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Auvergne une région magnifique à explorer. Vous y verrez les villages d'Auvergne. Les traditions et cuisine auvergnates. L'histoire et les légendes d'Auvergne, Des photos du siècle dernier. Les blogs et site qui parlent de notre région. Les personnalités auvergnates. La littérature du terroir. Des histoires drôles. Des photos de votre jeunesse . Et enfin une impression de faire partie de ce site tant les situations et évènements vous ressemblent. Bonne visite Vous pourrez également me soumettre des articles concernant votre village ou hameaux . Me parler des histoires locales M'envoyer des photos de familles anciennes en précisant bien le lieu ou la situation Voici mon adresse émail. retrauzon43@gmail.com

Le préventorium à Chavaniac Lafayette

 

Histoire et témoignage

Voici un petit documentaire sur le ou les préventoriums de Chavaniac Lafayette.

Chavaniac-Lafayette

Le préventorium des garçons

Histoire du Préventorium :

A l’instigation de John Moffat, milliardaire écossais, naturalisé américain, mécène, et sous l’impulsion de Béatrice Chandler, épouse du gouverneur de l’état de New-York, une association est créée « La French héros Lafayette Mémorial » qui achète en 1917 le domaine de la famille Lafayette, alors en vente et entreprendra sa restauration. Ce lieu est dédié à Lafayette et accueille d’abord les petits Parisiens évacués en 1917 et 1918, les réfugiés d’Europe et les orphelins de guerre pour lesquels est créé un collège. Madame Le Verrier participera activement à cette œuvre humanitaire.

Dès 1918, la maison natale de Lafayette abritera les premières pupilles ; des garçons de 4 à 14 ans, auxquels est donnée une solide formation morale et scolaire : métiers de l’artisanat, de l’agriculture et une bourse aux plus méritants leur permettant de travailler dans les entreprises américaines.

Le préventorium à Chavaniac Lafayette

Le préventorium et l'école à Chavaniac-Lafayette

 

 

 

 

A partir de 1920, l’établissement reçoit les enfants de santé fragile et se transforme en « préventorium » ; ce qui nécessitera des locaux spécifiques ; solarium pour les cures d’air et de soleil, lazaret pour isoler temporairement les enfants qui arrivent et éviter toute contagion avec les enfants déjà hébergés.

 

Des aménagements annexes compléteront l’accueil et le fonctionnement :

 

des installations sportives (tennis, piscine), des écoles destinées aux filles et aux garçons, une ferme de 70 ha permettant une gestion en autarcie.

 

L’objectif de l’encadrement est de privilégier les activités de plein air, sportives et manuelles, d’encourager les activités scolaires, offrir un cadre de vie naturelle, un milieu ouvert, favorable à l’épanouissement physique et intellectuel de l’enfant qui, par ailleurs, supporte souvent un traitement médical lourd.

 

Le préventorium est le premier bâtiment à être équipé en électricité dans le village qui en bénéficiera à son tour. De plus l’arrivée de l’eau courante en fera un bourg d’avant-garde pour l’époque.

 

Le personnel (plus de 100 employés) travaillant dans cette collectivité qui accueillera jusqu’à 320 enfants, est recruté dans la population de la commune. D’autre part, les parents qui rendent visite à leurs enfants (venant de toutes les régions de France) et reçus par le médecin directeur sont hébergés dans les hôtels de la localité ; ce qui crée une réelle animation économique.

 

Dans ce bourg essentiellement rural jusque là composé d’agriculteurs et d’artisans (cordonnier, sabotier, forgeron, coiffeur) existe une entreprise de fers à bœufs qui sera reconvertie plus tard en fabrique de groupes électrogènes. Plusieurs commerces vont apparaître : boulangeries, mercerie, épicerie, boucherie, charcuterie, primeurs, cafés, taxis, marchands de vins, de souvenirs, marchands ambulants le dimanche.

 

Parallèlement se développent les services publics : École primaire, Poste, Mairie.

 

Plusieurs milliers d’enfants de toutes nationalités justifient la renommée internationale de cet établissement de soins qui fonctionnera jusqu’en 1974,

 

La pénicilline ayant remplacé les cures de soleil et autres soins dans le traitement des maladies infectieuses.

 

Les anciens locaux du « Prévent » abriteront un Centre d’action sanitaire qui reçoit une soixantaine d’enfants puis l’I T E P dont le site est actuellement fermé depuis Juillet 2009

 

Arlette BRUN

Extrait du site de

Commune Chavaniac

 

Mon beau père y a séjourné 3 ans de 7 à  10 ans de 1934 à 1937.

