protéger les plantations de la baisse de température et du gel qui survenaient généralement à cette époque. Il pouvait en effet arriver que les récoltes subissent un gel destructeur, survenant de manière plus ou moins brutale, dans les zones montagneuses jusqu’à fin mai. Au-delà de cette période, à partir du 26 mai, on considère généralement que les jardiniers peuvent commencer à semer et planter sans craindre un coup de froid fatal. De là découle toute une série de proverbes et dictons régionaux tels que « Saints Pancrace, Servais et Boniface apportent souvent la glace », « quand il pleut à la Saint Servais, pour le blé, signe mauvais. », « quand la Saint Urbain est passée, le vigneron est rassuré » ou encore « Saint Servais, Saint Pancrace et Saint Mamert font à trois un petit hiver ».

Les Saints de Glace

L'explication physique

Lien du texte

http://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2016-04-27-15h19/saints-de-glace-2016---coup-de-gel-possible---30223.php

 
 

Cette légende prend sa source au début du deuxième millénaire alors que la mini-vague de froid printanier apparaissait réellement au cours du mois de mai dans certaines régions du monde. Les populations du Nord de la Méditerranée avaient observé une chute des températures nocturnes et matinales une fois tous les deux ans à cette époque. Les astrophysiciens expliquent l’origine de cette croyance par le fait que vers mi-mars l’orbite de la Terre traverse une zone de l’espace chargée de poussières (constituées de résidus de planètes) qui représente un obstacle aux rayons du soleil. Les effets du soleil sur la Terre seraient alors diminués, ce qui conduirait à une baisse significative des températures. De nos jours, il semblerait que celle-ci ait été avancée d’au moins un mois, plutôt dans le courant du mois de mars. Il n’est pourtant pas impossible qu’une vague de froid se produise au mois de mai. En effet, des courants froids venus des hautes latitudes envahissent parfois la France. Ils engendrent une baisse marquée des températures. Sous un ciel dégagé et sans vent, des gelées tardives peuvent alors se développer. La légende des Saints de Glace a donc bien un fond de vérité, même si les observations basées sur les dernières années tendent à montrer que le mois de mai s’avère être de moins en moins une période à risque pour les plantations.

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