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 L'Auvergne Vue par Papou Poustache

Articles avec #histoire d'auvergne

L'homme qui a vaincu la bête

19 Février 2017, 20:07pm

Publié par Papou Poustache

A la découverte du village natif de Jean Chastel qui terrassa la Bête du Gévaudan le 19 Juin 1767

 

C’est le  village de la Besseyre Saint Mary en Haute Loire

Jean Chastel naquit le 31 mars 1708 au village de Darnes paroisse de La Besseyre-Saint-Mary, France.
Fils d’agriculteur, il épouse le 22 février 1735, Anne Charbonnier. Ils auront neuf enfants.

Jean Chastel exerça la profession de cabaretier dans son village ; il était également considéré comme chasseur professionnel, mais aussi braconnier. Un peu marginal, il fit même un bref séjour à la prison de Saugues.

Le 19 juin 1767, au cours d’une chasse organisée par le marquis d’Apchier, Chastel tua un animal de grande taille ressemblant à un loup, au lieu dit « La Sogne d’Auvers » à proximité de la forêt de la Ténazeyre paroisse de Nozeyrolles (Auvers actuellement). Depuis ce jour-là, la terrible bête du Gévaudan cessa de sévir dans le pays.

Jean Chastel ne fut guère récompensé de son acte.

Il emmena sa bête à Versailles où son odeur incommoda le roi qui la fit enterrer sur-le-champ sans accorder la moindre prime au chasseur. De récentes recherches historiques laisseraient penser que Jean Chastel ne soit jamais "monté" à Paris, mais que ce soit une autre personne qui ait fait le voyage.

Il est mort en 1789

Une stèle à la mémoire de Jean Chastel se trouve dans le village de La Besseyre-Saint-Mary.

La commune ou la bête fut exécutée

L'homme qui a vaincu la bête
L'homme qui a vaincu la bête
L'homme qui a vaincu la bête
L'homme qui a vaincu la bête
L'homme qui a vaincu la bête

Le village natif de Jean Chastel

L'homme qui a vaincu la bête
L'homme qui a vaincu la bête
L'homme qui a vaincu la bête
L'homme qui a vaincu la bête

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Personnalités de Vodable

17 Février 2017, 08:47am

Publié par Papou Poustache

Voici deux personnalités qui sont nées au village de Vodable.

 

 

Mr Gaultier de Biauzat qui est a l'origine du nom donné au département du Puy de Dôme dans l'article vous découvrirez le nom qui avait été proposé à l'origine.

Et Mr Jean Baptiste  Girot de Pouzol député.

  • Né le 19 janvier 1753 à Vodable (Puy-de-Dôme - France)
  • Décédé le 30 janvier 1822 à Le broc (issoire) (Puy-de-Dôme - France)

 

 

Le jeune Jean-François est né dans une famille nombreuse de Vodable (actuel Puy-de-Dôme), propriétaire d'une métairie située au lieu-dit de Biauzat. Il est le fils de François Gaultier, avocat au parlement, châtelain et lieutenant général au mandement de Vodable, et de Jacquette Jourde. Il étudie au collège jésuite de Billom puis de Toulouse. Après son droit, il exerce le métier d'avocat à Clermont-Ferrand, auprès de son père, à partir de 1767. Appartenant à la notabilité éclairée, il s'affilie à la franc-maçonnerie.

 

Il épouse en 1769, à Ambert, Puy-de-Dôme, Claudine Antoinette Vimal (1739-1789). Leur fille Marie Antoinette (1773-1845) et son époux Jean Baptiste Abraham (1768-1815), avocat au barreau de Clermont-Ferrand, secrétaire général du Puy-de-Dôme, sont les grands-parents d'un autre maire de Clermont-Ferrand, Agis-Léon Ledru.

 

Élu député du Tiers état pour représenter la sénéchaussée de Clermont aux États généraux,

 

Lors du choix des noms de département en 1790, il plaide pour que le département dont Clermont-Ferrand est le chef-lieu ne s'appelle pas Mont-d'Or mais Puy-de-Dôme, craignant que le nom « Mont-d'Or » ne fasse trop riche.

 

Il est élu maire de Clermont-Ferrand en janvier 1790, mais démissionne en 1791 quand il est choisi comme juge par le 4e arrondissement de Paris.

