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Auvergne une région magnifique à explorer. Vous y verrez les villages d'Auvergne. Les traditions et cuisine auvergnates. L'histoire et les légendes d'Auvergne, Des photos du siècle dernier. Les blogs et site qui parlent de notre région. Les personnalités auvergnates. La littérature du terroir. Des histoires drôles. Des photos de votre jeunesse . Et enfin une impression de faire partie de ce site tant les situations et évènements vous ressemblent. Bonne visite Vous pourrez également me soumettre des articles concernant votre village ou hameaux . Me parler des histoires locales M'envoyer des photos de familles anciennes en précisant bien le lieu ou la situation Voici mon adresse émail. retrauzon43@gmail.com

Saint Vincent de Salers

Nous sommes dans le Cantal, bâti au pied d’un escarpement rocheux qui domine la vallée glaciaire du Mars, nous allons découvrir grâce à des photos de 2017,  ce village pittoresque avec de très vieilles habitations et une église du XIIème.

Pour rappel, et pour situer ces images dans leur contexte, Saint-Vincent-de-Salers est situé dans le département du Cantal de la région Auvergne Rhône Alpes et a une surface de 18.87 km ² pour une population de 84 habitants.

 

Saint-Vincent-de-Salers est situé dans le département du Cantal de la région Auvergne Rhône Alpes et a une surface de 18.87 km ² pour une population de 84 habitants.

Un village paisible et attachant autant de qualificatifs qui s'adaptent au village dont le nom a évolué de Sanctus-Vincentius en 1267 à Saint-Vincent sous l'Empire, cette commune s'est scindée en 1839  de la commune du Vaulmier et  a été officiellement renommée Saint-Vincent-de-Salers en 1994.

Son Altitude  varie de Min. 575 m Max. 1 264 m

La carte de France du village de Saint-Vincent-de-Salers est présente en bas de page.

Vous y verrez également le monument aux morts avec les noms et quelques photos anciennes.

Saint Vincent de Salers
Le bourg est bâti au pied d’un escarpement rocheux qui domine la vallée glaciaire du Mars. Village pittoresque avec de très vieilles habitations et une église du XIIème siècle modifiée à maintes reprises. Tout près de l’église se tient le Château de la Borie (XVème).  Nombreux vestiges de moulins à eau (on en comptait sept entre Saint-Vincent et le Vaulmier, chacun sa fonction : farine, huile de noix / noisettes / faînes de hêtre, broyage du chanvre, scierie …).

Le village de Saint-Vincent-de-Salers appartient à l'arrondissement de Mauriac et au canton de Salers.

 

Le code postal du village de Saint-Vincent-de-Salers est le 15380 et son code Insee est le 15218.

Le bourg est bâti au pied d’un escarpement rocheux qui domine la vallée glaciaire du Mars. Village pittoresque avec de très vieilles habitations et une église du XIIème siècle modifiée à maintes reprises. Tout près de l’église se tient le Château de la Borie (XVème).

Nombreux vestiges de moulins à eau (on en comptait sept entre Saint-Vincent et le Vaulmier, chacun sa fonction : farine, huile de noix / noisettes / faînes de hêtre, broyage du chanvre, scierie

 

Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Monument aux Morts
Monument aux Morts

 

Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Fontaines et croix
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Le château de la Borie,a probablement été bâti par Géraud I du Fayet au XVème siècle.  Pour en savoir plus cliquer sur le lien

 

Le château de la Borie,a probablement été bâti par Géraud I du Fayet au XVème siècle.

Pour en savoir plus cliquer sur le lien

 

 

Sur les anciennes cartes postales, on peut lire "château de la Borie" ou "château de la Tour"

Ce château appartient à la famille du FAYET de la TOUR qui prit indifféremment au cours des siècles le nom de La Borie ou du FAYET de la TOUR, et qui compte parmi les plus anciennes d'Auvergne.

 

Petite anecdote

L'HOMME NOIR DE SAINT VINCENT

Quand j'étais petit, on me racontait bien souvent l'histoire de l'Homme Noir. Il faut que je vous dise que quand vous arriverez dans le Bourg de Saint-Vincent, et quand vous passerez à la Font del Peu (Fontaine du Puy), vous regarderez de l'autre côté de la rivière. Au-dessous d'En Chanet de Passemard, vous verrez deux rocs noirs : un grand et un plus petit. Eh bien, quand je vous aurai raconté mon histoire, vous saurez pourquoi on les appelle : “l'Homme Noir”. L'Homme Noir, vous pouvez deviner que c'était le curé. Un brave homme, ce curé ! Mais moi je pense qu'il était plus chasseur que curé !