Beaucoup de tristesse dans son regard quand il parle de cette période mais lui n'était pas dans ce prèvent il était au château apparemment avec les filles d'ailleurs il a mème appris à tricoter.

Les jeudis et vacances étaient fait de cueillettes d'airelles, framboises,fraises,châtaigne et champignons au gré des saisons.

 

une histoire qui reflète les anecdotes de mon beau-père

HISTOIRE DU PETIT CHARLOT
SUITE

 

 

J’avais quitté une chambre privée au lazaret pour me retrouver dans un dortoir où s’alignaient de chaque coté de la salle une vingtaine de lits installés dans les combles du château. Nous étions une quarantaine de garçons dans cet établissement et je remarquais qu’il y en avait de tous ages. J’étais parmi les plus jeunes et bien sûr j’eus droit, pour mon premier soir, à un bizutage classique pour l’époque, je trouvais mon lit en porte feuille et ne comprenant pas ce qui m’arrivait. Je dormis la première nuit en chien de fusil au grand désespoir des petits camarades déçus de ma passivité.

L’organisation de notre vie au préventorium ressemblait à celle d’un camp militaire. Dirigé par un chef Scout, l’établissement était affilié à l’association des Éclaireurs de France.

Le moniteur, qui dormait dans une chambre au fond de notre dortoir nous réveillait le matin à 7 heures tapant et nous devions nous précipiter pour faire notre toilette dans une salle d’eau collective avec devant chacun de nous un lavabo émaillé avec son robinet d’eau très froide….

Puis on s’habillait en vitesse pour rejoindre le réfectoire où nous avalions un bol de café au lait et une tartine de pain campagnard au beurre ou avec un peu de confiture. Le silence était de rigueur sous la surveillance du moniteur et de la femme de service. Enfin au coup de sifflet on retournait au dortoir pour faire nos lits au carré et subir l’inspection. Si tout se passait bien on descendait dans la cour pour la levée des couleurs et à l’appel de chacune de nos sections, au crie de ralliement. .

--Éclaireurs de France ? On répondait ! --Toujours prêts! Avec la main droite en l’air et les trois doigts élevés, resserrés de l’index à l’annulaire pendant que le pouce s’appuyait sur le petit auriculaire, pour le maintenir replié, signe caractéristique du mouvement de ralliement de Baden Powell.

Puis le programme des activités nous était fait connaître à haute voix. En fait, c’était toujours la même chose ; le matin de 9 heures à 11heures 30, cours en classe avec dictée, grammaire et calcul ! L’après midi, la sieste et après le goûter, promenade dans le parc. Pas de jeux violents, ce qui ne me dérangeaient pas, bien au contraire.

Le jeudi, nous avions droit à un programme spécial : une grande promenade, dans la forêt environnante constituée de sapins verdoyants, avec jeux de piste. Lorsque le temps s’y prêtait, on organisait le soir un feu de camp avec des séances de chants du répertoire du scoutisme, dont malheureusement j‘ai oublié toutes les paroles..

Enfin le repas du soir, comportait un potage aux légumes, obligatoire, dont nous avions tous horreur et que j’adore aujourd’hui, plus un légume cuit à l’eau qui nous laissait sur notre faim. Seuls les desserts nous convenaient sans discussion. Des garçons plus âgés, dont les parents leur rendaient visite le Dimanche, disposaient d’un peu d’argent de poche et se procuraient dans les fermes avoisinantes du saucisson que l’on se partageait le soir, quand le repas avait été infect.

Enfin l’extinction des feux avait lieu à 9 heures du soir et il était dès lors interdit de parler. C’est donc en chuchotant que l’on continuait les conversations jusqu’à ce que le sommeil nous gagne.

Les semaines, les mois passèrent d’une manière monotone sans contact avec le monde extérieur. J’avais la nostalgie de Saint M’Hervé, et l’envie de revoir Maria. Nous échangions des lettres innocentes et Maria m’envoyait des photos d’elle pour me faire patienter. Mais j’étais bloqué dans ce château sans savoir quand j’en sortirais. Les visites médicales mensuelles, m’indiquaient que la situation s’améliorait et qu’il n’était plus question de m’envoyer en sanatorium. Bien au contraire, on me promettait qu’un jour prochain je pourrais rentrer à la maison.