 

Après le Coup d'État du 18 brumaire par Napoléon Bonaparte, il perd sa place de juge au tribunal de cassation, qu'il occupait depuis deux ans. Toutefois, son amitié avec Cambacérès lui permet d'obtenir le poste de commissaire et accusateur public auprès du tribunal de la Seine en juillet 1800. Le

Jean-Baptiste Girot de Pouzol

 

Né à Vodable le 19 janvier 1753, Jean-Baptiste Girot-Pouzol est avocat à Riom, en Auvergne, en 1789.

Jean-Baptiste Girot-Pouzol est alors nommé sous-préfet d'Issoire et conserve ce poste jusqu'en 1814.

Détail de sa carrière politique en fin d’article

Il décède au Broc, le 29 janvier 1822.

 

Jean-Baptiste Girot-Pouzol est le père de Maurice Girot-Pouzol, député du Puy-de-Dôme sous la monarchie de Juillet et la IIe République. Il est par conséquent le grand-père de François Girot-Pouzol, député puis sénateur sous la IIIe République.

 

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale

du 20 février 1800 au 7 mars 1800

Mandat(s)

Régime politique

Révolution

Législature

Assemblée nationale constituante

Mandat

Du 22 mars 1789 au 30 septembre 1791

Baillage

Riom (Type : Sénéchaussée)

Groupe

Tiers-Etat

Régime politique

Révolution

Législature

Convention nationale

Mandat

Du 7 septembre 1792 au 26 octobre 1795

Département

Puy-de-Dôme

Groupe

Plaine

Régime politique

Révolution

Législature

Conseil des Cinq-Cents

Mandat

Du 12 avril 1798 au 26 décembre 1799

Département

Puy-de-Dôme

Groupe

Modérés

Régime politique

Consulat et Premier Empire

Législature

Corps législatif

Mandat

Du 25 décembre 1799 au 29 novembre 1802

Département

Puy-de-Dôme

Personnalités de Vodable

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La race Salers

16 Février 2017, 20:17pm

Publié par Papou Poustache

Voici la race emblématique de l'Auvergne et plus particulièrement du Cantal.

La race Salers

La race Salers

Une origine ancienne et encore incertaine…

L’historique des hommes de la zone " berceau " de la race Salers, montre que le premier peuple connu de cette région était constitué d’un mélange de Celtes et d’Ibères. L’existence de cette souche ibérique laisse penser q’une migration de population a eu lieu à une époque lointaine, migration qui se faisait systématiquement accompagnée du bétail.

La race Salers
La race Salers
La race Salers
La race Salers

Evolution de la race

Lien du texte:http://www.salers.org/fr/la-race-salers/historique-origine

Le début de l’amélioration génétique…

Le milieu du 19e siècle est une grande époque pour l’amélioration des races françaises ; c’est l’apparition des méthodes de sélection anglaises, avec un vaste échange d’idées entre les propriétaires avertis.

Deux tendances se dégagent alors en race Salers.

La ferme école de St Angeau (Cantal) tente des croisements avec les races anglaises de Devon, Durham et West Highand, mais les sujets produits meurent de phtisie (tuberculose pulmonaire).

Vers les années 1850, Tyssandier d’Escous est officiellement considéré comme le " fondateur de la race Salers ". Farouche adversaire de la contribution des autres races pour l’amélioration de la Salers, Tyssandier d'Escous prêche la sélection par l’accouplement des meilleurs sujets entre eux et l’amélioration de l’alimentation. Mettant en pratique ses théories sur les domaines de la région de Salers (village du Cantal), recrutant en permanence de nouveaux adhérents à ses méthodes, il réussit très vite à donner un grand renom aux animaux provenant du canton de Salers. Il rend ainsi inattaquable l’appellation de Race Salers qui succédait à celle de Race Auvergnate.

La race Salers

Puis dans les années 60 arrivent le début de la mécanisation mais aussi et surtout les races laitières spécialisées. La race Salers est alors délaissée, et la production fromagère locale voit ses cours baisser. De plus, le système traditionnel (qui nécessite la présence du veau pour la traite) est trop générateur de main d’œuvre et fait de moins en moins d’adeptes.

 

Réputé pour sa robustesse elle est aussi utilisée pour les travaux des champs au temps ou les tracteurs étaient réservés aux riches propriétaires terriens.