Et un dimanche matin, quand il disait la messe, il entendit des chiens qui poursuivaient un lièvre là-bas du côté du rocher de Colture. Et notre curé écoutait. Il disait bien la messe, mais son esprit était ailleurs, il était dans le bois.

“Ce n'est pas mauvais ! Ils font les “doubles” (les chiens repassent sur les fausses pistes laissées par le lièvre). Ils ne vont pas tarder à le poursuivre !” Et tout à coup : “Chaou ! Chaou ! Chaou-chaou !” Et il reconnut l'aboiement de son Patot, et se dit : “Ça y est ! Mon Patot est à la poursuite du lièvre !” Et le curé de penser : “Ce coup-ci, je ne peux plus y tenir !” Il ferme le livre, se tourne vers ses ouailles, en bas, et leur dit : “Allez, la messe est dite !” Il couvre le calice, range tout cela, descend les escaliers de l'autel, s'enferme à la sacristie. Vite, il enlève le surplis, enlève la robe, attrape le fusil (il était toujours derrière la porte naturellement), prend la cartouchière à la main, et traverse l'église, au galop, au galop. Les dames

pieuses (*) n'en revenaient pas, et dirent : “Je ne sais pas ce qu'a notre curé ? Il est fada ?” Mais enfin, elles le laissèrent faire.

Et le curé franchit vivement le mur des Mégièrs, et tout en descendant les prés des Mégièrs, se met à fixer la cartouchière autour de la ceinture. Il passe le pont du Couderc, il monte au galop, là-bas à travers les Champs Gros, et au chemin des Nisoules. Il monte aux Nisoules. Et tout en chargeant le fusil, il montait à travers le pré des Nisoules. Il se dit :

“Ça y est, le lièvre ! Regarde-le ! Ici ! Tu entends où sont les chiens ? Ici ! Une fois sur le chemin de coupe, il va passer au Chirblon. Et du Chirblon, il va suivre le petit chemin qui mène au Coufoïre. Du Coufoïre, il passera sous les Champs Grands, et si je me dépêche un peu, moi, je sens que j'arriverai en haut au creux de la Veirine, au chemin des prés d'En Chanet pour le voir monter le pré.”

Et notre curé soufflait comme le petit de l'oie, quand il arriva en haut. Mais il était tellement préoccupé par ce lièvre. Et quand il arriva, comme il l'avait prévu, que vit-il ? Le lièvre qui montait au fond du pré. Il dit :

“Ce lièvre est à moi !”. Et comme cet homme était un chasseur qui s'y connaissait bien, il dit : “Attends un peu !”. Quand il le vit à portée : “Pan, pan !”. Deux coups de feu, et le lièvre a les pattes en l'air. Et voici le curé qui met son fusil à l'épaule, et va ramasser son lièvre. En même temps qu'il attrape le lièvre par les oreilles, il entendit quelqu'un qui lui parlait :

– “Eh bien Pierrot ! Tu en as fait du propre !

– J'ai fait du propre ? Pourquoi ? J'ai tué un lièvre ! Oh, dit Pierrot, c'est, c'est le Bon Dieu qui me parle !”(Il connaissait la parole du Bon Dieu). “Ah, dit-il, j'ai fait une bêtise, Bon Dieu, j'en ai fait une grosse, mais je ne recommencerai pas !

– Ah, tu ne recommenceras pas Pierrot. Parce que tu as vu ce que tu as fait ? Tu as fait passer les plaisirs de la terre avant ton ministère. Tu as abandonné la messe. Que vont penser en bas tous tes fidèles ? Tu les as laissé tomber !

– Ah, je ne le recommencerai pas, je ne recommencerai pas, Monseigneur, je ne le recommencerai pas !

– Et je t'ai dit que tu ne recommenceras pas. Sais-tu ce que tu vas faire comme pénitence ?

– Je ne sais pas ce que je vais faire ?

– Eh bien, tant que le Monde sera Monde, tant que la Terre sera Terre, jusqu'au jugement dernier, ton âme n'aura pas de repos. Chaque fois que la lune sera pleine, ton âme chassera toute la nuit. Et cela jusqu'à la fin des temps. Et il y aura ton Patot qui sera puni, lui aussi. Il chassera avec toi. Mais lui, c'est une bête, il n'est pas responsable. Mais pour commencer, je vais vous transformer en rochers. Toi, tu seras une grosse roche noire, ici dans le creux de la Veirine, et la petite qui sera devant toi, ce sera Patot.”

