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 L'Auvergne Vue par Papou Poustache

Articles avec #tradition

Les veillées de Noël

24 Décembre 2016, 18:53pm

Publié par Papou Poustache

Autrefois

Texte provenant de:

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article1807

En Auvergne, la veille de Noël, la nuit venue, la table est dressée devant le foyer. On la couvre d’une nappe bien blanche, et, au centre d’une magnifique brioche, on place un chandelier en cuivre soigneusement fourbi. La maîtresse de la maison fouille dans la grande armoire et revient avec une chandelle précieusement enveloppée dans du papier gaufré. La belle chandelle prend place au milieu de la table. On lit dans un récit du XIXe siècle : « Les préparatifs terminés, mon vieux père, quoique malade, veut assister au repas. Il prend, de sa main tremblante, la chandelle de Noël, l’allume, fait le signe de la croix, puis l’éteint et la passe au frère aîné. Celui-ci, debout et tête nue, l’allume à son tour, se signe, l’éteint, puis la passe à sa femme. La chandelle passe ainsi de main en main, pour que chacun, à son rang d’âge, puisse l’allumer. Elle arrive enfin entre les mains du dernier né. Aidé par sa mère, celui-ci l’allume à son tour, se signe et, sans l’éteindre, la place au milieu de la table, où elle brille - bien modestement - pendant tout le repas ».

Les veillées de Noël

Au point de vue humain, il a un sens familial et un sens social. Au point de vue religieux, le jour de Noël, ou plutôt la fête de Noël, exprime un aspect fondamental de la foi chrétienne : la venue du fils de Dieu dans le monde pour bonheur des hommes. Actuellement, il faut constater que le sens humain du jour a plus de place que le sens chrétien de la Nativité de Jésus.
 

Les veillées de Noël

le repas commence joyeux, animé, agrémenté par l’apparition de la traditionnelle soupe au fromage et par les surprises que ménage la cuisinière. Et quand les grâces sont dites, les enfants vont se coucher, bercés par l’espoir - souvent trompé - d’aller à la Messe de minuit. On roule dans le foyer une grosse souche ou on garnit le vieux poêle , et on attend minuit, en chantant les vieux Noëls ou en racontant les histoires d’autrefois. Quand l’heure est venue,  les habitants des villages arrivent de tous côtés, avec leurs lanternes et leurs lampes, on se dirige vers l’église pour goûter aux émotions toujours nouvelles de cette bienheureuse nuit.

Les veillées de Noël

On ignore le jour et l'heure exacts de la naissance de Jésus. Rien n'en est dit dans les évangiles. La date du 25 décembre a probablement été fixée par les communautés chrétiennes au troisième siècle de notre ère.

À cette date, les Romains fêtaient la naissance du soleil à l'occasion du solstice d'hiver. C'est le moment où la durée de la lumière du jour l'emporte sur celle de la nuit (le solstice d'été marque le jour le plus long et a lieu le 24 juin, fête de la saint Jean).

Pour les chrétiens, ce moment était favorable pour célébrer la naissance de Jésus, car cette victoire du jour sur la nuit leur rappelait la victoire de Jésus sur la mort. Le milieu de la nuit a été choisi car c'est l'heure qui marque l'arrivée du nouveau jour.

Trois messes de minuit

Autrefois, on célébrait trois messes à la suite, comme le raconte Alphonse Daudet dans sa nouvelle Les trois messes basses. Son curé trop gourmand y est condamné à célébrer 300 messes de Noël avant son entrée au paradis !

La messe de la nuit était un grand moment dans la vie des chrétiens: on y chantait le célèbre cantique Minuit chrétien dont les paroles furent écrites en 1847 par Placide Clappeau, sur une musique d'Adam. Aujourd'hui on lui préfère Douce Nuit, sainte nuit, qui date de 1818.

Et même si aujourd'hui, la messe n'est pas forcément célébrée à Minuit précise, elle reste le moment fort de la fête de la naissance de Jésus.