La race Salers
La race Salers
La race Salers

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Du tram au panoramique au Puy de Dome

10 Février 2017, 09:13am

Publié par Papou Poustache

Du tramway au Panoramique

Voici un article sur 110 ans d'histoire sur le tram du Puy de Dôme

Du tram au panoramique au Puy de Dome

Il y a déjà eu un chemin de fer à rail central sur le puy de Dôme (système Hanscotte) de 1907 à 1925. En 1906, la construction d'un chemin de fer à rail central fut entreprise ; il reliait la place Lamartine de Clermont-Ferrand (altitude 390 mètres) à une plateforme artificielle proche du sommet à 1 414 mètres. La ligne avait une longueur de 14,7 km et les trains circulèrent de 1907 à 1926 avec un bilan d'exploitation qui est toujours resté déficitaire.

Le Puy de Dome et son tramway

Voici un article avec photos anciennes et photos d'aujourd'hui sur le train à crémaillère du Puy de Dome.

Voici un texte pris sur:

http://www.monpanoramiquedesdomes.fr/2012/04/un-train-a-pris-date-il-y-a-105-ans/

 
Rame au sommet du Puy-de-Dôme vers 1910.

Un train a pris date il y a 110 ans

 

Monter le puy de Dôme à bord d’un train est peut être une nouveauté pour notre génération. Mais le volcan, lui, en a vu d’autres. Le 27 avril 1907, une voie de chemin de fer s’ouvrait vers le sommet.

 

La scène se déroule il y a exactement 105 ans. Pour la première fois un tramway à vapeur ouvre ses portes invitant le public à une escale inédite vers le puy de Dômes. Désormais les voyageurs isolés qui, jusqu’à récemment grimpaient péniblement les chemins caillouteux ne sont plus qu’un souvenir. Ils se transforment en touristes avides de dépaysement, bénéficiant d’un transport avant-gardiste pour l’époque.

 

Observatoire et vestiges romaines

Il est vrai que, depuis toujours, l’accès au sommet est difficile. «On perd la trace de temps en temps »* du chemin des Muliers, indique en 1831 le botaniste Henri Lecoq. L’approche du puy de Dôme est également périlleuse. Une correspondance de 1873 déplore « le mauvais état du chemin qui conduit à la base même de la montagne ». Dans ces conditions, Emile Alluard, doyen de la Faculté des sciences, lance une entreprise d’envergure qui change la destinée du volcan : la construction, au sommet, d’un observatoire météorologique. Grand scientifique, Alluard est persuadé que le site est très favorable aux expériences en raison de son altitude et de son isolement dans l’atmosphère. Mais ce n’est pas son seul atout. Les ruines du temple gallo-romain dédié à Mercure, révélés au début de la construction de l’observatoire, amplifient la renommé du volcan. Leur présentation aux expositions universelles de Paris en 1878 et en 1900 fait du puy de Dôme une destination de plus en plus prisée. L’ère de tourisme bat son plein

 

De Clermont à La Baraque

Aussi plusieurs promoteurs se disputent la réalisation du projet. Parmi les sept solutions présentées, c’est finalement celle de Jean Claret qui est retenue. Elle prévoit un chemin à fer avec un système à crémaillère. Le chantier est loin d’être sans polémiques, ni incidents… Qu’importe. Le 27 avril 1907, les personnalités officielles formant la commission de réception se rassemblent, place de Lamartine. Secrétaire général de la préfecture, maires des communes traversées, ingénieurs des Ponts et Chaussées embarquent pour le voyage d’inauguration sur la première section de la ligne de Clermont à la Baraque. Le lendemain on lit dans la presse locale : « Lorsque le train est arrivé à la Baraque, la neige tombait et le puy de Dôme s’était caché sous les nuages. On n’en a pas moins gaîment sablé le champagne et bu au succès du chemin de fer. Aussi, après en avoir délibéré, la commission a-t-elle reconnue que la ligne de Clermont à La Baraque peut être livrée à l’exploitation ». L’avenir du puy est enfin sur les rails.

 

 

 

Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome

Aujourd'hui

Le Panoramique des Dômes est une voie ferrée à crémaillère française de 5,1 km qui permet l'accès au sommet du puy de Dôme. Le maître d'ouvrage est le Conseil général du Puy-de-Dôme qui a voté en 2008 sa réalisation.

Le groupe canadien SNC-Lavalin a réalisé et exploite le train dans le cadre d'une délégation de service public d'une durée de 35 ans, à travers une filiale appelée TC Dôme1. Les travaux ont démarré en août 20102 pour une mise en service le 28 juin 2012. Le matériel roulant est fourni par Stadler Rail. Le personnel roulant est d'abord fourni par Transdev Auvergne, puis l'exploitant est remplacé par SFTA en 2013.

