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 L'Auvergne Vue par Papou Poustache

Les Auvergnats de Paris

10 Décembre 2015, 06:30am

Publié par Papou Poustache

Les Auvergnats de Paris

Les Auvergnats de Paris

Ils sont cafetiers,marchands de bois et de charbon,ferrailleurs,restaurateurs parce que la terre ne suffisait plus à les faire vivre ils sont partis vivre et travailler à Paris on les appelle "Les Bougnats".

Ils ont exportés nos traditions sur la capitale des quartiers entiers sont Auvergnats.

Un journal leur est consacré afin de toujours garder le contact avec leur village.

L'Auvergnat de Paris"

Voici quelques photos de cette période

En milieu de page un article sur "l'Auvergnat de paris" à voir aussi une interview d'Arletty présidente des Auvergnats de Paris en 1966 et un reportage de TF1 évoque la nouvelle génération.

Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris

Les auvergnats de paris et leurs descendants

Paris n'aurait pas le même visage sans ses "bougnats" ! C'est la communauté la plus vivace et la plus structurée de la capitale. Ils seraient 500 000 en Île-de-France. Leur histoire remonte à plus de deux siècles. Les paysans d'Auvergne et du Massif central, Aveyronnais pour la plupart, choisissent de migrer vers la capitale. Courageux, ils acceptent des travaux difficiles et deviennent marchands de charbon : "charbougnats" en patois, contraction de charbon et Auvergnat. Les Parisiens, eux, diront "bougnats". Les Auvergnats se tournent peu à peu vers la restauration, un métier qui a façonné leur réputation et fait leur réussite. Aujourd'hui, ils détiennent encore 40% des cafés-brasseries de Paris et sa région.

Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris
Les Auvergnats de Paris

L'Auvergnat de Paris

Version actuelle sur ce lien

http://www.auvergnat.com/

Lien de l'article ci-dessous

http://www.lesarvernesdelutece.fr/index.php?article4/l-histoire-des-auvergnats-de-paris

L'histoire des Auvergnats de Paris

Né sur le zinc parisien, le 14 juillet 1882 par le génie de Louis Bonnet, l’hebdomadaire L’Auvergnat de Paris, diffusé dans toute la France, a su rester depuis lors un outil familier dans l’environnement des brasseries et restaurants parisiens et ce, en toute indépendance.

En voici l'histoire de sa naissance à...

1882 – 1913

14 juillet 1882, premier numéro de L'Auvergnat de Paris, journal des émigrants du Centre : "L'Auvergnat de Paris est né, et il est né viable. C'est tout armé qu'il est sorti d'un cerveau têtu d'Auvergnat". Celui d'un Cantalien, né en 1856, à Aurillac : Louis Bonnet est le fils d'un journaliste-imprimeur de la capitale géraldienne, qui comme beaucoup de ses compatriotes, "monte" à Paris pour gagner sa vie. Se lançant dans le journalisme politique, il a, à 26 ans, l'intuition géniale de fédérer le petit peuple auvergnat de Paris, de cette fin du XIXe siècle, les bougnats. Avec comme cri de ralliement : "Tout pour l'Auvergne". Natifs des hautes terres aux confins du Cantal, de l'Aveyron et de la Lozère, d'origine paysanne, avec peu d'instruction et la foi catholique, ils sont assez différents de l'intellectuel citadin et du politicien anticlérical qu'est Louis Bonnet. Mais un même amour de la terre nourricière du Massif central les réunit. Le journal, paraissant tous les vendredis, comporte quatre pages et le lecteur peut découvrir la politique, la littérature, les faits divers, sous la plume de personnalités auvergnates prestigieuses, comme Jules Vallès. Pour un prix d'abonnement à l'année de 3 francs.En 1900, le journal se présente sur quatre pages et il est vendu 15 centimes.

Un réseau de correspondants

Ce qui fait la force et l'âme du journal, c'est le réseau de correspondants de chaque village du Massif central, qui se constitue peu à peu. Chaque semaine, des menus événements sont publiés dans les colonnes : on est au courant de tout, sans quitter Paris. Déjà à l'époque, sept départements sont couverts : l'Aveyron, le Cantal, la Corrèze, la Haute-Loire, le Lot, la Lozère et le Puy de Dôme. Au début, certains se montrent un peu surpris d'être étiquetés "auvergnats", mais très vite, ils en sont fiers.

Chaque village crée son amicale

L'ambition de Louis Bonnet est également de défendre les Auvergnats de Paris, les grouper, et s'adjoindre le concours des notables établis, d'origine auvergnate. Et le mouvement auvergnat se structure sous son impulsion : syndicats professionnels, sociétés de secours mutuel, cercle littéraire, amicales. Chaque canton ou même village du Massif central créé la sienne à Paris ; des amicales voient également le jour en banlieue, par localité. Des groupes folkloriques s'organisent. Et en 1886, Louis Bonnet coiffe le tout par la Ligue auvergnate et du Massif central. Toujours dynamique et à l'origine d'une grande soirée de gala chaque année, en décembre : la nuit Arverne, où l'élection des Pastourelles apparaît comme point d'orgue à cette grande fête conviviale.

