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L'Auvergne Vue par Papou Poustache Auvergne une région magnifique à explorer.

La légende d'Auzon

Papou Poustache

 

En 2014 j' avais eu l'occasion d'écrire cette  histoire sur mon blog mais racontée par Tom Novembre cela a beaucoup plus de panache.

Histoire racontée pour France Bleu Pays d'Auvergne dans sa rubrique "Terre de Légende"

Perchée entre deux ravins, Auzon, l'une des anciennes "Bonnes villes* " d'Auvergne, est aujourd'hui une bourgade pleine de charme avec ses vieilles demeures, ses murailles aveugles où s'accroche la giroflée jaune, ses tours de pierre blondes ou rousses et ses jardins suspendus.
Elle était assez importante, pendant la Guerre de Cent Ans, pour que les anglais vinssent y mettre le siège.

L'ennemi comptait sur la famine pour pouvoir prendre possession du bourg.

Un jour, comme il ne restait plus qu'un cochon et un sac de froment dans la ville, les habitants s'apprêtaient à manger l'un et l'autre; ils se voyaient obligés de se rendre, peu après, quand quelqu'un suggéra de gaver le porc avec le froment et de le lâcher hors des murs.

Quand les Anglais virent l'animal si bien nourri, ils pensèrent que les greniers d'Auzon regorgeaient de provisions et, découragés, levèrent aussitôt le siège.

On montre toujours la porte par laquelle apparut le cochon.

Le cochon d’Auzon

 

Diffusion du mercredi 25 décembre 2019 Durée : 2min

Construite sur un piton Rocheux à la limite de la Haute Loire et du Puy-de-Dôme, la « bonne ville » d’Auzon est une bourgade discrète, accrochée à son piton rocheux caché entre deux montagnes.

Avec ses remparts de pierre rousses, ses tours fleuries et son chemin de ronde, elle a gardé tout son charme et son pittoresque pour les visiteurs mais elle n’a pas toujours connu des jours si paisibles. 

Au moyen âge, sa position stratégique, protégeait l’Auvergne côté soleil levant, barrant le passage aux envahisseurs. C’était le verrou de toute une région, et de fait, l’objet de bien des convoitises. 

Durant la guerre de 100 ans, notre ennemi héréditaire s’était juré de prendre le contrôle de la forteresse. Mais pas moyen pour les anglais d’investir la place forte. Damned ! Ils entamèrent alors un siège inflexible et cruel, comptant sur la famine pour faire plier les habitants.

Ils installèrent des postes de guet dans les vallées ceinturant la bourgade et le bras de fer commença, émaillé d’escarmouches entre les sentinelles et ceux qui cherchaient à passer entre les mailles du filet. 

Après des mois et des mois d’une résistance acharnée, les assiégés arrivèrent fatalement au bord de la rupture. L’hiver était là, sec et glacial, et dans les réserves de la ville ne restait plus qu’un malheureux cochon et un sac de froment. Autant dire des clopinettes, même pas assez pour un dernier repas. La disette devenait inévitable. 

Toute la population se réunit alors en conseil sur la place du marché et à l’unanimité on décida de tenter le tout pour le tout. Plutôt que de se rendre après avoir mangé les restes, on allait gaver le porc avec le froment jusqu’à lui faire péter la panse avant de le lâcher dans la nature. Ce qui fut fait.

À la faveur d’une nuit noire, les Auzonnais, entrouvrirent les portes de la cité et poussèrent l’animal à s’enfuir. Alertés, les guetteurs réagirent aussitôt et deux carreaux d’arbalètes mirent fin à l’escapade du goret. Mais quelle ne fut pas leur déconvenue quand ils découvrirent ce cochon bien gras en lieu et place d’un fuyard efflanqué ! Bloody frenchies ! Convaincu dès lors que les greniers de la cité regorgeaient encore de provisions et que leur siège était, de ce fait, bien loin de son terme, ils abandonnèrent aussitôt celui-ci. Et c’est ainsi qu’un simple cochon sauva Auzon et tous ses débouchés.

Moralité

Mesdames et Messieurs, si au cœur d’une crise ou d’un conflit un petit coup de bluff peut s’avérer payant, n’oubliez pas que le reste du temps ce n’est que frime ou mensonge.

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