Le train, également désigné par l'expression «  Chemin de fer à crémaillère du puy de Dôme », peut transporter 1 200 personnes par heure. Le coût du projet est de 86 millions d'euros.

Inauguré de façon anticipée le samedi 26 mai 2012, le nouveau train à crémaillère a été arrêté pour une durée indéterminée l'après-midi même vers 17 h 30 suite à un orage provoquant des coulées de boue sur les rails et de l'eau dans les gares de départ et d'arrivée. Certains touristes sont restés bloqués quelques heures au sommet et à mi-chemin avant d'être évacués4. L'exploitation a finalement redémarré le 16 juin 2012, après réalisation des travaux de réparation5.

Le 28 octobre 2012, une rame sans passagers déraille sur un aiguillage et se renverse au niveau du croisement des Muletiers. Le Conseil général du Puy-de-Dôme demande la suspension de l'exploitation. Un audit effectué par les transports de Martigny et Régions a montré que l'accident était dû à une erreur humaine, et met hors de cause le matériel et l'infrastructure.

Suite à ces incidents, l'exploitant est remplacé par SFTA, une filiale de Transdev spécialisée dans les trains touristiques de montagne, et la réouverture a eu lieu le 2 mai 2013.

Cependant, le train a de nouveau déraillé le 6 juillet suivant.

 

Grâce au Panoramique des Dômes, train électrique à crémaillère, offrez-vous un voyage vers le point culminant de la Chaîne des Puys et venez admirer un paysage aux couleurs et lumières sans cesse renouvelées. 
 
Découvrez ou redécouvrez ce site naturel grandiose labellisé GRAND SITE DE FRANCE réaménagé dans un souci majeur de préservation.

Au cœur du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne, le puy de Dôme vous offre de multiples activités pour petits et grands :

Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome

Quelques photos envoyées par Facebook lors du voyage d'inauguration

Marie Claude Je l'ai pris au moment de son inauguration .......... quelques jours après il avait des problèmes ..... le paysage tout au long de la monté est magnifique ............ et alors en haut quel panorama ! je suis heureuse qu'il fonctionne de nouveau ........... J'ai quelques photos de cette journée ......... vous intéressent elle .......... Bonne soirée

Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
Du tram au panoramique au Puy de Dome
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Le marquis et chateau de Chavaniac Lafayette

27 Janvier 2017, 09:37am

Publié par cpauvergne

Personnalité auvergnate: Le marquis de Lafayette

 

La Fayette

Homme politique français, né en 1757 à Chavaniac en Auvergne, mort en 1834.

Marie Joseph Gilbert Motier, dit Le marquis de la Fayette se distingue comme une grande figure militaire française dont le destin est incontestablement lié à celui de l’Amérique.

Le choix d’une vie

Il descend d’une famille noble de haut rang, introduite auprès de la cours de Versailles. A 17 ans, après son mariage avec la fille du Duc de Nouailles, une des familles les plus influentes du royaume, il refuse une charge à la cour qui lui aurait assuré une vie confortable. Il préfère orienter son destin vers une carrière militaire.

http://www.linternaute.com/biographie/marquis-de-la-fayette/biographie/.

 

Le fameux « La Fayette nous voici! », attribué à tort au général Pershing, fut en fait prononcée le 4 juillet 1917 par le colonel Stanton, sur la tombe de La Fayette au cimetière de Picpus à Paris. Le général Patton, commandant la 3e armée américaine, au moment de la libération de Metz en 1944, donna ordre à son artillerie de ne pas tirer sur la ville en hommage à La Fayette, qui avait servi en qualité d'officier dans la cité. Ces deux événements prouvent que la croisade entreprise par La Fayette pour la cause de la liberté a porté ses fruits : à deux reprises et à vingt-cinq années de distance, les soldats américains aideront les français à retrouver leur liberté.

Le marquis de La Fayette naquit en 1757 à Chavaniac en Auvergne. En 1773, à 16 ans, il épousa la fille du duc d'Ayen, futur duc de Noailles. Quand les États-Unis proclamèrent leur indépendance à Philadelphie en 1776, il applaudit. L’opinion publique française s'était donnée d'un seul élan à la cause américaine : la guerre contre l'Angleterre était perçue comme une croisade pour le triomphe de l'idéal de liberté et d'égalité.