Et il n'eut pas le temps de dire deux paroles qu'il se trouva transformé en une grosse roche noire, et Patot fut transformé en une petite roche.

Et souvenez-vous que nous autres, quand nous venions veiller, que nous entendions le renard qui chassait au clair de lune, là-bas près des bois de la Tour, nous n'en menions pas large. Personne ne voulait passer devant, ni personne derrière. Nous nous disions : “C'est l'Homme Noir qui chasse !” Et l'Homme Noir, nous le voyions bondir de partout. Aussi, rappelez-vous que si l'on nous avait mis un seul grain de blé noir au cul, nous en aurions sorti un gros sac de farine !

Et bien, voici comment l'on m'a raconté l'histoire de l'Homme Noir, comme moi je l'ai entendue dix fois dans la vallée du Mars.

Tiré des archives départementale du Cantal

https://archives.cantal.fr/rechercher/rechercher-partout?detail=2700137

https://archives.cantal.fr/

Le vieux pont
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
Saint Vincent de Salers
La scission entre la commune de Vaulmier et st Vincent

 

Lien du texte ci-dessous

http://guillaume.lafarge.free.fr/scission_vaulmier.html

Le 23 novembre 1831 se déroula à Saint Vincent, l’élection du conseil municipal de la commune. A cette époque, maire et adjoint étaient désignés par le préfet, et seuls les conseillers étaient élus.

 

Le procès-verbal de cette élection n’ignore rien des détails. Ainsi, ne peuvent être élus que les citoyens inscrits sur la liste des électeurs de la commune, et âgés de 25 ans au moins. « Au fur et à mesure que son nom est prononcé, chaque électeur se présente, reçoit de Monsieur le Président un bulletin ouvert, et prête le serment suivant : Je jure fidélité au roi des Français, obéissance  à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. Puis il écrit, ou fait écrire son bulletin sur la table en avant du bureau, et le remet plié au président, qui le dépose dans la boîte destinée à cet usage ».

 

Le nombre des votants fut de 97. (Il faut se rappeler qu’à cette époque, seuls votaient les hommes de plus de 21 ans). La liste des élus, et leur lieu de résidence, peut expliquer ce qui allait se passer dans les cinq années à venir.

 

Le maire, M. Georges Dolivier, habitait le hameau de Roche, et l’adjoint, notaire royal, Jean-Baptiste Lafarge résidait à Broussouze. Mais sur les dix autres élus, quatre habitaient Le Vaulmier, deux Lespinasse, et les hameaux du Bancharel, d’Orfaguet, de Gromont et du Meignal avaient un représentant. Donc, le bourg de St Vincent n’avait aucun élu !.

 

Le 27 avril 1832, Le Maire étant absent, l’adjoint fait voter cette requête :

« Sa majesté Louis Philippe Premier, Roi des Français, est très respectueusement supplié par le conseil municipal de Saint-Vincent, d’ériger en chapelle vicariale l’église dite du Vaulmier pour le haut quartier de la Commune ».

 

De l’exposé des motifs, on ne peut s’empêcher d’extraire ce texte qui reproduit intégralement ( fautes d’orthographe et de français y comprises) :

 

« Le Vaulmier se trouve dans un endroit de passage très fréquenté, grand nombre de voyageur cy arrêtent le dimanche, pour y entendre la messe, tous les vachés et patres de 23 burons dépendant du Vaulmier peuvent y entendre la messe sans difficulté, ce qui leur serait impossible s’ils étaient obligée d’aller partout ailleurs... Une partie des familles se rendant à la première messe, ne pourront être de retour pour envoyer les surplus de la famille à la seconde, ce qui necessiterait alors de fermer leur maison, les abandonner et les exposer à toute espèce de danger indépandement de labandon des enfants de bas age ».

 

A cette époque, le quartier haut représentait une population de 750 âmes!.

 

En fait, depuis 1830, l’Evêque avait nommé au Vaulmier un vicaire, l’abbé Lacombe, et les habitants de la section du haut avaient entrepris de « faire à leur église non seulement un mettre autel, mais encore une infinité de réparations urgentes pour la célébration du culte, achat d’une cantité d’ornement et pourvoir au traitement et logement du siegeant et construire et murer un cimetière et une sacristie pour serrer les vase sacrés et un clocher par lequel on a suspendu par des poutres travaillées les cloches ». Tout ceci pour la somme de 500 Francs.

