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25 Aug

Le coffret d'Auzon

Publié par Papou Poustache

Coffret eut une étrange fortune : dépecé en cinq morceaux, il appartient aujourd'hui en partie au Musée Britannique et en partie au Musée du Bargello de Florence, mais, auparavant, il servait de boîte à ouvrages à une dame d'Auzon ; auparavant encore, il était dans le trésor de Saint-Julien de Brioude.

Histoire du Coffret d'Auzon

Source de l'article

http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Coffret%20d%27Auzon/fr-fr/

Le coffret d'Auzon est un reliquaire, mondialement connu sous l'appellation anglaise de Franks Casket (littéralement « coffret de Franks », du nom de son inventeur britannique) ou Auzon Runic Casket (« coffert runique d'Auzon », du nom du village de Haute-Loire où il fut trouvé). Il est conservé au British Museum, sauf un panneau qui se trouve au musée du Bargello à Florence. Un moulage en est exposé au musée de Clermont-Ferrand.

 

Origine

La cassette était la propriété d'une famille d'Auzon. Elle lui servait de boîte de couture jusqu'à ce que les charnières en argent en soient récupérées pour faire une bague. Sans ses charnières, la cassette se disloqua. Les panneaux, sauf un, en furent montrés à un certain professeur Mathieu, à Clermont-Ferrand, qui les vendit à un marchand d'art de Paris, où ils furent achetés en 1857 par Sir Wollaston Franks. Le panneau manquant fut retrouvé ultérieurement dans un tiroir par la famille d'Auzon et vendu au Musée du Bargello à Florence, lequel, en 1890, fit le rapprochement avec les panneaux du Musée Britannique (British Museum) .

Mathieu indique un lien avec la collégiale d'Auzon, cette origine est également proposée en 1867 dans les registres d'acquisition du Musée Britannique, auquel Augustus Wollaston Franks fit don de la cassette en 1867. Cependant, les échanges entre Mathieu et Franks (alors conservateur au département des Antiquités) n'indiquent jamais la provenance du reliquaire. Les circonstances de son arrivée à Londres ne sont pas très claires. Bien qu'il ait été reconnu comme portant des écritures anciennes anglo-saxonnes, le British Museum avait, dans un premier temps, refusé de l'acheter. Le coffret semble passer dans plusieurs mains avant de finalement intégrer la collection du musée. Des recherches faites par W. H. J. Weale du Victoria & Albert Museum, venu à Brioude et Auzon à la fin XIXe siècle, suggéraient que la cassette appartenait à l'église Saint-Julien à Brioude, où il est possible qu'elle ait été dérobée pendant la Révolution française. Son origine et son iconographie intriguent.

Monographie : Alfred Becker, Franks Casket Zu den Bildern und Inschriften des Runenkästchens von Auzon (Regensburg 1973)

Particularités

 

Face du panneau arrière

Sur cet objet unique, en os de baleine, sont sculptées en relief des illustrations germaniques païennes ainsi que des formes typiques anglo-saxonnes. Son style, les scènes gravées entourées de textes runique et latin, indiquent qu'il fut fabriqué au début du VIIIe siècle dans le nord de l'Angleterre, provenant du royaume de Mercie ou bien de la Northumbrie. Sa construction copie celle d'un reliquaire chrétien tardo-antique.

Le coffret d'Auzon
Le coffret d'Auzon
Le coffret d'Auzon

LE COFFRET RUNIQUE D'AUZON...

Source de l'article

http://paganismeoccidental.forumactif.org/t267-le-coffret-runique-d-auzon

 


La photo présente de manière détaillée les différentes faces du magnifique coffret runique d'Auzon. Il correspond au peuple germanique des Saxons. Il est daté de la première moitié du 8è siècle de notre ère. Il est originaire de Northumbria en Grande-Bretagne. On l'appelle coffret d'Auzon, car c'est dans cette localité française de Haute-Loire qu'il fut retrouvé. Ce coffret comporte des inscriptions en runes anglo-saxonnes (voir Futhorc anglo-saxon sur la photo en haut à gauche), ainsi qu'en latin et en vieil-anglais au moyen de lettres latines.