C'est à Metz, où il était en garnison au régiment de Noailles, que La Fayette décida, lors d’un fameux dîner, d'aller combattre aux côtés des « insurgeants » d'Amérique. Devant la situation dramatique de ceux-ci, il résolut de rejoindre le plus rapidement possible le camp des insurgés. Il n'avait alors que 18 ans !

Malgré l'opposition de Louis XVI et de sa famille (sa femme attendant un deuxième enfant), il embarqua le 26 avril 1777 et arriva le 17 juin en Caroline. Il prêta serment de « vaincre ou de périr avec la jeune République ». La légende de La Fayette commençait. Le Congrès accepta ses services et lui donna le rang de Major général des États-Unis. Il commanda la division des miliciens de Virginie. Entre temps, grâce aux efforts de Benjamin Franklin, la France signait un traité d'alliance en février 1778 avec les insurgés. Ceux-ci reçurent ainsi l'aide dont ils avaient besoin. Ce fut le triomphe de La Fayette qui vint chercher des secours en France, et obtint 4000 hommes. La Fayette se proclama "citoyen américain". La campagne de Virginie ayant décidé du sort de la guerre, le traité de Versailles en septembre 1783 consacra l'indépendance des États-Unis d'Amérique. Promu maréchal de camp à 24 ans, il devint l'homme le plus populaire du royaume.

En 1789, la Révolution française éclata. En sa qualité de général de la garde nationale, La Fayette en fut le chef légitime. Il donna ordre de détruire la Bastille (15 juillet) et fit accepter la cocarde tricolore au roi (17 juillet). Comme défenseur de l'ordre public, il voulut faire coopérer la Royauté et la Révolution. Mais après la fusillade du Champ de Mars, le divorce fut consommé entre La Fayette et la Révolution. Se trouvant seul contre tous, il préfèra s'exiler. Fait prisonnier comme chef responsable de la Révolution, sa captivité dura cinq ans.

A son retour, il fut dans l'opposition à Napoléon (1798-1814). Heureusement que l'Amérique réclamait « son jeune général », le compagnon légendaire de Washington, qu'il souhaitait ardemment revoir. Pour La Fayette, l'Amérique représentait sa fierté et son espoir. Durant les onze mois de son voyage (1824-25) il reçut un triomphe continuel, le peuple entier lui criait sa reconnaissance. La cause des U.S.A et la cause de la liberté étaient maintenant indissociables.

Ce n'est qu'après sa mort (1834) que l'on prit conscience vraiment de la place éminente qu'il tenait dans la vie du pays. Il eut des funérailles nationales, et, aux U.S.A le deuil fut porté pendant un mois pour honorer « la mort du dernier major-général de la guerre d’Indépendance »

 

Son village natal

 

 

 

Situé sur le versant lumineux des Monts du Velay, la renommée du paisible village de Chavaniac dépasse largement les frontières de la France. 

C’est le lieu de naissance de l’illustre Général-marquis de La Fayette qui vécut au XVIIIème siècle. Surnommé le "manoir des deux mondes", la maison forte du Général, édifiée au XIVème siècle, surplombe un splendide panorama allant du Puy de Dôme au Cézallier en passant par le Puy de Sancy.

C’est un lieu symbolique de l’amitié franco-américaine en hommage au prestigieux passé de La Fayette qui fut un héros aux Etats-Unis en combattant les Anglais pour l’indépendance américaine. L’Histoire le reconnaît comme grand défenseur de la liberté et des droits de l’homme. 

Restaurée en musée, la forteresse propose une visite scénographique de l’univers de la vie du marquis de La Fayette dans l’ambiance du XVIIIème siècle : films, musique, jeux de lumière, commentaires sonores. 

http://www.jedecouvrelafrance.com/f-2178.haute-loire-chateau-la-fayette.html

 

Archives départementales Haute-Loire

Accès aux papiers Lafayette

 

Origine des documents sélectionnés

       la correspondance relative à la surveillance de la citoyenne Lafayette est issue de la sous-série 1 Q (Biens nationaux et émigrés, période révolutionnaire) et les papiers concernant la confiscation des biens Lafayette sont tirés de la sous-série 2 L (Administration et justice d'époque révolutionnaire, prisonniers et suspects).