Voulez-vous vous aussi préparer avec soin cette célébration ? Écoutez le disque de la Pastorale des santons de Provence d'Yvan Audouard. L'ange Boufareou y raconte une touchante Nativité ! Et n'oubliez pas non plus de relire le célèbre conte de Noël d'Andersen, la Petite fille aux allumettes : il incite à la générosité pour ce grand jour !

Origine du texte

http://croire.la-croix.com/Definitions/Fetes-religieuses/Noel/Rites-et-traditions-de-Noel/La-messe-de-la-nuit-et-le-25-decembre

 

 

Origine du texte

Les veillées de Noël
Les veillées de Noël

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La cuisine Auvergnate: Les tripoux

20 Décembre 2016, 20:00pm

Publié par Papou Poustache

Le tripou

L’origine de la recette des tripoux de Charles Savy ? Elle viendrait d’une certaine Mme veuve Firmin Fraysse qui aurait travaillé à l’hôtel des Voyageurs à Naucelle, célèbre pour ses tripoux.
Sa recette fut ensuite reprise par son employé Charles Savy à qui elle vendit en 1951 son fonds de boucherie-charcuterie.

 

Il est composé d'estomac de mouton, d'une farce faite de jambon, d'ail et de persil et certains y ajoutent des tripes de veau. L'estomac de mouton, ou de veau, est détaillé en longues lanières, coupées ensuite dans le sens de la longueur et dans lesquels morceaux on roule la farce. Une fois le tripoux constitué, il est lié soit avec un boyau soit cousu, et quelquefois attaché à l'aide d'une ficelle.
Sa cuisson se fait dans un bon fond de veau aromatisé au vin blanc et, quelquefois, tomate, mais légèrement.

Son succès est égal aux difficultés qu'il donne pour sa fabrication. On déjeune (petit déjeuner) avec des tripous, on "dîne" (à midi) avec des tripous et l'on fait aussi "quatre heures" ou l'on "despertine", ce qui revient au même, et toujours avec des tripous (sauf quelques exceptions).

Les tripoux d'Auvergne

Une spécialité qui vient de l'Aveyron et qui s'est répandu dans le Cantal et la Lozére

 

 

La recette

Ingrédients

pour Tripoux

  • 2 panses de mouton
  • 1 ventre de veau (fraise et tripes) blanchi
  • 200 g de ventrèche
  • 250 g de jambon
  • 2 pieds de veau blanchis
  • 10 couennes
  • 5 carottes
  • 2 oignons piqués chacun d'un clou de girofle
  • 4 gousses d'ail
  • persil
  • 1 bouquet garni
  • 2 pincées de noix de muscade
  • 25 cl de vin blanc sec
  • sel, poivre

Préparation pour Tripoux

Préchauffez le four th.5 (150ºC).

Découpez après avoir étalé les panses à plat en rectangles 10 cm de longueur sur 6 cm de largeur.

Hachez la ventrèche, le jambon, les gousses d'ail, le persil et mélangez-les au ventre de veau après l'avoir détaillé en menus morceaux.

Salez, poivrez et épicez.

Farcissez chaque morceau panse avec cet appareil.

Pliez-les et les coudre avec un fil de lin.

Foncez une marmite avec les couennes, couvrez avec les carottes épluchées et coupées en rondelles épaisses, déposez les oignons.

Mettez de chaque côté de la marmite les pieds de veau désossés et coupés en quartier.

Placez les tripous au centre.

Ajoutez le bouquet garni, couvrez les tripous avec le vin et un verre d'eau.

Fermez la marmite. Introduisez dans le four doux durant 6 heures.

Accompagnez de pommes de terre à l'anglaise ou en robe des champs cuites sous la cendre.

La cuisine Auvergnate: Les tripoux
La cuisine Auvergnate: Les tripoux
La cuisine Auvergnate: Les tripoux
La cuisine Auvergnate: Les tripoux
La cuisine Auvergnate: Les tripoux
La cuisine Auvergnate: Les tripoux

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Le Brulot

15 Décembre 2016, 16:14pm

Publié par Papou Poustache

Le Brûlot

 

                                                       Le brûlot est un breuvage élaboré par un flambage de blanche d'Auvergne (Marc de raisin) qui peut être accompagné de café.