Entre les scènes représentées et les inscriptions, le coffret présente un étrange mélange, car en effet il nous parle de mythes germaniques, de mythes romains, et d'un mythe chrétien. Tout est étrange dans ce coffret, même le matériau utilisé pour sa réalisation: il est fait en os de baleine. Selon le spécialiste Leslie Webster, ce coffret malgré ses apparences, est bien chrétien. Il s'agirait en fait d'un reliquaire chrétien. Les scènes païennes sont là afin de récupérer les anciens symboles et pouvoir convertir ainsi de forme sournoise ceux qui se résistaient encore à la nouvelle religion venue du Proche-Orient. Leslie Webster parle d'un programme chrétien parfaitement en accord avec la conception ecclésiastique de l'histoire, un programme, comme nous allons le voir, qui n'hésite pas à employer les ingrédients de magie runique afin de mieux tromper tous ces "idolâtres" et de les convertir à leur dieu unique.

Voyons les différentes faces de ce coffret anglo-saxon. Les numéros font référence à ceux de la photo et de ses encadrés.

1- Sur ce panneau on observe deux scènes distinctes que l'on peut voir de forme détaillée dans l'encadré nº6.
a) La scène de gauche représente le mythe païen de tradition germano-nordique du Dieu-forgeron Wieland (prononcer "vîlannt"). Ce dernier se trouve tout à fait à gauche dans sa forge. Il est retenu prisonnier par le roi Nidhad. Wieland le forgeron tient dans la main un gobelet taillé dans le crâne du fils du roi Nidhad. Le corps décapité de ce fils, tué par Wieland, se trouve sous le Dieu-forgeron. Il offre de la bière à Bodvild la fille du roi. Cette bière contient une drogue. Sur la droite de cette scène on voit Wieland (ou son frère) qui attrape des oiseaux. Avec les plumes de ces oiseaux il confectionnera des ailes qui lui permettront de s'échapper.
b) La scène de droite est chrétienne. C'est une représentation des 3 rois mages en train d'offrir leurs cadeaux à Marie, le mère du Nazaréen. Au-dessus du mage de gauche se trouve dans le coin un symbole païen, le triquetra. Ce signe qui est relié au symbolisme du chiffre 3, est volontairement associé ici aux 3 rois mages dans le but de confondre les païens de l'époque et de les convertir plus facilement. L'inscription runique d'un seul mot qui se trouve au-dessus de deux rois mages se lit "magi" et fait référence aux rois mages. À droite de cette inscription runique on peut voir un symbole solaire qui est là pour associer le Nazaréen aux anciens mythes liés au soleil.
c) L'inscription runique qui se trouve sur les 4 côtés de ce panneau nous parle de manière poétique de la matière du coffret: l'os de baleine. Rappelons au passage que la poésie à cette époque fait partie de la magie, elle est un des éléments censés activer une invocation.

Le coffret d'Auzon

Coffret eut une étrange fortune : dépecé en cinq morceaux, il appartient aujourd'hui en partie au Musée Britannique et en partie au Musée du Bargello de Florence, mais, auparavant, il servait de boîte à ouvrages à une dame d'Auzon ; auparavant encore, il était dans le trésor de Saint-Julien de Brioude.

Il avait été fait, nous dit M. Louis Bréhier avec toute

sa compétence, en Northumbrie, vers le vne ou le vuie siècle. Les panneaux, en os de baleine, sont sculptés de scènes diverses empruntées à des légendes norroises ou aux livres saints — Adoration des mages et Siège de Jérusalem — ou à l'histoire romaine — Légende de Romulus et de Rémus. L'ornementation est complétée par des inscriptions en caractères de l'alphabet runique anglo-saxon, où sont mêlées des lettres latines, légendes explicatives et motifs décoratifs, comme les caractères coufîques de l'ornementation arabe. Ce sont ces inscrip¬ tions qui permettent de dater le coffret entre 670 et 700.

Naturellement, la technique est fort barbare, les personnages ont une conformation géométrique marquée, qui semble vouloir inscrire des corps aux jambes courtes dans un rectangle et des têtes monstrueuses dans un cercle ; quant au modelé, il n'est que linéaire. Enfin, le groupement est fait avec le souci de ne laisser aucun vide dans la composition que complètent des architectures : châteaux hérissés de curieux merlons et revêtus d'arcades moulurées, élevées sur des colonnes cannelées ou annelées, décorées de chapiteaux.