Présentation historique

       Les terres de Lafayette en Auvergne en faisaient un seigneur considérable, haut-justicier de Vissac, de Chavaniac, de Siaugues-Saint-Romain, Lafayette n'a jamais eu vraiment la charge de s'occuper de ces importants domaines, gérés par les femmes de la famille. En revanche, il a saisi l'occasion de les arrondir, ce que son opulente situation de famille lui a permis : peu avant la Révolution, il a acheté le marquisat de Langeac, la principale seigneurie des alentours. Sa célébrité, sa popularité ont grandement facilité l'opération. Peut-être, mais ce n'est pas sûr, peut-on y voir à cette date l'expression, derrière son attachement à la Liberté, d'un certain intérêt personnel pour l'implantation familiale locale et pour sa qualité de seigneur d'ancienne roche. Plus certainement c'est l'enthousiasme des Langeadois qui l'a déterminé.

       Sans avoir résidé de façon très prolongée en Auvergne après sa petite enfance, et sans avoir manifesté pour le pays un intérêt aussi fort que pour les causes qui l'ont rendu célèbre, Lafayette y a fait des séjours fréquents, sans déplaisir, et n'a pas marchandé les déclarations d'attachement au pays ainsi qu'aux habitants. Comme seigneur, il s'est signalé par une attitude humaine et libérale en accord avec ses principes ; pour autant, il n'a pas dissipé ses biens ni ses droits, dont un réseau d'hommes d'affaires locaux se faisaient d'ailleurs les gardiens en son nom. Ses tantes, puis sa femme ont fait encore bien davantage.

       La Révolution déjà fort avancée, le ci-devant Marquis agissait encore comme seigneur, percevant les revenus et poursuivant les défaillants, autant que le permettait la législation et une resistance de plus en plus vive des tenanciers.

       Grâce à la vigilance des femmes de la famille pendant la Révolution, Lafayette garde après la tourmente et transmet à ses descendants un domaine consistant, quoique privé de ses droits proprement féodaux.

       Tandis que Lafayette était retenu par ses fonctions à Paris puis à la frontière, et enfin en captivité à l'étranger, sa proche famille, autour de sa femme Adrienne de Noailles, fit de très longs séjours à Chavaniac. Elle s'y trouva plus à l'abri, sans pour autant éviter la menace de violences, ni des tracasseries administratives qui allèrent jusqu'à l'emprisonnement des personnes et la saisie des biens. Le séjour en Haute-Loire prit fin après Thermidor, quand Adrienne parvint à partir à l'étranger avec ses filles pour rejoindre son mari dans la prison autrichienne d'Olmütz.

Lien des archives départementales de la Haute-Loire

http://www.archives43.fr/article.php?laref=72&titre=choix-de-documents-relatifs-a-lafayette-en-haute-loire

 

Le chateau et la chambre ou il naquit

 

 

 

 

 

 

Sur les traces de l'homme politique et général français Lafayette à Olomouc

04-09-2002 | Jaroslava Gissübelová

Aujourd'hui, nous irons sur les traces du général et homme politique français, La Fayette qui s'est inscrit dans l'histoire de la ville morave d'Olomouc en tant que son prisonnier. Dans l'histoire européenne, il s'est inscrit comme un homme ayant contribué à l'indépendance américaine. Comment s'est-il passé que ce général français s'est retrouvé à Olomouc?

Écouter: RealAudio

Le général La Fayette Commandant d'armées luttant contre l'Autriche, La Fayette a quitté l'armée pour éviter un internement en raison des conflits avec des jacobins, mais il a été arrêté à Rochefort et interné à Olomouc. De nombreux touristes français que j'ai rencontrés, cet été, à Olomouc, s'arrêtent longuement devant une plaque commémorative dévoilée sur le bâtiment des archives militaires en hommage du général La Fayette, interné à Olomouc le 16 mai 1794. Le 6 septembre, 245 ans se seront écoulés depuis la naissance de Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert Motier, marquis de La Fayette, en Auvergne, en France. Cet anniversaire ne passe pas inaperçu en Tchéquie, en particulier dans la ville d'Olomouc.

