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Auvergne une région magnifique à explorer.Vous allez voir les villages d'Auvergne au travers du dernier siècle et aujourd'hui.Complètés par vos dons de photos(merci d'avance).De ce fait cela en fait un site unique car beaucoup de photos inédites. Vous aurez également des articles spécifiques fruits de recherche sur les anciennes industries,sources,gare,monde rural,légendes,faits divers anciens,personnalités,notre enfance,les spécialités auvergnates,pour les généalogistes beaucoup de photos d'écoles et les monuments des villages avec les noms ainsi que autres blogs ou sites enfin tout ce qui fait notre belle région . A vous de juger en me laissant un petit com. Petite astuce pour regarder les photos sans défiler dans le blog cliquer sur une photo de l'article puis à l'aide des flèches sur le coté de celle-ci vous pourrez visionner toutes les photos de l'article.

16 Nov

Industries oublièes d'Auvergne:Usine Lavigne à Chaudeyrolles

Publié par Papou Poustache  - Catégories :  #anciennes industries d'Auvergne, #région Ambert

Marsac en Livradois

Voici quelques images de cette ancienne Papeterie Lavigne qui s'était spécialisée dans la réalisation de semelle de chaussures caoutchouc et ballons de baudruche.

Son activité a cessée dans les années 70 et les bâtiments entièrement en ruines sont voués à la démolitions

Article de La Montagne

 

 

Le long de l’ancienne usine de La Vigne, coule une rivière : la Dore, régulièrement investie par les déchets, avant l’évacuation des déchets opérée cette année.

Le long de l’ancienne usine de La Vigne, coule une rivière : la Dore, régulièrement investie par les déchets, avant l’évacuation des déchets opérée cette année.

Jusque dans les années 1970, l’usine récupérait de vieux caoutchoucs, utiles pour la fabrication de semelles. Abandonné depuis 30 ans, le site menaçait ruines. Sa déconstruction est engagée.
Industries oublièes d'Auvergne:Usine Lavigne à Chaudeyrolles
Industries oublièes d'Auvergne:Usine Lavigne à Chaudeyrolles
Industries oublièes d'Auvergne:Usine Lavigne à Chaudeyrolles
Industries oublièes d'Auvergne:Usine Lavigne à Chaudeyrolles
Industries oublièes d'Auvergne:Usine Lavigne à Chaudeyrolles
Industries oublièes d'Auvergne:Usine Lavigne à Chaudeyrolles
Industries oublièes d'Auvergne:Usine Lavigne à Chaudeyrolles
Industries oublièes d'Auvergne:Usine Lavigne à Chaudeyrolles
Industries oublièes d'Auvergne:Usine Lavigne à Chaudeyrolles
Industries oublièes d'Auvergne:Usine Lavigne à Chaudeyrolles

Définition d’une continuité socio-économique

La stabilité de ce foyer industriel peut s’apprécier à plusieurs niveaux, et en

premier lieu à celui de ses structures physiques. Plutôt qu’Ambert ou les

rives de la Dore, gros affluent de l’Allier, les moulins animaient trois étroites

vallées au flanc des Monts du Forez. Une dizaine de kilomètres au nord

d’Ambert battaient ceux de la Forie. À l’est de la ville, les moulins de

Valeyre s’égrenaient sur deux ruisseaux, Goure et Lagat. Finalement, le

Grandrif faisait tourner les usines de Chadernolles, à une douzaine de kilo-

mètres au sud-est d’Ambert, complétant les « Trois Vallées ». Les emplace-

ments des moulins sont bien connus à partir des années 1670, grâce aux

enquêtes de l’administration et aux dossiers fiscaux qui subsistent. Les

travaux d’historiens locaux ajoutent que tous les sites papetiers étaient

occupés dès le milieu du XVI e siècle. Tout en tenant compte d’inévitables

fermetures temporaires, on peut affirmer que, bon an mal an, quelque 50

moulins produisirent un papier réputé bien au-delà des frontières du

royaume durant plus de deux siècles et demi 9 . Peut-être encore plus remar-

quable est la permanence de l’envergure des entreprises papetières. Parce

qu’il y eu toujours des fabricants possédant plus d’un moulin, ce sont envi-

ron 40 entreprises que l’on rencontre aux XVII e et XVIII e siècles, période

mieux connue. On ne décèle pas ici de restructuration brutale, de concentra-

tion ou d’effritement prononcé des entreprises. Les noms des papetiers

changent naturellement au fil des ans, mais leur nombre et leur hiérarchie —

comme nous le verrons — varient peu 10 .

Soulignons que la permanence des structures de ce groupe ne fut certainement pas le résultat d’une conjoncture stagnante. Bien au contraire, elle

s’inscrit dans un contexte de croissance économique forte et rapide, bien

qu’entachée de revers. Les chiffres dont nous disposons ne concernent

qu’une partie de la période moderne, du début des années 1680 au début du

XIX e siècle, durant laquelle la production annuelle — en poids — des mou-

lins auvergnats fut multipliée par cinq 11 . Cependant, il y a peu de doute que

la papeterie avait déjà vécu une longue croissance nourrie d’un essor intel-

lectuel, administratif et économique de grande envergure. Il est tout aussi

certain que les replis furent également nombreux au fil de ces siècles, ceux

qui marquèrent le dernier siècle de l’Ancien Régime étant les mieux con-

nus. Le but des mécanismes que nous allons explorer était précisément

d’amortir les secousses liées aux accélérations et décélérations du marché.

Parce que les chiffres dont nous disposons forment des séries discontinues

dont les chronologies correspondent trop rarement, une seule illustration

chiffrée de cette volonté est possible. Elle concerne une période mouve-

mentée du XVIII e siècle ouverte en 1739 par une crise sérieuse. De 1739 à

1776, la production de ces vallées chuta de près de moitié avant de rebondir

et presque tripler. À ces fortes fluctuations de la production ne correspon-

dent que de modestes variations du nombre de fabricants actifs : seules six

entreprises sur trente-neuf fermèrent temporairement leurs portes au plus

fort de la crise et cinq d’entre elles avaient repris le travail bien avant

1776 12 .

Finalement, il convient d’éliminer de suite trois causes possibles de

l’endurance de ce foyer industriel. La géographie, qui avait bien sûr con-

tribué à la naissance de ces moulins, ne fut pas assez généreuse pour en

expliquer la longue prospérité. L’imprimerie lyonnaise s’étiola dès le XVI e

siècle et Paris devint un marché vorace mais lointain; la matière première, le

chiffon, vint toujours de loin à dos de mulet, de régions plus peuplées et plus

riches; et les ressources hydrauliques des vallées papetières, bien que

célébrées, ne furent en fait que médiocres et l’objet d’incessants litiges 13 .

L’état, pour sa part, ne joua qu’un rôle effacé dans le destin des moulins

d’Ambert. La papeterie était une industrie libre, dont les structures ne furent

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Gérard 28/04/2015 17:38

J'ai bien aimé lire votre article et son contenu. J'ai moi meme fait quelques recherches sur les papeteries de cette region pour retrouver mes ancêtres qui étaient papetiers et entre autre à la Vigne de la fin du XVII jusqu'à mi-XVIII. Si vous aviez des informations sur cette époque, je serai très intéressé.
Merci par avance de votre retour.
Cordialement.
Gérard

Pacros 17/05/2014 12:08

Lavigne est à Chadernolles et pas à Chaudeyrolles !
Cordialement

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