 

Le conseil du 6 septembre 1832 décide à la majorité absolue de faire supporter à l’ensemble des contribuables de la commune cette dépense, chaque quartier en assumant la moitié. Les plus fort imposés de Saint-Vincent se retirèrent, sans vouloir signer la délibération.

 

On se trouve dans une situation propre à générer des conflits. En effet, le conseil municipal est composé à majorité de membres de quartier du Vaulmier, mais quand il faut décider des dépenses de la commune, lui sont adjoints les « plus fort imposés », et la majorité se retourne !. Faut-il rappeler que la séparation de l’église et de l’état est loin d’être réalisée, et que la commune doit une allocation au servant du culte, le loger, et lui fournir un jardin. Et Saint-Vincent se trouve ainsi avec deux paroisses, deux vicaires, et deux presbytères à entretenir.

 

Le 8 septembre 1833 est admis le fait que les habitants du Vaulmier soient affranchis de toutes les contributions concernant la paroisse de Saint-Vincent. Puis le 10 mars 1834, un début de séparation administrative se fait jour, avec la nomination de l’adjoint, M. Lafarge notaire à Broussouze comme officier de l’état civil pour la section haute. Et en conséquence, le 10 mai 1834, un arrêté du Préfet fixe les limites des deux sections (qui sont celles actuelles des deux communes) en essayant d’égaliser le nombre des habitants (721 pour la section basse dite de Saint-Vincent et 715 pour celle haute dite du Vaulmier).

 

Le conseil municipal est ensuite remanié, sur consigne du préfet, qui prescrit qu’un tirage au sort désigne la section qui aura sept conseillers, l’autre n’en ayant que six. Le 30 novembre 1834, la section basse, celle de Saint-Vincent a le malheur de perdre ce tirage au sort.

 

La séance du 9 septembre 1836, devait consommer la rupture définitive. Un membre ayant exposé « qu’il serait bien temps et bien à propos de faire cesser l’état affligeant de discordance et de désunion qui règne depuis si longtemps entre les deux sections », le Conseil décidait par 7 voix contre 4, de la scission entre les deux sections, pour en faire deux communes séparées.

 

Bien que les conseillers de la section du Bas se soient prononcés en plusieurs occasions contre cette décision, ceux du Haut la confirmèrent. Il fallut toutefois attendre le 7 mai 1939 pour que la scission soit réalisée, et que la commune de Saint-Vincent telle que nous la connaissons aujourd’hui, élise son premier conseil, dont Jean Baptiste Dufayet de Le Tour fut le Maire.

 

Ces deux communes ont aujourd’hui tout juste une centaine d’habitants, un curé itinérant, et une messe à tour de rôle ! Les causes ont disparu, l’effet est resté !.

 

Extrait de la Brochure éditée par "Les amis de Saint-Vincent" (1994)

Généalogie

CHASSAGNAC Saint-Vincent-de-Salers, 15380 (Cantal, Auvergne, France) 1708 - 1794

DUMAS Saint-Vincent-de-Salers, 15218 (Cantal, Auvergne, France) 1799 - 1823

de SCORAILLES Saint-Vincent-de-Salers,15380 (Cantal, Auvergne, France) 1681 - 1917

de TOURNEMIRE Saint-Vincent-de-Salers,15380 (Cantal, Auvergne, France) 1713 - 1796

CHADEFAUX Saint-Vincent-de-Salers, 15380 (Cantal, Auvergne, France) 1744 - 1974

COLOMBIER Saint-Vincent-de-Salers, 15380 (Cantal, Auvergne, France) 1814 - 1860

DUCHER Saint-Vincent-de-Salers, 15380 (Cantal, Auvergne, France) 1794 - 1932

DUFAYET Saint-Vincent-de-Salers, 15380 (Cantal, Auvergne, France) 1820 - 1908

MATHIEU Saint-Vincent-de-Salers, 15380 (Cantal, Auvergne, France) 1778 - 1885

ARNAL Saint Vincent de Salers, 15218 (Cantal, Auvergne, France) 1801 - 1919

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F
Passionnant , vraiment passionnant . Si tout ce qui paraît sur Facebook était de cet acabit ce serait top . Merci.
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