La préparation est faite traditionnellement dans une grande casserole en cuivre, dans laquelle il faut vider des pierres de sucre et ajouter la blanche d'Auvergne . On peut alors enflammer le liquide alcoolisé qui sort de distillation à 55-60°. Le sucre fond et l'alcool brûle jusqu'à descendre d'une vingtaine de degrés. Après environ un quart d'heure, il est possible d'ajouter du citron et des gousses de vanille. Ce mélange se déguste chaud ou dans un café.

Voilà quelques choses qui va vous ravigoter si vous êtes pas en forme

A prendre avant de se coucher et pas avant de prendre la voiture

 

Mettre 4 morceaux de sucre roux dans un bol.
Mettre 5 cuillerées à soupe d'eau de vie dans une casserole, faire chauffer, verser dans le bol sur les morceaux de sucre, mettre le feu, laisser brûler pendant quelques secondes, puis éteindre les dernières flammes avec la tisane.
Boire très chaud.

Le Brulot

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A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats

15 Décembre 2016, 14:00pm

Publié par cpauvergne

Manufrance

Le catalogue

La fenêtre sur l'extérieur ou le rêve à la maison

Le catalogue Manufrance était peut-être le seul livre de chevet qu’avaient les auvergnats.

A l’instar de Fernandel dans le film « Crésus » de Jean Giono il était feuilleté devant la cheminée ou le poêle à la veillée.

Voici un article en images sur ce que c'était cette grande entreprise .

A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats

Le catalogue" Manufrance" et le "Chasseur Français" livres de chevet des Auvergnats

 

 

Manufrance

Le catalogue

 

Il faisait  rêver car beaucoup de choses était hors de portée des ouvriers mais  il donnait des idées pour fabriquer les choses soit même.

Comme dans ce catalogue on trouvait de tout  il était fréquent que l’on commande un outil bien spécifique.

Les agriculteurs, les vignerons, apiculteurs, chasseurs, campeurs, pécheurs, jardiniers, couturières, coiffeurs, trouvaient tout le matériel nécessaire à leurs besoins

 

Il y avait aussi le livre mensuel  « chasseurs français » qui était présent dans beaucoup de famille celui-ci était aussi édité par la société Manufrance.

Il était dédié plus au gens de la campagne car il parlait de chasse,pèche,jardinage,nature,écologie.

Pour vous faire une idée de l’impact que pouvait avoir ce catalogue et ce mensuel voici un peu d’histoire de cette société et des échantillons de produits et matériel.

A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats
A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats
A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats
A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats
A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats
A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats
A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats
A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats
A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats

 

 

Création

Le 10 novembre 1887, Étienne Mimard et Pierre Blachon achètent la « Manufacture Française d’Armes et de Tir » de Monsieur Martinier-Collin pour 50 000 pièces-or. Deux ans auparavant, soit en 1885, est créé Le Chasseur français, un périodique sur le monde de la chasse. En 1892, s'ouvre le premier magasin de vente à Paris au 42 rue du Louvre. Peu de temps après la découverte de la bicyclette, l'entreprise lance la sienne sous le nom d'Hirondelle. De fait, l'entreprise est rebaptisée[1] Manufacture française d'armes et cycles de Saint-Étienne.

Les années de gloire]

En 1893 commence la construction des bâtiments du cours Fauriel à Saint-Etienne. La même année est introduite la gamme d'articles de pêche Tarif-Album. En 1897 est créée la carabine mono-coup Buffalo, une carabine de tir et de jardin. En 1900, 80 succursales sont déjà ouvertes dans les colonies françaises[].

En 1902, une centrale électrique est construite pour l'usine. En 1904, l'entreprise propose à ses clients ses premières cartouches prêtes à l'emploi. En 1906 est créée la machine à coudre Omnia. La société possède 8 magasins en France et 367 agences à l'étranger et dans les départements d'Outre-Mer. En 1908 est lancé le fusil Simplex.

