Eglises à St Julien Chapteuil et alentours
Sur ces photos de 2010 voici l'église de st Julien ainsi qu'un autre édifice non loin.

À la fin du XIe siècle, un groupe de moines bénédictins, venus de la Chaise-Dieu à l’invitation des seigneurs de Chapteuil, fondèrent un prieuré dépendant de leur abbaye d’origine. L’église romane primitive qu’ils firent bâtir vers 1130 se composait d’une nef de trois travées avec collatéraux, d’un transept avec coupole sur trompes à la croisée, et d’un chevet triabsidial. L’édifice actuel résulte d’une part d’un remaniement opéré au 17e siècle, lors duquel les voûtes romanes, tant du vaisseau principal que des collatéraux, furent reconstruites en voûtes d’arêtes gothiques, et d’autre part de travaux d’agrandissement entrepris au XIXe siècle et destinés à faire face à l’accroissement de population, la paroisse de Saint-Julien étant en effet venue à compter plus de 3000 habitants (contre 1900 environ aujourd’hui) ; lesdits travaux, qui s’échelonnèrent de 1842 à 1894, consistèrent à prolonger la nef d’une travée à l’ouest, à ériger la façade occidentale actuelle, inspirée de celle de la cathédrale du Puy, à aménager une crypte (servant à célébrer le culte pendant la mauvaise saison), à ajouter une sacristie et un presbytère, et enfin, à flanquer d’un clocher la paroi sud de la nef. Lors du remaniement gothique, les anciens chapiteaux romans, où l’influence byzantine est perceptible, furent préservés ; soigneusement sculptés, ils représentent des animaux ou des feuillages. Le chœur polygonal, voûté en cul-de-four et à trois pans, est éclairé par trois fenêtres romanes.
Parmi le mobilier, il est à signaler en particulier : des fonts baptismaux datés du VIIe siècle, dont l’origine n’est pas établie ; un ancien bénitier transformé en fonts baptismaux, et un lutrin en noyer massif, haut de 2m, surmonté d’un pélican.