Le curriculum vitae du général La Fayette est une lecture excitante. En 1777, La Fayette, accompagné de volontaires, part en Amérique pour y aider des colonies insurgées dans leur lutte d'indépendance contre la Grande-Bretagne. Le 30 mai, il est accueilli à Boston par le commandant de l'armée américaine, Benjamin Huger dont le fils aura participé, 17 ans plus tard, à la tentative de libérer La Fayette de la prison d'Olomouc. En 1778, La Fayette retourne en France où il contribue à décider de la participation française à la guerre d'Indépendance des Etats-Unis. Il y repart aussitôt et est nommé maréchal de camp. En 1784, il se rend de nouveau en Amérique, sur invitation de son ami George Washington. Après la prise de la Bastille, le 15 juillet 1789, La Fayette est nommé commandant de la Garde nationale. Il souhaitait être l'instrument de la réconciliation du roi et de la Révolution. Partisan du maintien d'une monarchie libérale, il se sépare alors des jacobins. Il pousse le roi à la guerre et est nommé commandant de l'armée du Centre, puis de l'armée du Nord. Il se prononce contre la suspension de Louis XVI et, accusé, cesse la lutte contre les Autrichiens, qui l'internent et le transfèrent, le 16 mai 1794, à Olomouc, où il restera jusqu'en 1797.

Archives militaires où se trouve la plaque de La Fayette La femme de La Fayette interné, Adrienne d'Ayen, décidée de suivre son mari jusqu'à la prison, envoie leur fils chez les Washington en Amérique et part pour Vienne. Après une audience chez l'empereur François II, elle est autorisée à rejoindre son mari. Le 15 octobre 1795, Adrienne arrive à Olomouc et s'installe, avec leurs deux filles, Anastase et Virginie, dans la cellule voisine de La Fayette. Souffrant d'une grave maladie qui a paralysé ses jambes, elle a pourtant refusé des examens médicaux à Vienne, puisqu'elle ne pourrait plus rentrer auprès des siens. Ce n'est que le 19 septembre 1797, après 3 ans d'internement, que La Fayette est libéré et quitte, avec sa famille, Olomouc, pour Hambourg, puis pour le Danemark. A la fin de 1799, La Fayette arrive, en secret, à Paris. Son séjour est légalisé grâce à une audience de son épouse chez Napoléon. En 1824, le général et son fils effectuent un dernier voyage triomphal en Amérique. Le 15 mai 1834, La Fayette meurt.

Quelques mots à présent sur la tentative visant à libérer La Fayette de la prison d'Olomouc. C'est le médecin et aventurier allemand, Justus Erich Bollman, qui, sur l'initiative des amis de La Fayette, a promis de libérer l'interné. Après avoir appris qu'il était transféré en secret dans la forteresse d'Olomouc, il n'a pas tardé à s'y rendre. Le premier lieu d'internement de La Fayette à Olomouc, c'était deux pièces au rez-de-chaussée de la prison, actuel siège des archives militaires. A son arrivée, Bollman a fait la connaissance du chirurgien de l'hôpital de prison, Josef Haberlein, lequel a servi de médiateur pour la transmission des messages à l'interné. Ce dernier a été en mauvais état de santé et on lui a permis de faire chaque jour de courtes promenades aux environs de la ville, en calèche surveillée. C'est lors de l'une de ces promenades que La Fayette devait être libéré. Bollman a confié son plan au jeune étudiant américain, Frantisek Karl Huger, dont le père était le premier à avoir accueilli La Fayette à son arrivée en Amérique, en 1777. A cause de sa grande popularité et du respect que le général français a acquis durant les luttes des colonies pour l'indépendance, Huger s'est rallié à Bollman. Tous deux sont partis à Olomouc. Le jour de la libération de La Fayette a été fixé pour le 8 novembre. Au matin, Bollman a envoyé une voiture d'Olomouc dans la banlieue de Dvorce, où elle devait les attendre. Vers 14 heures, la calèche de La Fayette est apparue sur la route impériale d'Olomouc. L'interné, accompagné d'un soldat, s'est arrêté dans une auberge. Ici, Bollman les attend. Le soldat est vaincu. La Fayette doit s'évader à cheval. Or, il a mal compris et est parti dans une autre direction. Sur le chemin, il a été reconnu, arrêté et escorté au château de Sovinec, puis à Olomouc. Ici, le prisonnier évadé La Fayette a été jeté dans des casemates, prison très lourde au sous-sol des fortifications, et mis en chaînes qui ne lui étaient enlevées qu'en 1795, sur ordre de l'empereur.