En 1911, la Manufacture française d'armes et cycles de Saint-Étienne prend le nom de Manufrance et devient une société anonyme ; Etienne Mimard en est le premier directeur général. En 1913 est lancé le fusil Robust, un fusil de chasse juxtaposé, la référence pour ce type de fusil. Manufrance sort une bicyclette modéle grand tourisme, avec 6 vitesses rétro-directe et roue libre, pour un prix de 200 frcs.

En 1914, Pierre Blachon décède et lègue la majorité des actions aux Hospices civils de Saint-Etienne. Manufrance lance le pistolet Le Français et met au point le pneu démontable. À cette date, Manufrance a des magasins dans quinze des plus grosses villes françaises : Rouen, Paris, Avignon, Toulouse, Nantes, Lille, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Nancy, Troyes, Valence, Lyon, Nice...

En 1929, avec la crise et la multiplication des taxes et des impôts sur la société, les affaires sont plus difficiles.

En 1939, Le Chasseur français est tiré à 450 000 exemplaires. En 1944 le fondateur, Etienne Mimard, décède. Il avait renoncé, depuis les grèves de 1937, à léguer la moitié des actions qu'il détenait à ses employés ; il les transfère à la mairie de Saint-Étienne. Pierre Drevet devient PDG. En 1945, Manufrance s'adjoint des commerces indépendants pour ouvrir des magasins agrées Manufrance. En 1952, Jean Fontvieille succéde à Pierre Drevet.

La 2e guerre mondiale a un lourd impact sur Manufrance. En effet, Etienne Mimard ne souhaite pas collaborer avec les Allemands et, de ce fait, ne bénéficie pas du matériel que ceux-ci pourraient fournir.

En 1952, Manufrance crée la carabine Reina à répétition automatique et calibre 22 LR à 8 coups. En 1958, se crée le fusil RAPID, fusil de chasse à pompe. En 1962, est lancé le fusil Perfex, fusil de chasse semi-automatique à 3 coups et en 1968, le fusil Falcor, fusil de tir et de trap.

En 1970, Manufrance fabrique plus de 70 % des armes de chasse françaises. L'entreprise dispose de 125 000 m² d'usines à Saint-Étienne. Elle expédie chaque année 20 000 tonnes de marchandises en France et dans le monde entier. 48 magasins sont répartis dans toute la France. 1 500 000 foyers reçoivent le catalogue.[]

En 1973, à son apogée, Manufrance dispose de 64 magasins dans toute la France, 30 000 références sont présentes dans le catalogue, 30 000 machines à coudre Omnia sont livrées. Le Chasseur Français est vendu à plus de 815 000 exemplaires. Manufrance est une société industrielle et commerciale à dimension internationale produisant plus de 80 000 fusils par an, avec plus de 4000 salariés[2].

Cependant l’élargissement de la communauté (CEE) accentue la concurrence et celle-ci devient plus difficile encore à supporter avec l'ouverture au monde (lorsque sont introduites des machines à coudre japonaises sur le marché français par exemple).

 

 

 

 

 

 

A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats
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A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats
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A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats
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A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats
A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats
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Les ateliers

A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats
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A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats
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La fin,

En 1944 le fondateur lègue à la municipalité de Saint-Étienne la moitié des actions détenues. Ce qui marquera la fin de l'entreprise plus de 40 ans plus tard dans les années 1970, la crise survint lorsque la mairie communiste dirigée par Joseph Sanguedolce doit gérer les difficultés

Délégation à Paris

A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats

Lutte

A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats

La liquidation

A Le catalogue Manufrance livre de chevet des Auvergnats

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Auvergne des traditions: On tue le cochon

9 Décembre 2016, 19:00pm

Publié par cpauvergne

 

On tue le Cochon

 

Dans notre village il était courant que les familles élevaient leurs cochons ceux-ci mangeaient les restes ainsi que les patates que chacun produisait.

Entre poules, jardin et champs, lapins et cochons nous avions une certaine autonomie.