Nous étions tous à l’affût lors de la distribution du courrier aussi les lettres de mes parents étaient les biens- venues. Mais le contenu était décevant et toujours redondant. Ma mère me conseillait de bien manger, de me reposer de ne pas me fatiguer mais jamais elle ne me donnait d’information sur la vie à la maison ou de ce qu’il advenait de mes sœurs.

On nous avait fourni des chemises kaki, avec l’écusson d’Auvergne cousu sur l’épaulette de la manche droite et cela nous donnait un air martial qui ne me déplaisait pas. Mais par contre les marches au pas en colonnes par deux, au cours des promenades dans les chemins de terre aux alentours du Château, n’étaient pas ma tasse de thé.

Lien pour savoir la suite de cette histoire qui ne s’arrête pas à Chavaniac

http://www.angelfire.com/mi4/books/zajde4.html

Un commentaire qui ma ému.

  •  jacques 

    le texte est émouvant, surtout pour moi qui suis resté 9 mois au Prévent, au Chateau.

    Tout ce qui est écrit est proche de ce que j'ai vécu. Cependant, même si au début

    j'ai beaucoup pleuré à cause de l'éloignement, j'ai pris goût à cette vie quasi militaire.

    Finalement, quand je suis rentré à la maison, cela m'a manqué pendant quelques temps...

    Je suis retourné 5 à 6 fois à Chavagnac ou plus rien ne subsiste du Prévent.

    j'ai eu le bonheur de rencontrer il y a quelques années lors d'un passage, la responsable

    du magasin de souvenir qui n'était autre que la fille du gardien

    (la petite maison sur la gauche en entrant) et qui se souvenait de nos défilés au pas

    lorsque nous sortions le jeudi pour aller dans la campagne environnante.

    J'y retourne à chaque fois avec un peu d'émotion et je m'aperçois que je n'ai rien oublié,

    ni l'école, le cinéma, le lazaret, les rues du village, les hôtels ou pensions de famille ou

    venaient mes parent tous les deux mois...

 

Le préventorium à Chavaniac Lafayette
Le préventorium à Chavaniac Lafayette
Le préventorium à Chavaniac Lafayette
Le préventorium à Chavaniac Lafayette
Le préventorium à Chavaniac Lafayette
Le préventorium à Chavaniac Lafayette
Le préventorium à Chavaniac Lafayette
Le préventorium à Chavaniac Lafayette
Le préventorium à Chavaniac Lafayette
Le préventorium à Chavaniac Lafayette
Le préventorium à Chavaniac Lafayette
Le préventorium à Chavaniac Lafayette
Le préventorium à Chavaniac Lafayette
Le préventorium à Chavaniac Lafayette
Le préventorium à Chavaniac Lafayette

Témoignage

Le 25 janvier 2014 - MANDONNET -

Je me permets de vous livrer le texte d'une tante de 96 ans qui a séjourné au préventorium de 1925 à 1928 et à qui j'ai lu les précédents commentaires:e "Je viens de prendre connaissance des souvenirs que vous évoquez de votre séjour au Préventorium de de Chavaniac-Lafayette. Vos souvenirs ont réveillé les miens que j'ai le plaisir de vous raconter. Les nouveaux arrivants étaient accueillis au Lazaret où ils attendaient d'être sur de ne pas être contagieux. Nous y allions à l'école. En hiver, nous devions nous déchausser et laisser nos galoches dans la galerie, nous les reprenions gelées en sortant. Ceci s'est néanmoins arrangé et nous avons pu les rentrer pour les tenir au chaud près d'un poële. Nous faisions aussi de grandes promenades comme des scouts ; je me souviens du professeur de gymnastique, un russe, Monsieur Nicolas Ticoprazof, qui nous disait à chaque mouvement "Les ceusses qui m'aiment , faites comme moi. L'été nous allions nous baigner dans la Senouire .Nous jouions au foot-ball sur le protique. Je me souviens des repas qui étaient standard chaque jour d"une semaine à l'autre et des tartines de pain avec les tablettes de chocolat pour le 4 heures A la fin du séjour j'avais presque 10 ans et j'aidais les infirmières pour la toilette des plus petits Les cours dispensés à l'école m'ont permis de passer mon Certificat d'etudes du premier coup. Je garde un excellent souvenir de cette période, même si je n'ai pas vu ma mère pendant ces trois ans (nous n'échangions que par lettre, ma mère étant trop loin et n'ayant pas la possibilité de venir)

 

 

Jean-Louis D 3 Février 2014

Ma grand mère y a été femme de ménage après la guerre de 14-18 et ma mère y est née en 1920 et a été prénommé JESSY par l'infirmière américaine qui a assisté à l'accouchement.