L'hôtel La Fayette d'Olomouc Le 9 septembre 1928, une plaque commémorative en hommage de La Fayette a été dévoilée au bâtiment des archives militaires, place de la République d'Olomouc. Cette plaque, avec le portrait sculpté du général, a été rénovée en 1997. En 1994, l'hôtel portant le nom du général français, La Fayette, a été ouvert à Olomouc. La ville garde vivante d'autres traces laissées ici par des séjours d'hommes célèbres: à part La Fayette, notamment le maréchal autrichien Radecky, et les compositeurs Mozart et Mahler.

http://www.radio.cz/fr/rubrique/histoire/-sur-les-traces-de-lhomme-politique-et-general-francais-lafayette-a-olomouc-

 

 

 

Château de Chavaniac lafayette

Haute-Loire: Le chateau de Chavaniac Lafayette

Musée du chateau

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site officiel

Le château a été reconstruit début XVIIIe siècle par les aïeuls du marquis suite à un incendie.

Le futur général  Lafayette est né le six septembre 1757 et passe sa petite enfance à Chavaniac.

A seize ans, le marquis épouse Adrienne de Noailles et à moins de vingt il embarque clandestinement pour l’Amérique sur un grand navire en bois "La frégate de la liberté" nommée l'HERMIONE.

HRMIONEwww.hermione.com

 

Son nom reste attaché d’une part à la cocarde tricolore et d’autre part aux moments les plus intenses de l’histoire de la liberté : Indépendance des Etats Unis,  Déclaration des droits de L’homme.

Après la mort de son petit fils Edmond, le château fut délaissé jusqu’au jour de son rachat par un écossais fortuné John Moffat.

Le château passe ensuite dans les mains d’une association « le Mémorial  Lafayette » pendant quelques années.

Depuis quelques mois le château appartient au Conseil Général de la Hte Loire, qui dans un premier temps s’occupera de la réfection de la toiture.

Video du chateau

Liens utiles

Archives départementales du chateau

  • Les terres de Lafayette en Auvergne en faisaient un seigneur considérable, haut-justicier de Vissac, de Chavaniac, de Siaugues-Saint-Romain, Lafayette n'a jamais eu vraiment la charge de s'occuper de ces importants domaines, gérés par les femmes de la famille. En revanche, il a saisi l'occasion de les arrondir, ce que son opulente situation de famille lui a permis : peu avant la Révolution, il a acheté le marquisat de Langeac, la principale seigneurie des alentours. Sa célébrité, sa popularité ont grandement facilité l'opération. Peut-être, mais ce n'est pas sûr, peut-on y voir à cette date l'expression, derrière son attachement à la Liberté, d'un certain intérêt personnel pour l'implantation familiale locale et pour sa qualité de seigneur d'ancienne roche. Plus certainement c'est l'enthousiasme des Langeadois qui l'a déterminé.
  • Sans avoir résidé de façon très prolongée en Auvergne après sa petite enfance, et sans avoir manifesté pour le pays un intérêt aussi fort que pour les causes qui l'ont rendu célèbre, Lafayette y a fait des séjours fréquents, sans déplaisir, et n'a pas marchandé les déclarations d'attachement au pays ainsi qu'aux habitants. Comme seigneur, il s'est signalé par une attitude humaine et libérale en accord avec ses principes ; pour autant, il n'a pas dissipé ses biens ni ses droits, dont un réseau d'hommes d'affaires locaux se faisaient d'ailleurs les gardiens en son nom. Ses tantes, puis sa femme ont fait encore bien davantage.
  • La Révolution déjà fort avancée, le ci-devant Marquis agissait encore comme seigneur, percevant les revenus et poursuivant les défaillants, autant que le permettait la législation et une resistance de plus en plus vive des tenanciers.
  • Grâce à la vigilance des femmes de la famille pendant la Révolution, Lafayette garde après la tourmente et transmet à ses descendants un domaine consistant, quoique privé de ses droits proprement féodaux.
  • Tandis que Lafayette était retenu par ses fonctions à Paris puis à la frontière, et enfin en captivité à l'étranger, sa proche famille, autour de sa femme Adrienne de Noailles, fit de très longs séjours à Chavaniac. Elle s'y trouva plus à l'abri, sans pour autant éviter la menace de violences, ni des tracasseries administratives qui allèrent jusqu'à l'emprisonnement des personnes et la saisie des biens. Le séjour en Haute-Loire prit fin après Thermidor, quand Adrienne parvint à partir à l'étranger avec ses filles pour rejoindre son mari dans la prison autrichienne d'Olmütz.

 

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Le marquis et chateau de Chavaniac Lafayette
Le marquis et chateau de Chavaniac Lafayette
Le marquis et chateau de Chavaniac Lafayette
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