L'Auvergne Vue par Papou Poustache
Auvergne une région magnifique à explorer.
Vous y verrez les villages d'Auvergne.
Les traditions et cuisine auvergnates.
L'histoire et les légendes d'Auvergne,
Des photos du siècle dernier.
La littérature du terroir.
Des histoires drôles.
Et enfin une impression de faire partie de ce site tant les situations et évènements vous ressemblent.
Bonne visite
piludu.giovanni1953@gmail.com
Aujourd'hui promenade dans ce qui fut le berceau de la coutellerie le long des cascades de la Durolle.
Aujourd'hui ce n'est qu'une friche industrielle malgré quelques réhabilitation
C'était la première structure à entreprendre le renouveau de la vallée des usines, l'ancien poumon économique de la cité, qui tombait à la ruine et l'abandon, progressivement depuis les années 1960. Aujourd'hui le creux est au centre du secteur le mieux revalorisé de cette vallée remarquable, avec par exemple, juste à côté du centre d'art l'ouverture en 2009 de la Maison de l'Aventure Industrielle, qui retrace l'histoire de la coutellerie à Thiers dans l'ancienne usine du May, qui elle aussi avait été abandonnée et qui aurait pu être laissée à l'abandon.
Vous verrez à l’issue de cet article des photos de ce mois de Janvier mais aussi des photos anciennes
Histoire
La coutellerie existe depuis le 15ème siècle. Dès cette date une trentaine de couteliers sont référencés dans les registres d’impôts. Ils seront 200 un siècle plus tard. Et pourtant rien ne prédestinait la cité auvergnate à cette spécialisation. Il n’y a sur place ni mines de fer ou d’acier, ni carrières de meules. Mais il y a la Durolle, rivière torrentueuse qui va fournir durant des siècles l’énergie nécessaire aux moulins et usines des couteliers. Il y a aussi la formidable obstination d’une population installée sur un sol ingrat.
Dès le 17ème siècle les couteaux de Thiers s’exportent via les ports de Bordeaux, Nantes, via l’Espagne et l’Italie jusqu’au Levant. Mais c’est au 19ème siècle que la coutellerie va connaître un essor phénoménal. En 1855 l’activité coutelière occupe 25 000 personnes. Grâce à une organisation du travail performante basée sur la parcellisation (le travail est éclaté entre une multitude d’ateliers qui n’effectue qu’une étape de la fabrication), les thiernois vont être en mesure de produire et de fournir massivement les quincailliers grossistes de France et de Navarre voire de plus loin encore…
Aujourd’hui, si les entreprises ont déserté les rives de la Durolle, elles produisent encore 70% de la consommation française de couteaux (couteaux de table, couteaux de poche, couteaux professionnels…). Elles sont près de 195 entreprises installées dans les zones industrielles du bassin thiernois.
Actuellement, Thiers n’a donc rien perdu de son dynamisme et vit encore de la coutellerie. Cependant, sur ce terreau de savoir-faire (travail du métal et de la corne) est née au XXème une diversification industrielle et artisanale, principalement dans les domaines de la forge (pièces automobiles, prothèses chirurgicales, traitement de surface…) et de la plasturgie.
L'usine du Creux de l'Enfer, qui était présente sur ce site au moins depuis le milieu du XIXème siècle, mais dont le bâtiment actuel date des années 1930, a quant à elle fermé ses portes dans les années 70
Même si je connais pas Le Creux de l'enfer, je suis passé à Thiers et bien sûr connais ses couteaux. Merci Papou Poustache pour ce beau reportage. Il me fait penser à un village de Tanneries à Barjols prés de chez moi, surtout pour les chutes d'eau qui sont beaucoup moins importantes, mais les tanneries aussi ont disparus. C'est beau le modernisme mais çà fait mourir l'authentique qui avait beaucoup de charme.<br />
Bonne soirée et amicalement bien chaud du Centre Var 44° à 19H23 le soleil tapant sur le thermomètre.