 

 

Et à partir du 15 décembre et  au mois de janvier ou février on tuait le cochon et dans le village a cette époque on entendait hurler ceux-ci je sais ça a l’air barbare mais a l’époque cela ne nous choquait pas.

 
 

 

 

Auvergne des traditions: On tue le cochon
Auvergne des traditions: On tue le cochon
Auvergne des traditions: On tue le cochon
Auvergne des traditions: On tue le cochon

On nettoyait les boyaux pour le lendemain.

Ce jour là on mangeait le boudin qu'on partageait avec les voisins

 

Le lendemain comme la viande avait été découpée la veille.

 On découennait et fondait le lard pour faire le saindoux et récupérer les grattons (pour plus tard faire les fougasses).

On faisait les pâtés avec le foie

On découpait le lard maigre pour mettre dans le saloir.

On hachait la viande et pour faire les saucisses et saucissons.

On préparait les Jambons.

On roulait le lard maigre (lard du ventre) pour faire la pancetta.

On faisait la tête roulée

 

 Afin c'était encore un jour de fête car on mangeait de la viande et c'était encore l'occasion de se retrouver entre amis et en famille.

Auvergne des traditions: On tue le cochon
Auvergne des traditions: On tue le cochon
Auvergne des traditions: On tue le cochon
Auvergne des traditions: On tue le cochon
Auvergne des traditions: On tue le cochon
Auvergne des traditions: On tue le cochon

Voici quelques commentaires

 

 

  •  
    Gérard sam. 21 janv. 2012 01:05
    Dans certaines régions le cochon était nommé "Notre Monsieur",ou"Le Monsieur". Probablement une vengeance verbale au sujet des anciens Maîtres...
  •  
    elliane ven. 20 janv. 2012 19:20
    mon père avait gardé l'habitude, chaque année et hors de toutes normes sanitaires de retourner tuer le cochon, là bas, dans son pays de cocagne ... le cochon en kit faisait 365 KM à fond de cale - il faut comprendre ici, dans le coffre de la voiture et sur le toit et surement partout où on pouvait glisser un bocal entre les sièges et que sais je encore !
    le saloir l'attendait dans la cave .... bon, je n'en dis pas plus ...
    bref, à la Toussaint, l'expédition prenait tant de place dans les soucis que se rajoutait mon père à ceux du quotidien où il s'agissait d'élever ses 7 enfants, qu'il ne nous restait qu'à filer encore plus doux que d'habitude .... initier nos papilles à reconnaitre le meilleur !
  •  
    roxan ven. 20 janv. 2012 05:30
    Un métier peut être en perte de vitesse, je le souhaite pour la mort du cochon mais bonne viande bien saine qui ne vient pas de chine ....

     
  •  
    gifibrillephotos jeu. 19 janv. 2012 07:59
    Ici dans l'Aveyron, c'est encore une affaire courante, et elle a déjà commencé chez beaucoup, s'est terminée chez d'autres!
    Il faut bien compter trois jours pour "faire le cochon", ce qui se fait généralement en famille, voire avec des amis, car c'est un travail monstre, épuisant, et urgent, car il faut faire vite!
    L'hiver est préféré aux saisons plus chaudes, car en principe sans mouches, il permet aussi un meilleur séchage, plus doux, pour ce qui est à sécher entre autre.
    Une tradition ici qui n'est pas éteinte, même s'il est vrai que ce sont plutôt les "anciens" qui la pratiquent, certains jeunes participent toutefois, et il n'est pas improbable, surtout vu la "conjoncture", qu'ils reprennent le flambeau!
  •  
    ursus jeu. 19 janv. 2012 07:53
    Cela existe encore !!!
    Bon jeudi,

    Daniel.
  •  
    lafarce jeu. 19 janv. 2012 06:45
    et comment ne pas citer Henri Vincenot/ " Il y avait deux façons de conserver le cochon:
    - le sel pour la plupart...
    - l'amitié pour le reste, à savoir la fricassée que l'on pliait dans un torchon et que l'on portait en offrande aux voisins. Quelques jours après ils tuaient à leur tour et la fricassée revenait fraîche....

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