Le prévent des filles à Chavaniac La Fayette

 

Agnès y a séjourné 6 mois en 1962 pour avoir été en contact avec de gens tuberculeux.

Une période difficile pour elle car a 7ans elle a été  coupée de sa famille.

La discipline y était sévère.

Les dortoirs étaient dans une tour du château

 

 

 

 

 

 

Témoignage

Martinez François

Bonjour ! j'y ai fais un séjour de deux ans environ dans les années 50 ; je me souviens bien du prévent et du château.:particulièrement d'une dame qu'à l'époque on surnommait "la sorcière" mais adorable, elle avait pas son pareil pour nous faire'peur'.Il y a aussi souvenir d'un garçon dans ma chambrée qui était somnambule.Souvenir également de noel passé quasi seul ,on devait être deux trois seulement,alors que les autres copains étaient chez eux.Mais je ne garde que les bons souvenirs,entre-autres une fille prénommée Bernadette dont j'étais follement amoureux ).Bref images gravées du prévent jamais effacées .Cordialement.

Martine gentil 03 avril 2013 13:51

j'y séjourné 6 mois en 1952. Mauvais souvenirs je ne faisait que pleurer on nous obligeait à manger même si on avait pas faim. Seul les dessert qui étaient fait avec les fruits de notre cueillette étaient bon

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B
besson patrick.... patrickbesson1967@yahoo.com
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B
bonjour j'ai sejournee de 1976a1982 j'ai aujoud'ui 53ans et g beaucoup de nostalgie mois aussi a la recherche de photo et informations j suis retourné le 06/09/2020 C TOUT EN FRICHE ET ABANDONNE mais sa fait du bien ...d'y revoir vous vous reconnaissais.. contacté moi.....
Répondre
V
Bonjour
Je suis arrivée au sanatorium de chavagnac je devais avoir 2ans ou 2ans 1/2 (soit entre mars à septembre 1963).
Je n'ai aucun souvenir dans ma memoire juste quelques photos qui me posirionne là bas).
Quelqu'un c'est t'il s'il y a des archives ou je pourrais retrouver des bribes de souvenir ?
Je suis actuellement sur la Chaise Dieu (43) pour quelques jours et je vais retourner sur place au sana pour essayer de voir si mon subconscient me ferait remonter quelques flash.
Merci d'avance à celles et ceux qui pouront me donner des infos.
Victoire
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B
article trés intéressant merci papou bises a agnés et vous !!
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F
J'ai séjourné au prévent du 28 décembre 1968 au 17 août 1969. J'étais au Latta. J'ai pu y passer avec succès le brevet grâce à Madame Rigal et Madame Salesse qui m'ont formidablement aidé.
Je me souviens du chef Soulier et certains souvenirs sont très nets comme l'école, le cinéma, les balades en forêt ou à Jax, et bien sûr les garçons et filles qui partageaient ces moments difficiles
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B
bonjour j'ai sejournee de 1976a1982 j'ai aujoud'ui 53ans et g beaucoup de nostalgie mois aussi a la recherche de photo et informations j suis retourné le 06/09/2020 C TOUT EN FRICHE ET ABANDONNE mais sa fait du bien ...d'y revoir
B
bonjour j'ai sejournee de 1976a1982 j'ai aujoud'ui 53ans et g beaucoup de nostalgie mois aussi a la recherche de photo et informations j suis retourné le 06/09/2020 C TOUT EN FRICHE ET ABANDONNE mais sa fait du bien ...d'y revoir
S
Je suis arrivé au préventorium en novembre 1967 et suis parti en juin 1971 et je me souviens parfaitement de toi bien que nous étions chacun dans un groupe. Le chef Soulier s'occupait du groupe "les Lattas", moi j'appartenais au groupe "les bouvreuils"qui restait au château sous la responsabilité du chef Marabout. Ce qui est stupéfiant c'est que je me rappelle qu'à la fin de l'examen du brevet je t'avais demandé si ça c'est bien passé, je n'oublierai jamais l'expression qui se dessinait sur ton visage, un bonheur immense.
V
j'y etait de 71 à 73 ci quelqu'un y était qu'il me face signe