Les fameux trains Bonnet

Il faut dire que Louis Bonnet est un homme à la force de travail sans commune mesure : outre la rédaction, il arpente Paris, à pied d'abord, puis en fiacre, collectant des abonnements et participant activement à toute la vie de la communauté auvergnate.

C'est le 21 juin 1904 que circula le premier « train Bonnet », du nom de Louis Bonnet. Jusqu'en 1939, ils conduisent, à prix réduit, chaque printemps et chaque été, des compatriotes au pays. Une ambiance toute particulière règne dans ces wagons, comme il se doit entre Auvergnats : cabrette et casse-croûte, on danse la bourrée sur le quai, à chaque arrêt. Les joueurs de cabrette qui animent le voyage bénéficient de la gratuité.

Par exemple, en 1906 : pour Brive : 32 F ; pour Figeac : 32 F ; pour Rodez : 37 F ou pour Le Lioran : 32 F.

Ce grand homme providentiel pour la communauté auvergnate s'éteint en 1913 : une foule immense a suivi son cercueil de la Bastille au cimetière du Père-Lachaise. Une rue du XIe arrondissement porte aujourd'hui son nom... au coeur de la "petite Auvergne"...

1913 – 1940

C'est son fils, Louis Bonnet, qui prend sa succession et s'occupe du journal. Avec la guerre de 1914 - 1918, le nouveau directeur, beaucoup d'abonnés et de correspondants sont mobilisés. La survie de l'hebdomadaire s'organise grâce à l'appui et au travail de la veuve du fondateur.

La pagination se réduit à deux pages. C'est à cette époque que les préoccupations des petits commerçants et notamment celles de leurs femmes qui tenaient la boutique pendant que lerus époux étaient sur le front, prennent une grande importance dans les pages de L'Auvergnat : pénurie de marchandises, blocage des prix... Mais surtout, le journal relate à la une, sous le titre "Guerre", les événements et donne la liste des Auvergnats, morts au front.

L'âge d'or

De 1919 à 1939, c'est l'âge d'or pour L'Auvergnat de Paris... L'histoire locale de toute une région se raconte au fil des nouvelles locales, très détaillées, grâce au dévouement des correspondants. Les rubriques de petites annonces concernant les offres d'emploi, les ventes de fonds de commerce... jouent un rôle important dans la vie économique de Paris et de l'Auvergne.

Sur les dix pages grand format que compte le journal, on trouve évidemment les locales, des articles d'actualités en Une, des articles concernant les métiers de cafés-hôtels-restaurants. De ces petits commerçants, L'Auvergnat se pose en ardent défenseur, étant donné la conjoncture de l'époque, faite d'inflation et même de criseéconomique, comme celle de 1929. La dernière page du journal se consacre au "Massif central, revue régionaliste hebdomadaire, littéraire, économique et touristique", où des érudits locaux présentent leurs dernières recherches.

Et le journal ne manque pas de saluer l'accession de personnalités, originaires du Massif central à des fonctions élevées dans la vie politique ou publique : à l'Elysée, à la Présidence du Conseil, à l'Hôtel de Ville, au Palais de Justice ou à l'Archevêché de Paris.

Création de la Bourrée de Paris

La présidente des Auvergnats de Paris en1966

ARLETTY est interviewée sur son enfance à CLERMONT FERRAND. Son véritable nom est Léonie BATHIAT. Sa famille est originaire de SAINT ELOI LES MINES, son père est né à AYAT et son grand-père travaillait à la mine. Elle à passé une partie de son enfance aux bons pasteurs de MONTFERRAND. Elle a été surprise par le développement de CLERMONT FERRAND. Elle évoque son titre de présidente du journal "Les auvergnats de PARIS".

Commenter cet article

malga 13/02/2017 13:15

merci beaucoup, que de souvenirs aussi pour nous, entre la filière des "Bougnats" et celle du rugby beaucoup de jeunes ont réussi à trouver du travail. A l'époque pas d'ANPE.

four jane 07/11/2016 08:33

merci pour tout ,bravo ,tout aussi passionnée de vos photos et articles d'antan

boulette du cantal 13/12/2015 21:59

effectivement, merci pour cet hommage à mes aieux... c'est un peu pour cela que moi j'y suis revenu dans notre pays....!

Maurs la Jolie 10/12/2015 08:04

Bel article Papou, bravo, je partage ;) merci et bon jeudi ^^

bondurri 02/05/2015 19:08

belles photos bons articles merci papou !!!!pourvu les jaunes et bleus remontent allez montferrand !!!!!