Il est intéressant de considérer avec M. Louis Bréhier le milieu dans lequel a été créée une telle œuvre : nous sommes à une époque où l'un des plus grands personnages du royaume de Northumbrie, le moine Benoît-Biscop, parcourt la Gaule, avide d'y créer un foyer artistique imprégné d'apports dus à l'antiquité classique, à la mythologie païenne et à l'histoire sacrée. Ce sera le point de départ de la Renaissance carolingienne

British Museum

The Franks Casket

This magnificent whalebone casket was presented to the British Museum by Sir Augustus Franks, after whom it is named. It is richly carved with a range of scenes and inscriptions in the runic and Roman alphabet, and in Old English and Latin. Scars from a lost metal handle, locks and hinges can be seen, while the plain panel on the lid probably replaces a lost carving.

The front depicts two scenes: on the left, part of the Germanic legend of Weland the Smith; and on the right, the Christian tale of the Adoration of the Magi. Runes spell out ‘maegi’ in the inscription.

The left end depicts Romulus and Remus, legendary founders of Rome who were raised by a she-wolf, while the lid shows the capture of Jerusalem in AD 70 by the Roman Emperor Titus.

The right end is a replica, the original having been bequeathed to the Museo Nazionale del Bargello inFlorence after the casket was dismantled during its mysterious history. This panel is the hardest to interpret. It recalls a lost Germanic legend with a runic text describing a being called Hos sitting upon a ‘sorrow-mound’.

The lid shows another Germanic story about a hero named Ægili, who defends a fortification from armed raiders.

An Old English riddle in runes on the front of the casket describes the beaching of a whale and tells us that the casket was made from its bones.

The carvings’ style and the dialect of the inscriptions suggest the casket was made in northern England, probably in a monastery for a learned patron. Created when Christianity was not long established in England, it reflects an interest in how the pagan Germanic past related to Christ’s message, and to the histories of Rome and Jerusalem.

Détails

  • Titre: The Franks Casket
  • Date de création: 700/750
  • Dimensions physiques: Length: 22.90cm; Width: 19.00cm; Height: 10.90cm; Weight: 1887.40g (Overall, incl. perspex lid mount); Weight: 1354.20g (Casket body); Weight: 533.20g (Lid, incl. perspex mount)
  • Lien externe: British Museum collection online
  • Technique: carved
  • Subject: myth/legend; old testament; adoration of magi
  • Registration number: 1867,0120.1
  • Place: Found/Acquired Auzon
  • Period/culture: Middle Anglo-Saxon
  • Material: whalebone
  • Copyright: Photo: © Trustees of the British Museum
  • Acquisition: Donated by Franks, Augustus Wollaston. Collected by Mathieu

 

Ce magnifique coffret  en os de baleine a été présenté au British Museum par Sir Augustus Franks, qui lui a donné son nom. Il est richement sculpté avec une gamme de scènes et d'inscriptions en alphabet runique et romain, et en vieil anglais et latin. Les cicatrices d'une poignée, de serrures et de charnières en métal perdues peuvent être vues, tandis que le panneau uni sur le couvercle remplace probablement une sculpture perdue. Le recto représente deux scènes: à gauche, une partie de la légende germanique de Weland the Smith; et à droite, le conte chrétien de l'Adoration des Mages. Les runes épellent «maegi» dans l’inscription. L'extrémité gauche représente Romulus et Remus, fondateurs légendaires de Rome qui ont été élevés par une louve, tandis que le couvercle montre la capture de Jérusalem en 70 après JC par l'empereur romain Titus.

L'extrémité droite est une réplique, l'original ayant été légué au Museo Nazionale del Bargello de Florence après le démantèlement du cercueil au cours de sa mystérieuse histoire. Ce panneau est le plus difficile à interpréter. Il rappelle une légende germanique perdue avec un texte runique décrivant un être appelé Hos assis sur un «monticule de tristesse». Le couvercle montre une autre histoire germanique sur un héros nommé Ægili, qui défend une fortification contre des pillards armés.

Une énigme en vieil anglais en runes sur le devant du cercueil décrit l'échouage d'une baleine et nous dit que le cercueil a été fabriqué à partir de ses os. Le style des sculptures et le dialecte des inscriptions suggèrent que le cercueil a été fabriqué dans le nord de l'Angleterre, probablement dans un monastère pour un savant patron. Créé alors que le christianisme n’était pas établi depuis longtemps en Angleterre, il reflète un intérêt pour la manière dont le passé germanique païen était lié au message du Christ et aux histoires de Rome et de Jérusalem.

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